Une fois, dans une malheureuse circonstance, une jeune fille a perdu la vue, et le choc qu’elle avait vécu l’a éloignée de tous ceux qu’elle connaissait et qu’elle aimait auparavant, la rendant solitaire. Seule sa mère était restée à ses côtés, cherchant à la consoler et à lui donner de l’espoir. Souvent la jeune fille disait :
– Tout ce que je souhaite de plus dans ce monde est de revoir à nouveau le soleil, la lune, la nature, les hommes... Je veux revoir ton visage, maman... Je ne savais pas quel don merveilleux le Très Haut nous avait donné en nous offrant le miracle du regard...
La mère lui disait d’avoir de la patience et de faire confiance à Dieu, et tout irait bien.
Peu de temps après, le médecin qui la suivait appela la jeune fille à l’hôpital pour lui donner une très bonne nouvelle. Il y avait un donneur et le transplant de cornée allait pouvoir se faire bientôt. Quel ne fut son bonheur; dans peu de temps elle pourrait voir à nouveau! Quelle joie!
En effet, l’opération fut un succès. La jeune fille pouvait voir à nouveau. Pleine de joie, elle appela sa mère à ses côtés. Seulement, devant elle apparut non pas la personne qu’elle connaissait depuis si longtemps, mais... une mal-voyante. Comme si elle voulait se débarrasser d’un fardeau, elle dit :
– Maman, va-t-en! Je ne peux pas supporter les aveugles, tu le sais!
Accablée de douleur, avant de quitter la pièce, la mère murmura :
– D’accord, ma chère fille, mais je t’en prie, prends soin de mes yeux...
(Elvira Diana Bădițescu, – Contes Moraux Chrétiens »)
LA MORALE :
Quelle aura été la réaction de la jeune fille à ses paroles? Qu’aurais-tu fait à sa place?
Vous voyez, chers enfants, nous oublions si souvent, nous aussi, le bien que nous avons reçu de la part de ceux qui nous aiment ! Et surtout de la part de Celui qui a fait le plus grand sacrifice par amour, pour que nous puissions entrer dans le Royaume des Cieux, revenir à notre Père !
Allez, pensez-y: si dans votre classe, à l’école, vos collègues faisaient des choses interdites et réprobables, de façon à ce que vous soyez tous punis et que vous ne puissiez plus revenir à vos familles, à la maison? Mais vous, par amour et pitié pour vos collègues, prendriez sur vous toute la faute et la punition, en souffrant beaucoup. Par conséquent, vos collègues pourraient revenir chez leur mère et leur père, leurs frères et leurs grands-parents, dans leur famille qui les aime et qui les attend. Mais si, après un certain temps, ces collègues que vous avez sauvés, reviennent à leurs vieilles mauvaises actions, sans se souvenir de tout ce qui était arrivé dans le passé ? Pourriez-vous encore les aimer?
Eh bien, notre Seigneur Jésus Christ continue de nous aimer comme au début et se sacrifie pour nous, encore et encore, à chaque Divine Liturgie, dans le Saint Sanctuaire, en attendant que nous revenions et que nous changions. Et nous? Nous L’oublions encore et nous péchons sans limites... Mes chers, réveillons-nous !
Essayez de trouver les paroles qui manquent dans la poésie ci-dessous :
L’AMOUR (par LEON MAGDAN)
DEVINETTE

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