« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Lc. 6, 31)
L’expérience est une chose formidable : elle t’aide à reconnaître une erreur quand on se confronte à nouveau à elle.
Apprendre à être avec l’autre est un vrai travail pour lequel on se prépare tout au long de la vie. Quand on dit « être », on pense immédiatement à son équivalent « exister ». La communion avec l’autre nous apprends à être en vérité, à exister.
L’autre nous est une vraie source d’enrichissement lorsqu’il me montre de l’amour, mais aussi bien quand il me méprise. L’amour de l’autre fait fondre nos troubles intérieurs et il est naturel de vouloir le recevoir. Le mépris de l’autre, personne ne le veut, mais même celui-ci est une source personnelle d’enrichissement car il nous force au renouvellement de notre nature, il nous force à dépasser nos limites : il nous aide à devenir de vrais chrétiens. On pourrait donc affirmer qu’il n’y a pas de mauvaise expérience. Peut-être ce n’est pas par hasard si l’on dit : tout mal vaut le bien.
A chaque fois que l’on se dépasse soi-même pour aller à la rencontre de l’autre on s’expose, on est vulnérable, car on n’est pas sûr de pouvoir renoncer même pour quelques jours au confort auquel on est habitué (logement, nourriture, transport).
C’est pour cela que je pense que ces rencontres Nepsis ont le don, outre le gain spirituel, de nous aider à remarquer ce confort bien incrusté en nous, à être conscient que cela peut nous empêcher de rencontrer notre prochain. Notre prochain représente la mesure de notre foi. On voit la mesure de notre foi à travers ces choses en apparence sans importance. Il suffit de vouloir les voir.
Et, puisque je n’ai pas parlé sans raison du fait d’apprendre à être, veuillez me permettre de vous citer un passage écrit par père Dumitru Staniloaie.
« Je ressens le besoin d’être affirmé par quelqu’un, de la façon dont je m’affirme, à travers sa liberté et sa spontanéité, d’être réfléchi, désiré, aimé pour ne pas être un simple rêve subjectif. Et le fait d’être affirmé par un être, qui a, tout comme moi, la libre volonté, je ne perds pas mon caractère subjectif, au contraire, je gagne en expérience de mon intimité. Ainsi, par le fait que les autres m’affirment, par leur pensée, leur volonté et leur amour, je gagne une densité et une profondeur de l’existence, comme je n’aurais pas pu en obtenir autrement. Seule l’expérience d’une personne qui tient à moi et à qui je tiens produit en moi le déroulement de tous mes efforts d’ascension, de perfectionnement pour être à la hauteur de sa confiance et de son amour. »1
Iuliana Tranca, Paris
Notes :
1. Dumitru Staniloaie, Jésus Christ ou La Restauration de l’Homme, Ed. Omniscop, Craiova, 1993, p. 61

Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale
Le site internet www.apostolia.eu est financé par le gouvernement roumain, par le Departement pour les roumains à l'étranger
Conținutul acestui website nu reprezintă poziția oficială a Departamentului pentru Românii de Pretutindeni
Copyright @ 2008 - 2023 Apostolia. Tous les droits réservés
Publication implementaée par GWP Team