Ajouté le: 26 Janvier 2018 L'heure: 15:14

En marche vers le martyre

« Comme on continuait à le chercher, il passa dans une autre propriété, et aussitôt arrivèrent ceux qui le cherchaient. Ne le trouvant pas, ils arrêtèrent deux petits esclaves, et l’un d’eux, mis à la torture, avoua. Il lui était donc impossible d’échapper, puisque ceux qui le livraient étaient dans sa maison ; et l’irénarque (chef de la police chargé d’arrêter les criminels, de les interroger, et de les remettre aux autorités de la cité), qui avait reçu le même nom qu’Hérode, était pressé de le conduire au stade ; ainsi lui, il accomplirait sa destinée, en entrant en communion avec le Christ, tandis que ceux qui l’avaient livré recevraient le châtiment de Judas lui-même. »

Prenant avec eux l’esclave, – c’était un vendredi vers l’heure du souper – des policiers et des cavaliers, armés comme à l’ordinaire, partirent comme pour courir « après un bandit » (cf. Mt 26, 55). Et tard, dans la soirée, survenant tous ensemble, ils le trouvèrent couché dans une petite chambre à l’étage supérieur. Il pouvait encore s’en aller dans une autre propriété, mais il ne le voulut pas et dit : « Que la volonté de Dieu soit faite. » Apprenant donc que les agents étaient là, il descendit et causa avec eux ; ils s’étonnaient de son âge et de son calme, et de toute la peine qu’on prenait pour arrêter un homme aussi âgé. Aussitôt, à l’heure qu’il était, il leur fit servir à manger et à boire autant qu’ils voulaient ; il leur demanda seulement de lui donner une heure pour prier à son gré. Ils le lui accordèrent, et debout [l’attitude de prière consiste à se mettre debout et à se tourner vers l’Orient], il se mit à prier, rempli de la grâce de Dieu au point que deux heures durant il ne put s’arrêter de parler [prier à haute voix], et que ceux qui l’entendaient en étaient étonnés et que beaucoup se repentirent d’être venus arrêter un si saint vieillard. 

Quand enfin, il cessa sa prière, dans laquelle il avait rappelé tous ceux qu’il avait jamais rencontrés, petits et grands, illustres ou obscurs, et toute l’Église répandue par toute la terre, l’heure étant venue de partir, on le fit monter sur un âne, et on l’emmena vers la ville ; c’était jour de grand sabbat. L’hiérarque Hérode et son père Nicétès vinrent au-devant de lui, et le firent monter dans leur voiture ; assis à côté de lui, ils essayaient de le persuader en disant : « Quel mal y a-t-il à dire : César est Seigneur, à sacrifier, et tout le reste, pour sauver sa vie ? » Lui, d’abord, ne répondit pas, et, comme ils insistaient, il dit : « Je ne ferai pas ce que vous me conseillez. » Alors, ne réussissant pas à le persuader, ils lui dirent toutes sortes d’injures, et ils le firent descendre de la voiture si précipitamment qu’il se déchira le devant de la jambe. Sans se retourner, et comme si rien ne lui était arrivé, il marchait allègrement ; il allait vers le stade, et il y avait un tel tumulte dans le stade que personne ne pouvait s’y faire entendre.

« Le martyre de saint Polycarpe »  VI, 1-2 ; VII, 1-3 ; VIII, 1-3,
Les écrits des Pères Apostoliques, Éd. Foi Vivante, Cerf

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