Le Christ est ressucité !
« Je suis Celui qui suis » (Exode 3, 14) fut la réponse de Dieu à Moïse, quand ce dernier demanda à celui qui lui parlait depuis le buisson ardent : « Mais, s’ils me disent : Comment s’appele-t-Il ?” – que leur dirai-je » ? (Exode 3, 13). Et Dieu ajouta : « Ainsi parleras-tu aux fils d’Israël : ”Tel est mon Nom pour les siècles ; telle est ma mémoire de génération en génération !” » (Exode 3, 15). Nous nous rappelons tous de cet émouvant dialogue de Dieu et de Moïse, de l’appel qui fut fait à Moïse, de la réponse de celui-ci et de la façon dont, ensuite, par lui, le Seigneur devait se faire le libérateur de son peuple de l’esclavage des Égyptiens. Le prophète Moïse a témoigné au monde entier, à nous, à ceux de notre temps, et à ceux qui nous suivront, que Dieu est vivant, qu’Il existe et qu’Il est le principe de l’existence de tout ce qui est, créé et incréé.
« Quand arriva la plénitude des temps » (Galates 4, 4), Dieu a envoyé dans le monde son unique Fils pour qu’Il nous dévoile encore une réalité merveilleuse : qu’Il est amour (1 Jean 4, 16), un amour que, dès le principe de la création du monde, Il a révélé à l’homme. Dieu a créé l’être humain pour lui donner son amour en partage. Toutefois l’homme, en raison de la tentation du Malin, tomba dans la désobéissance à l’égard de son Père, et s’éloigna de lui. Mais, parce que l’amour ne déchoit jamais, Dieu a rendu possible le retour de l’homme vers lui, par son Fils, qui a racheté chacun d’entre nous, nous a rétablis dans la dignité de fils et nous a fait hériter de lui et d’un trésor exceptionnel : l’amour incorruptible et la vie éternelle. Voilà, en bref, ce qui constitue le fondement de la fête de ce jour, le motif de la joie de ce jour merveilleux.
Le Christ est ressuscité et vient nous dire à nouveau qu’Il est ressuscité pour nous et qu’Il nous gratifie de son amour.
Aujourd’hui, Il ressuscite également dans notre âme et nous donne ainsi le témoignage de sa vie pleine d’amour. Il vient nous dire que chacun pour sa part vaut plus que le monde entier et que, en demeurant en communion avec lui, nous n’avons à avoir peur de rien, jamais.
Tel est le message que Dieu nous adresse aujourd’hui, à chacun : qu’Il nous aime plus que quoi que ce soit, et que rien ne le rend plus heureux que de nous donner en partage son amour, un amour qui ne finit jamais, qui ne diminue pas et que rien ne peut léser.
Si l’amour de Dieu est total, notre amour est imparfait. Pour cette raison nous le cherchons encore et nous tentons de nous retrouver nous-mêmes par l’amour. En définitive, c’est depuis toujours le désir de l’être humain : aimer et être aimé.
Le Christ Sauveur dit : « Moi et le Père sommes un » (Jean 10, 30). Eh bien, cette unité est une communion d’amour des trois Personnes divines : le Père, le Fils et l’Esprit saint, Trinité sainte et indivisible, dont l’essence est « sans commencement » et qui nous donne, à nous les humains, par le Fils, l’expérience vivante de l’Amour, comme avant-goût de la divinisation qui nous est promise.
Nous avons, par conséquent, besoin du Fils, de notre Sauveur Jésus Christ, de Celui qui se donne à nous, de sorte que, par Lui, nous jouissions de Dieu comme de notre propre vie.
Si l’amour de Dieu, dont nous avons essayé de dire un peu comment les saints Pères nous l’ont dévoilé, est tellement élevé et en essence impénétrable par la pensée, est-ce que l’amour que nous connaissons et que nous respirons tous les jours est de la même substance ? Assurément nous voudrions un amour de la même profondeur, vécu avec la même intensité que connaît le Père, le Fils et l’Esprit saint, mais nous sommes conscients que nous ne pouvons l’avoir. Si nous ne cherchons pas Dieu et ne nous unissons pas à lui, assurément nous ne pouvons jouir de son amour qu’en partie, puisque notre propre désir ne se manifeste qu’en partie.
De nos jours, ce que nous appelons l’amour a de multiples formes. Nous pouvons parler également de ses multiples propriétés. Et même nous nous empressons souvent de l’appeler et de le définir avec minutie, mais il est douteux que nous comprenions ainsi son enjeu véritable. Si nous restons superficiels, nous contentant de goûter de ce que, à tort, les passions nous proposent et nous offrent sous la forme de l’amour, nous resterons sans doute inconsolés et insatisfaits dans notre aspiration. Mais, lorsque notre recherche est en Dieu et est sincère, nos efforts sont couronnés sans faute par la victoire du Christ pour nous et par le don de sa vie. C’est pourquoi, cherchez le Seigneur !, nous exhorte le psalmiste David : goûtez au Christ mort et ressuscité pour nous dans la joie de sa Résurrection !
Que la Résurrection de notre Seineur Jésus Christ vous apporte une abondante consolation et le soulagement dans les souffrances, en sachant bien qu’Il a souffert auparavant pour nous et qu’Il a triomphé. Il nous a aimé et Il a été vainqueur. Aimons-le nous aussi, pour que sa victoire soit également la nôtre !
† L’Evêque Timothée, de L’Evêché Orthodoxe Roumain d’Espagne et du Portugal

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