Sainte Geneviève naît en 422 après Jésus-Christ, au village de Nanterre, près de Paris, alors appelé Lutèce. Elle est la fille unique de parents chrétiens qui possèdent des terres aux alentours de Paris.
Un jour l’évêque d’Auxerre, saint Germain, en route vers l’Angleterre, fait une halte dans son village, il remarque Geneviève, âgée alors de sept ans. L’évêque sent en elle une grande foi et il reconnaît la faveur de Dieu posée sur elle, si bien qu’il demande à parler à ses parents :
– « Que vous êtes heureux mes amis, d’être les parents d’une telle petite fille ! Sachez que les anges ont fait dans le ciel, du jour de sa naissance sur la terre, un jour de fête et un mystère de réjouissance. Cette petite sera grande devant le Seigneur ! »
La parole de l’évêque est une parole inspirée par Dieu !
L’évêque Germain bénit Geneviève et lui remet une pièce de monnaie marquée d’une Croix comme signe de sa consécration* à Dieu ; malgré son jeune âge, le cœur plein de ferveur, elle répond à l’évêque que c’est son vœu le plus cher d’offrir tout son amour au Seigneur !
À partir de là, elle mène une vie pleine de piété*, dès qu’elle peut s’échapper de la maison, elle court à l’église, pour assister aux offices ou pour prier près de l’autel.
Un jour, la mère de Geneviève, agacée de voir sa fille fréquenter si souvent l’église, lui interdit de s’y rendre. Geneviève insiste, sa mère lève la main sur elle et la gifle. Aussitôt sa mère devient aveugle ! Elle restera plongée dans le noir durant deux ans. Un matin, Geneviève puise de l’eau dans la cour, elle pense au malheur que supporte sa mère et elle ne peut retenir ses larmes abondantes qui se mêlent à l’eau recueillie dans le seau. Rentrée à la maison, elle fait le signe de Croix sur le seau et délicatement lave les yeux de sa mère avec cette eau. Et voici que sa mère retrouve la vue ! quel miracle !
Désormais, sa mère reconnaît pleinement la foi de sa fille et s’en émerveille ; elle la laisse aller à l’église comme elle le désire et vivre sa vie de prières. Puis peu de temps après, Geneviève est définitivement consacrée au Seigneur par l’évêque de la ville de Bourges.
À l’âge de vingt ans, Geneviève perd ses parents et part habiter à Paris, chez sa marraine bien-aimée. Arrivée là, elle tombe gravement malade et supporte les souffrances avec beaucoup de patience grâce à ses prières ininterrompues. Elle guérit complètement et rend grâce à Dieu de l’avoir secouru : elle vit désormais dans la prière, le jeûne, ne mangeant que deux fois par semaine un peu de pain et des fèves ; elle ne sort que pour aller servir les pauvres, aider les plus faibles, par son ascèse et cette vie en Dieu elle acquiert ainsi une grande paix de l’âme.
Mais d’autres épreuves l’attendent, elle doit supporter les jalousies, les calomnies de certaines personnes qui ne tolèrent pas la pureté et la noblesse de son cœur. Finalement saint Germain d’Auxerre intervient pour leur imposer le respect de la servante de Dieu Geneviève ! Les parisiens commencent alors à reconnaître sa sainteté et des jeunes filles se groupent autour d’elle pour partager et imiter son genre de vie.
Sainte Geneviève a une profonde dévotion pour saint Denis premier évêque de Paris, elle fait construire la première basilique* au-dessus de sa tombe. Elle donne aux habitants de la ville la bonne habitude d’y venir en pèlerinage, même par les plus mauvais temps. Un jour, Geneviève se rend à la basilique en pleine tempête, avec un cierge à la main, sans que la flamme ne s’éteigne !
En l’an 451, Attila et sa horde sauvage des Huns s’approchent dangereusement de Paris, ces barbares volent et détruisent tout sur leur passage, les habitants de la cité sont pris de panique et veulent s’enfuir. Seule Geneviève garde son sang-froid. Elle réunit les femmes dans les églises pour implorer l’assistance de Dieu, par le jeûne, les larmes et les prières et s’efforce ainsi de redonner courage aux hommes. Dans la panique, certains s’opposent à elle en la traitant de folle et veulent même la jeter dans la Seine ! Mais Dieu envoie un messager de l’évêque Germain, il arrive et confirme que Dieu a élu Geneviève comme protectrice de la ville. Et effectivement, la prédication de la sainte s’accomplit, après une honteuse défaite, Attila se détourne de Paris et s’éloigne, Paris est sauvé !
Elle sauve la ville une nouvelle fois, quand des armées ennemies bloquent tous les accès menant à Paris, empêchant la nourriture d’arriver, le peuple a faim et il commence à perdre confiance en Dieu. Or sainte Geneviève a aussi hérité de ses parents, de riches terres vers l’Est de Paris en Champagne. Elle décide alors d’aller chercher du blé sur ses terres en navigant sur la Seine puisque les routes sont bloquées. C’est une opération risquée. Mais sainte Geneviève n’hésite pas. Elle réquisitionne des bateaux et leurs équipages et elle part. Le voyage sera long et dangereux. Le retour est plus périlleux encore car les bateaux sont lourdement chargés. Mais rien n’arrête Geneviève. Elle prie, trouve les solutions, décide et encourage… et elle passe. Finalement sainte Geneviève réussit à ramener le convoi de blé. À peine arrivée, elle fait la distribution en privilégiant surtout les plus pauvres. Décidée à servir Jésus-Christ en servant ses frères, sainte Geneviève accomplit des miracles par sa foi et son courage ! Jamais les parisiens ne l’oublieront.
De nombreux miracles se sont manifestés pendant la vie de sainte Geneviève, elle guérit les malades et chasse les démons, elle est pour tous un instrument de la grâce de Dieu.
Inspirée par Dieu, sainte Geneviève a aussi une grande influence dans l’organisation de la ville et de l’État.
En 481, Clovis devient le premier roi chrétien des Francs et sous l’influence de son épouse, sainte Clotilde, il montre un grand respect envers sainte Geneviève. Il écoute ses conseils et n’hésite pas à changer ses idées et sa façon de faire, surtout envers les plus malheureux.
Sainte Geneviève remet son âme au Seigneur à l’âge de 80 ans, dans la paix, entourée de l’amour et de la dévotion de tout le peuple.
Sur sa tombe, le roi Clovis fait édifier la basilique des Saints-Apôtres qui deviendra plus tard l’abbaye* de Sainte‑Geneviève, sur la colline qui porte aujourd’hui toujours le nom de « montagne Sainte Geneviève ».
Au long des siècles, le peuple de Paris vient en foule auprès de sa sainte, il la prie et lui demande son aide. La procession de ses reliques à travers la ville écarte l’ennemi, les grands dangers, comme la guerre, les épidémies, les famines, les incendies et les inondations. Dieu ne manque pas de montrer sa bienveillance par des miracles, en réponses aux prières de sainte Geneviève et aussi à la foi du peuple.
L’église Saint-Étienne-du-Mont dans le 5è arrondissement de Paris est devenue après la révolution le lieu de culte de sainte Geneviève. Dans cette très belle église, on trouve encore aujourd’hui des reliques de sainte Geneviève, ainsi que sa tombe en pierre. On peut s’y rendre chaque jour et vénérer ses précieuses reliques qui continuent d’accomplir d’innombrables miracles et guérisons.
Par son calme, son courage et sa grande foi, sainte Geneviève aimée de Dieu, sauva de très nombreuses fois Paris et fit preuve d’un immense amour pour aider les plus faibles et les pauvres. L’Église et le peuple l’ont choisie pour être la sainte Patronne et Protectrice de Paris. Aujourd’hui encore, prions-la pour qu’elle nous aide et nous protège.
Oui ! elle continue avec bonté d’intercéder auprès du Seigneur pour ceux qui vénèrent avec amour sa sainte mémoire. Elle est fêtée le 3 janvier.
Consécration : désigne le fait qu’une personne est donnée au service de Dieu, pour l’amour de Dieu.
Cela ne vient pas d’elle-même, mais elle reçoit ce don d’abord de Dieu puis par l’intermédiaire d’un évêque ou d’un prêtre.
Piété : Vertu qui permet de rendre à Dieu l’honneur qui lui est dû par les actes extérieurs de la religion.
Basilique : église de grande dimension, qui a été honorée parce qu’il s’est passé des événements particuliers, miracles, lieux de pèlerinage, qui accueille aussi des saintes reliques.
Abbaye : Monastère et bâtiment abritant une communauté de moines ou moniales.
Texte composé par Hélène et Magdalena, à partir des éléments de la notice du 3 janvier dans Le Synaxaire,
(Vie des Saints de l’Église Orthodoxe) par le Hiéromoine Macaire de Simonos Petra, tome 3,
Éditions Indiktos, 2014 et de diverses sources internet.

Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale
Le site internet www.apostolia.eu est financé par le gouvernement roumain, par le Departement pour les roumains à l'étranger
Conținutul acestui website nu reprezintă poziția oficială a Departamentului pentru Românii de Pretutindeni
Copyright @ 2008 - 2023 Apostolia. Tous les droits réservés
Publication implementaée par GWP Team