Ajouté le: 2 Mars 2015 L'heure: 15:14

« Repentez-vous »

Le Christ commence à proclamer l’Évangile 
(Dimanche après la Théophanie – Mt 4, 12-17)

Cet Évangile a été choisi par rapport à la Théophanie, auquel il fait presque suite. Toutefois, si l’on s’en tient aux lectures dominicales, la chronologie n’est pas tout à fait respectée puisqu’on omet un évènement capital, qui est la tentation du Christ au désert par Satan (mais elle est lue en semaine, le samedi précédent). Le sujet de cette péricope est le déménagement du Christ, de Nazareth à Capharnaüm, et le début de sa prédication. Saint Matthieu l’aborde aussitôt après le récit de la Tentation, de façon abrupte, sans transition. Pour comprendre comment les choses se sont passées et dans quel contexte le Seigneur a commencé sa mission, il est nécessaire de s’appuyer aussi sur saint Luc, qui est le seul à rapporter l’activité missionnaire du Christ à Nazareth1, très brève (Lc 4, 14-30).

 

Il faut d’abord rappeler ce qui s’est passé avant son départ définitif pour Capharnaüm. Après avoir résisté aux tentations de Satan au désert2 et l’avoir vaincu, en tant qu’homme, Jésus rentre en Galilée, dans sa ville de Nazareth, pour une raison précise, indiquée par saint Matthieu : Il « a appris que Jean avait été livré ». Jean Baptiste a été arrêté et jeté en prison par Hérode Antipas3, parce qu’il lui reprochait d’avoir pris la femme de son frère Philippe et que celle-ci, Hérodiade, le haïssait. Le Précurseur a accompli sa mission (il va bientôt être tué), le Christ commence la sienne : les prophéties s’accomplissent (et notamment celle faite par Jean-Baptiste).

Aussitôt rentré dans sa « patrie », Il commence sa mission d’évangélisation. Son premier acte est de se rendre à la synagogue un jour de sabbat. Le Christ ira très souvent dans les synagogues4 et ses Apôtres feront de même, car la synagogue, apparue probablement après la destruction du Temple de Salomon et le retour d’exil, devint le centre de la vie religieuse juive4, même après la restauration du Temple par Zorobabel, puis sa reconstruction par Hérode. Il y avait des synagogues partout, ce qui permit au peuple de participer au culte (alors que le culte du Temple ne concernait qu’une petite partie de la population). Elles étaient des lieux de transmission de la Loi (la Torah) et des maisons de prière. Jésus, comme tout juif pieux, allait à la Synagogue de Nazareth à chaque sabbat, qui était le jour le plus solennel. Ce jour-là l’office commençait par des prières, puis on lisait la Torah (en plusieurs séquences, avec plusieurs lecteurs), ensuite un lecteur lisait un passage prophétique (généralement en relation avec la lecture de la Torah), qui était suivi d’une homélie. C’est le « chef de la synagogue » qui désignait les lecteurs ainsi que le prédicateur, en fonction de ses compétences reconnues. Si Jésus « se lève pour faire la lecture », c’est parce le chef de la synagogue l’a désigné.

Le serviteur lui tend le rouleau d’Isaïe : contrairement à la lecture de la Torah, qui était codifiée, celle des prophètes était laissée à l’inspiration du lecteur. Le Seigneur déroule le livre et choisit de lire une des prophéties qui Le concernent (« l’Esprit du Seigneur est sur moi5 parce qu’Il m’a oint5 ») et qui résume sa mission terrestre (« évangéliser les pauvres, libérer les captifs, délivrer les opprimés, ouvrir les yeux des aveugles… ») (Is.61, 1-2 et 58, 6). Tout cela nous donne de précieuses indications sur le Christ dans sa jeunesse : il était connu pour être un homme pieux, de vie intègre et connaissant bien l’Écriture. Puis Il s’assied et commente la prophétie d’Isaïe (nous voyons ici Jésus « dans la chaire de Moïse »). Et il dit aux gens de Nazareth, avec simplicité, cette phrase inimaginable : « Aujourd’hui cette écriture que vous venez d’entendre est accomplie ». Puis il continue en disant « des paroles de grâce » (Lc 4, 22). Les gens sont stupéfaits et se disent : « N’est-il pas le fils de Joseph ? ». En effet, ils connaissent bien le fils du charpentier Joseph et de Marie, ils l’ont vu grandir et devenir adulte (il a 30 ans), mais Il n’avait apparemment aucun signe distinctif qui pût retenir l’attention : Il était un juif « bien », mais discret. Et subitement Il leur révèle : Je suis le Messie. Ils sont dubitatifs et ont envie de Lui dire : prouve-le (le discours du Christ atteste qu’Il n’a encore donné aucun signe de sa puissance divine à Nazareth). On sent en filigrane cette pensée : pour qui se prend-Il ?

Puis les choses s’enveniment, parce qu’ils ont du mal à croire qu’un homme ordinaire, un homme du peuple, puisse être le Messie. Saint Luc donne une version des faits un peu différente de celle de saint Matthieu et qui peut nous aider à comprendre : selon lui, le Christ aurait d’abord commencé à prêcher en Galilée, et notamment à Capharnaüm, en accomplissant des prodiges (Lc 4, 23), puis Il serait retourné dans sa ville de Nazareth, où aurait eu lieu cet affrontement avec ses concitoyens. Voyant cela, le Christ anticipe les critiques et dit aux gens : « Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe : médecin, guéris-toi toi-même, et vous me direz : fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capharnaüm ». Puis Il prophétise sur Lui-même : « aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie » (Lc 4, 23-24) et Il en donne quelques exemples dans l’histoire d’Israël, ce qui provoque la colère des Juifs. Alors, les gens Le chassent de la synagogue et de la ville et veulent Le tuer6. Déjà ! Mais Jésus passe son chemin et s’en va (son heure n’était pas encore venue).

Il est intéressant de noter que, selon saint Matthieu, Jésus a eu le courage de se révéler d’abord aux siens, les gens de sa ville (alors qu’Il Lui eut été plus facile de se révéler d’abord ailleurs) et qu’ils L’ont rejeté. Il a

voulu les honorer, et ils ont voulu Le tuer. Nous avons là un résumé saisissant de toute la vie publique du Christ, qui correspond exactement au Prologue de saint Jean (« La lumière est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue » Jn 1, 11). Du commencement jusqu’à la fin, la mission d’évangélisation du Seigneur se passera dans la souffrance.

Après avoir été chassé de Nazareth, Lui qu’on appellera par la suite le Nazaréen7, Il va s’installer définitivement, avec sa mère, Marie, et ses demi-frères et sœurs (Jn 2, 12) à Capharnaüm8, au bord de la mer de Galilée, à l’extrême Nord-Ouest, dans une zone frontière. L’évangéliste précise qu’il s’agit du « territoire de Zabulon et de Nephtali » : cela fait référence au partage du Pays de Canaan, lors de sa conquête par Josué, entre les douze tribus d’Israël9. Le territoire de Nephtali (2e fils de Jacob)correspondait à la rive occidentale de la mer de Galilée et se prolongeait au nord, le long du Jourdain jusqu’à la frontière avec la Phénicie. Le Christ installera son « quartier général » de mission dans ce territoire, à Capharnaüm. Le territoire de Zabulon (10e fils de Jacob) jouxtait celui de Nephtali, au Nord et à l’est, mais n’atteignait pas la Méditerranée (où se trouvait le territoire d’Aser).

Pourquoi saint Matthieu donne-t-il cette précision ? Pour pouvoir citer la prophétie d’Isaïe : « Le peuple de Zabulon et de Nephtali…..et de la Galilée des Nations…..assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière…..sur ceux qui habitaient la région de l’ombre de la mort une lumière s’est levée » (Is. 8, 23-9, 1). La grande lumière, c’est le Christ : c’est pourquoi Matthieu dit : c’est accompli.

On peut être surpris de voir que le Christ soit venu de Judée en Galilée, alors que la Judée, terre de Juda (le Christ est « le lion de la tribu de Juda » – Apo 5, 5), est une terre sainte, avec le Temple de Jérusalem, lieu d’habitation de Dieu avec les hommes, d’autant plus que cette zone de Zabulon et de Nephtali est appelée « Galilée des Nations »10, c’est à dire païenne. On touche ici le cœur du mystère du salut de l’Homme et du monde. Certes le Seigneur a accompli tous les « sacrements » de notre salut en Judée et à Jérusalem (Passion, mort et résurrection, Ascension) parce qu’Il est Roi et Prêtre, mais sa mission d’évangélisation, sa proclamation de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu s’est faite essentiellement en Galilée, précisément parce qu’elle était une terre de mélange de peuples, ouverte sur le monde et avec beaucoup de païens (ce qui était lié à son histoire). Le Christ a voulu clairement signifier, dès le début de sa mission, qu’Il était venu dans le monde pour sauver toute l’humanité, et non pas seulement le peuple d’Israël. D’ailleurs, aussitôt après sa Résurrection, Il enverra ses Apôtres prêcher dans le monde entier. C’est une des clés du christianisme, qui sera vivement rejetée par l’Israël historique, le peuple élu.

Dès son arrivée à Capharnaüm, le Seigneur « commence à prêcher », car il est venu dans le monde pour cela. Jésus-Christ est le Fils unique du Père céleste : c’est Lui qui nous révèle le Père (« Qui m’a vu a vu le Père » – Jn 14, 9) et qui exprime les pensées du père (« je ne dis rien de moi-Même ». Tout ce que je dis vient du Père – Jn 14, 10). Il est le Verbe de Dieu-Père, le « Verbe qui sort de la bouche du silence ».

Et ses premières paroles sont significatives : « Repentez-vous, car le Royaume céleste11 est proche ». Il dit exactement ce que le Saint-Esprit avait dit à saint Jean-Baptiste de proclamer dans le désert de Judée (Mt.3, 2), pour bien montrer à tous qu’Il est Celui qui était annoncé par Jean. Comme le souligne saint Jean Chrysostome, Il commence par cela : ensuite, Il révélera les mystères du Royaume de Dieu, pendant trois ans. Et ce message, compréhensible pour les Juifs qui s’étaient rendus en masse auprès de Jean12, Il le proclame aussi dans un désert, mais dans un désert spirituel, le monde sans Dieu, la Galilée des Nations, là où les gens meurent de ne pas connaître Dieu. En fait, il est destiné au monde entier.

Se repentir13 signifie, au plan étymologique : changerde pente13. L’Homme déchu, qui a perdu la relation avec Dieu, glisse sur une pente vertigineuse vers l’abîme, l’enfer éternel, c’est-à-dire l’état de la création le

plus proche du non-être. S’il était possible de descendre un peu plus bas, on cesserait d’être. Le Christ nous dit : remontez, faites le chemin inverse. Prenez courageusement le chemin escarpé et difficile de la montagne qui conduit à Dieu ; changez votre cœur13, changez de vie ; confessez vos péchés et demandez pardon à Dieu. Mon Père céleste vous pardonnera. Et ce Royaume de Dieu, ce Paradis retrouvé, ré-ouvert, est effectivement proche, puisque le Christ est là, devant eux et que c’est Lui-même, le Fils de Dieu incarné qui parle : Il manifeste dans sa personne le règne de Dieu en l’homme, par les paroles divines qu’Il prononce et par les miracles qu’Il accomplit. Saint Marc ajoute deux choses dans la bouche du Christ : « …le temps est accompli… » (Israël a engendré le Messie : l’humanité peut donc entendre la voix même de Dieu) et : «….repentez-vous et croyez à l’Évangile » (c’est le critère essentiel du salut : la foi en Christ) [Mc 1, 15].

Ensuite le Seigneur ne cessera de parcourir les villages et les villes, avec une ardeur magnifique, parce qu’Il a hâte de sauver l’Homme, et d’aller dans les synagogues pour y annoncer la « Bonne nouvelle », l’Évangile. Son message est en effet la première vraie nouveauté pour l’Homme depuis son exclusion du jardin d’Eden, et cette nouvelle, qui va changer tout, est fondamentalement « bonne », parce qu’elle révèle l’ineffable bonté de Dieu, non seulement son pardon, mais plus encore, sa volonté de s’unir à l’Homme et de le déifier. Cela dépasse l’intelligence.

Il est significatif que les premières paroles du Christ, au début de sa mission d’Évangélisation, soient « repentez-vous » car le repentir est la porte unique du salut et du Royaume de Dieu.

Notes :

1. Cela n’a rien d’étonnant puisque les Évangiles dits « de l’enfance » [du Christ] se trouvent presqu’exclusivement chez saint Luc. En fait, il faut s’appuyer aussi, un peu, sur saint Jean pour les Noces de Cana, (Jn 2, 1-11) qui se sont passées pendant que Jésus habitait à Nazareth, puisque c’était « trois jours après » [la rencontre de Jésus avec ses futurs Apôtres auprès de saint Jean-Baptiste, en Judée].
2. Voir commentaire in Apostolia n° 72 (3/14).
3. Sur la dynastie hérodienne, on peut se reporter à l’article sur « Jésus marche sur les eaux », in Apostolia n° 64-65 (7-8/14), note 3, et à celui sur « la confession de Simon-Pierre », n° 75 (6/14), note 20.
Curieusement, le récit de l’arrestation de Jean ne sera raconté par saint Matthieu, rétrospectivement, qu’au chapitre 14, avec le récit de son martyre.
4. Synagogue vient du grec synagôgein : assembler, rassembler. La synagogue apparut lorsque le Temple de Salomon eut disparu (détruit par les Babyloniens en 587 av. J-C). Après le retour d’exil, elle fut l‘institution qui permit au judaïsme de demeurer vivant, en faisant participer activement le peuple à la prière. C’était un bâtiment imposant, ressemblant aux basiliques romaines, où toute la communauté juive d’un lieu donné s’assemblait pour prier et écouter l’Écriture, discuter et se former. Il n’y avait pas de clergé : tout reposait sur les anciens (les presbytres). Le meuble principal était l’armoire dans laquelle on rangeait les rouleaux de l’Écriture. Il y avait une estrade et un pupitre, pour la lecture, ainsi qu’un siège pour le prédicateur, et des sièges pour les assistants. Le plus grand office, celui du sabbat, était centré sur la lecture de la Loi (la Torah) : plusieurs lecteurs se succédaient pour lire la « péricope » du jour (le sédèr), prévue par le « canon » : ensuite il n’y avait qu’une seule lecture des prophètes, suivie d’une homélie.
 Il y avait des synagogues partout en Israël et dans tout l’empire romain. Elles étaient le lieu de la formation de la conscience religieuse juive et constituaient un lien entre tous les Israëlites. C’est pour cela qu’elles furent des lieux privilégiés d’évangélisation, pour le Christ et les Apôtres. L’Église leur doit beaucoup : le concept même, très proche d’ «ecclesia »[église], les presbytres (futurs prêtres chrétiens), le culte (notre liturgie de la parole – celle des catéchumènes – provient du culte synagogal).
5. Quarante jours plus tôt, lors de son baptême, l’Esprit-Saint était descendu sur Lui « sous forme corporelle [c’est-à-dire visible, matérielle] comme une colombe » (Lc 3-22). Celui qui est « oint » du Saint-Esprit est le Messie, le Christ (en grec, christos veut dire oint, enduit, graissé). C’est exactement l’accomplissement de la prophétie faite par Isaïe huit siècles auparavant.
6. Il y a, à côté de Nazareth, une colline escarpée, qui est, selon la tradition, le lieu où les gens ont voulu tuer Jésus : c’est le mont de la « Précipitation »
7. Nazaréen ou nazarénien : cité 4 fois chez saint Marc et 2 fois chez saint Luc.
8. Capharnaüm : déformation grecque de l’hébreu « kfar Nahum » : ville de Nahum, c’est-à-dire de la consolation. Ville frontière importante à l’extrême N-O de la mer de Galilée, sur la route qui va de Syrie en Egypte et où se trouvaient une garnison romaine et un poste de douane (tenu par des Publicains). On y a retrouvé les fondations de la Synagogue où Jésus a prêché (en dessous des fondations de la synagogue du 2e siècle)
9. La conquête du « Pays de Canaan », terre promise par Dieu à Abraham, Isaac et Jacob, puis à Moïse, s’est faite après la sortie d’Egypte, sous la conduite de Josué, à la fin du 13e siècle et durant une bonne partie du 12e siècle av. J-C. Son territoire fut réparti géographiquement entre les 12 tribus qui représentaient la descendance des 12 fils de Jacob-Israël. La tribu de Lévi n’obtint rien parce qu’elle avait déjà les revenus de la prêtrise (les sacrifices et les offrandes en argent), mais Joseph fut représenté par la descendance de ses deux fils, Ephraïm et Manassé : on a bien le nombre symbolique de 12 tribus.
10. La « Galilée des Nations » a une origine historique. Elle faisait partie du Royaume du Nord (Israël). Régime instable et fragile, il fut le premier à être vaincu par les Assyriens au 8e siècle av. J-C. Dès la seconde victoire des Assyriens, en 732, la Galilée devint une province assyrienne. Après la victoire finale des Assyriens (prise de Samarie en 722), le Royaume d’Israël disparut et devint une province assyrienne. Environ 30 000 Israëlites furent déportés en Assyrie et on implanta dans cette province des colons assyriens, ce qui entraîna un mélange de peuples, de cultures et de religions (c’est à l’origine du schisme samaritain, consommé sous Esdras, vers 400).
A cela il faut ajouter une grande proximité de la Galilée avec la Phénicie, terre par excellence des idoles et de la magie (on y fit longtemps des sacrifices humains. « Baal », que le Christ appelle Satan, est un dieu phénicien), et avec le Royaume de Damas (« Aram ») également païen. D’où le nom péjoratif de Galilée des Nations, c’est-à-dire des païens.
11. Dans le texte grec et dans la plupart de traductions, on dit « royaume des Cieux ». Mais cette traduction est aussi inexacte que celle de « Notre Père qui est aux cieux ». Le père Jean Carmignac a bien montré qu’il s’agissait d’un hébraïsme, qui avait été mal traduit par le traducteur grec de Matthieu. Le Royaume annoncé n’est pas plus dans les étoiles que ne l’est Dieu le Père. De même que notre Père est céleste, par opposition aux pères terrestres, de même ce royaume est céleste, par opposition aux royaumes terrestres. Ce royaume est aussi intérieur (le Christ a dit : « le royaume de Dieu est en vous »[texte grec : à l’intérieur de vous] Lc 17, 21). Ce royaume est le règne du Père en nous, par son Esprit-Saint qui nous déifie (cf. le Notre Père : « que ton règne arrive).
12. Nous en avons un témoignage : les futurs Apôtres (André, Pierre, Jacques et Jean…) étaient des galiléens disciples de Jean. Selon la tradition, Pierre avait sa maison à Capharnaüm.
13. Repentez-vous : en grec : metanoeite, de metanoia, qui signifie changement d’esprit (ou de pensée), conversion repentance. Saint Jérôme l’a traduit en latin par poenitentia (pénitence).

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