Il y a cinquante ans, le 2 juillet 1966, passait à la vie éternelle à Seattle, notre père en Dieu saint Jean Maximovitch, archevêque de Shanghai, Paris et San Francisco. Cette année, toute l’Église a célébré les 50 ans du rappel à Dieu du bienheureux hiérarque.
A la nouvelle cathédrale de San Francisco, placée sous l’homophore de la Très Sainte Mère de Dieu, la joie de cette fête a commencé le jeudi 30 juin. Après la lecture de l’acathiste du saint devant la châsse avec ses saintes reliques, déplacées pour l’occasion au milieu de la cathédrale, a commencé le symposium « Saint Jean – un témoignage vivant », avec une parole de son Excellence Peter de Cleveland, qui a connu le saint hiérarque lorsqu’il était enfant et qui l’aidait à l’autel.
Les travaux du symposium ont continué vendredi, le 1er juillet, après la Divine Liturgie. Les personnes présentes ont eu la joie d’écouter le témoignage de la presbytéra Maria Potapova, épouse du Père Victor Potapov, recteur de la paroisse russe de Washington D.C., qui avait été créée par saint Jean en personne. Matushka Maria a témoigné qu’elle était touchée par le saint hiérarque, par sa manière calme et chaleureuse de communiquer avec les enfants, en se mettant à leur niveau.
Par la suite, c’est le Père Serge Kotar, directeur de la Saint John’s Academy, cette école se trouvant sous la protection du saint, qui a témoigné sur la présence du saint dans cette œuvre. Bien qu’il n’ait pas rencontré saint Jean personnellement, sa vie et son travail ont été profondément influencés par lui.
Après le Père Serge, c’est Vladimir (Volodya) Krassovsky qui nous a livré son témoignage. Vladimir est né en Thaïlande de deux parents réfugiés. Par la suite, ils ont émigré aux États Unis, et c’est à San Francisco que Volodya a rencontré saint Jean, dans les années 1950. Il a servi à l’autel en tant qu’acolyte pendant plusieurs années, ensemble avec une trentaine d’autres enfants. Le jour de la fête du saint et celui de sa propre fête, il dormait à l’orphelinat, où il passait un moment privilégié avec Vladika. Vladimir a également offert un témoignage inédit sur saint Jean, qu’il connaissait très bien ; beaucoup de personnes jugeaient saint Jean concernant son aspect extérieur, considérant qu’il n’était pas soigné. Cela était faux, nous a dit Volodya, le saint avait une règle d’hygiène irréprochable, prenant une douche tous les matins et se peignant les cheveux avec soin ; seulement, pendant la journée, en mettant et ôtant plusieurs fois son kloubouk, ses cheveux se hérissaient, d’où l’aspect qui ne paraissait pas soigné.
Le Père Victor Potapov a confessé que, même s’il n’a pas eu la joie de connaître saint Jean personnellement, il a pu se réjouir pleinement de sa présence et de ses bénédictions dans sa vie.
Le dernier témoignage était celui de Serge Kalfov, qui se trouvait à Seattle les dernières heures de la vie de saint Jean ; c’était le seul acolyte qui était présent lors de la dernière Divine Liturgie célébrée par le saint ici-bas. Le père de Serge – qui était l’hypodiacre de saint Jean, ordonné à l’âge de 16 ans –, et monsieur Krushov, se sont rendus dans la cellule du saint quand ils ont entendu la chute (après la Divine Liturgie du 2 juillet 1966, le saint hiérarque s’est retiré dans sa cellule pour prendre un peu de repos, avant de partir à l’hôpital pour voir des malades). Ses dernières paroles, saint Jean les a adressées au père de Serge Kalfov : « Je ne me suis jamais senti ainsi ». Puis il l’a béni et a rendu son âme au Seigneur.
Lors de la table ronde qui a suivi, où les personnes présentes ont pu adresser des questions aux invités, ont également pris part le Père Stephan, Peter Ionin et Lydia Nicolaevna. Ces deux derniers, mari et femme, ont grandi à Shanghai à l’orphelinat de Saint Tikhon que saint Jean avait fondé. Peter nous a dit : « Il n’était tout simplement pas de ce monde. Nous l’avons aimé, nous l’avons apprécié et nous lui avons adressé nos prières. »
A la fin du symposium, les fidèles se sont rendus à la cathédrale pour les Vigiles de la fête.
Le lendemain, le 2 juillet, la Divine Liturgie de la fête de saint Jean a commencé à 9 heures, en présence de 10 hiérarques, environ 20 prêtres et 10 diacres. Comme saint Jean avait dit : « Même si je suis mort, je suis vivant ! », sa présence était forte, et a été ressentie dans la profondeur de la célébration, l’attention dans la prière, la délicatesse des mouvements du clergé, la joie lumineuse sur les visages des fidèles, et surtout la communion aux Saints et Divins Mystères. C’était un vrai banquet de la foi, qui nous a été accordé par le Seigneur par l’intercession de son fidèle serviteur, le saint hiérarque Jean.
« Il est juste que les Cieux soient dans l’allégresse et que la terre se réjouisse, car ce pieux hiérarque de Dieu intercède ouvertement pour nous, pécheurs, devant Celui qui a pour autel le ciel et la terre pour marchepied. Ce n’est pas depuis ce jour que le Seigneur l’a rendu digne de la couronne inaltérable de la sainteté, mais depuis le jour de sa venue dans les tabernacles célestes. Rassasions-nous tous de ce banquet de la foi et avec toute l’Église rendons grâces à la Providence divine pleine de bonté, qui au moment nécessaire à élevé une telle colonne de la foi ! » (Fragment de l’ode lue lors de la canonisation du saint hiérarque Jean, cf. Saint Jean de Changhaï et son temps, Bernard Le Caro, L’Âge d’Homme, 2006.)

Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale
Le site internet www.apostolia.eu est financé par le gouvernement roumain, par le Departement pour les roumains à l'étranger
Conținutul acestui website nu reprezintă poziția oficială a Departamentului pentru Românii de Pretutindeni
Copyright @ 2008 - 2023 Apostolia. Tous les droits réservés
Publication implementaée par GWP Team