Ajouté le: 6 Mai 2019 L'heure: 15:14

Parole pour le dimanche de Thomas

Le combat par lequel les Chrétiens passent pendant la période du Triode a pour but de les faire entrer dans la Présence vivante du Seigneur Ressuscité et de leur faire découvrir « leur cœur profond ».

La période de Pâques à Pentecôte cultive le désir du don de l’Esprit Saint, la flamme brûlante du Consolateur.

Comme fête finale, la Pentecôte est l’accomplissement de la Promesse du Père que le Christ a donnée à Ses disciples en leur envoyant « un autre Consolateur ». C’est l’accomplissement de la Divine Économie qui comble d’amour pour le Christ le cœur profond de l’homme, le Christ étant la fin de la loi spirituelle.

Aujourd’hui, dimanche de Thomas, pour ranimer en nous la flamme de l’inspiration, l’Église nous rappelle cette Parole de Jésus Tout-Puissant dite à Thomas : « Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu et cependant qui ont cru ! » (Jn. XX, 29) – ceci, afin de fortifier la relation du disciple avec Lui.

Quand la grâce de Dieu est agissante dans son cœur, l’homme peut facilement accomplir des œuvres de piété. Alors, il a la foi « qui agit par amour » et humilité et qui lui enseigne à honorer les autres en leur donnant la priorité. Sa prière est continuelle et fervente, et il participe avec zèle de toutes les vertus de Dieu.

Cependant, quand le Seigneur retire Sa grâce afin de tester la liberté et la fidélité de l’homme, et que malgré cela, l’homme accomplit les mêmes bonnes œuvres que la grâce lui avait enseignées quand elle était avec lui, alors il est véritablement béni. Même s’il ne voit pas cette puissance identique en lui, il persiste cependant à retenir les leçons que Dieu lui a données quand Il était avec lui. Il est véritablement béni parce que, bien que la grâce se soit retirée de lui et qu’il en soit menacé de mort, il se livre avec foi à la volonté de Dieu.

Une telle foi est victorieuse du monde et partage cette victoire avec le Christ Ressuscité.

« Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu et cependant qui ont cru ». Ceci est une constante dans la vie spirituelle, nécessaire à l’accomplissement de la Promesse du Père et à l’acquisition du Saint Esprit. 

Parole pour le dimanche des Myrrophores

Lors de l’heure effroyable où le Seigneur pendu à la Croix rendit l’esprit, quand tout fut plongé dans les ténèbres par la menace de mort venue des Juifs, le Juste Joseph d’Arimathée alla avec audace demander à Pilate le Corps du Seigneur Jésus. Où Joseph trouva-t-il le courage qui l’emporte sur la mort ? La sainte parole de l’Évangile en donne la clef : lui-même aussi « attendait le Royaume de Dieu ».

Attendre le Royaume de Dieu est la source de la plus grande inspiration. Toutes les fois que la sublimité de la vie chrétienne apportée par le Christ sur terre, est mise en évidence dans les Saintes Écritures et dans les trois grands Apôtres , Paul, Jean et Pierre, c’est immédiatement relié à Son second avènement – comme moyens d’inspiration et de puissance nécessaires à l’acquisition de cette perfection.

L’audace donnée par l’attente de la Promesse de Dieu fortifie l’homme dans le reniement de lui-même et la confiance dans le don de Dieu – afin d’être conduit «dans toute la Vérité » : dans toute la plénitude de l’amour du Christ Qui est le Paradis véritable et l’accomplissement de la vie de toute créature raisonnable.

Comme Chrétiens, nous approchons de la grande fête finale de la Pentecôte avec une attente et un désir ravivés par le don du Saint-Esprit, flamme ardente du Consolateur que  le Seigneur nous a donné en ce jour-là.

Par ce don, nous échappons à la vanité corruptrice du monde, à cette tromperie étouffante de ses valeurs qui fait croire que les attachements illusoires du monde sont compatibles avec l’amour sans tache de Dieu.

Par ce don, le Saint-Esprit nous rappellera les mots vivifiants du Tout-Puissant Jésus et nous gardera unis à tous les Saints qui se languissent de voir l’apparition de Celui Qui est venu et Qui reviendra. Car ils ont enduré avec maux et combats pour être couronnés et entrer dans la fête surnaturelle et merveilleuse du Ciel, dans la Lumière de la Présence du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Parole pour le dimanche de la Samaritaine

L’Évangile de ce jour raconte la rencontre du Seigneur Jésus avec la femme samaritaine, une hérétique qui menait une vie de dissipation.

Le Seigneur s’humilie devant elle, comme s’il avait besoin de son aide. Il ne la juge pas, mais lui parle avec attention et respect, désirant seulement guérir son âme.

La femme samaritaine se sent honorée, elle gagne la beauté de la dignité et ouvre son cœur aux paroles donatrices de vie du Seigneur qui transforment sa vie. Elle s’humilie de telle sorte qu’elle peut recevoir la réprimande prophétique du Seigneur et tout de suite après, l’enseignement le plus élevé de l’Évangile : « Femme … l’heure vient et elle est déjà venue où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité … Dieu est Esprit : et ceux qui L’adorent doivent L’adorer en esprit et en vérité. »

L’adoration doit être offerte à Dieu en « esprit et en vérité ». Du côté de Dieu, c’est réalisé par l’Esprit de Vérité qui procède du Père sans commencement et demeure dans le cœur profond de l’homme. Du côté de l’homme, c’est réalisé par l’esprit de vérité qui lui donne son caractère d’homme de foi s’il se repent avec une connaissance prophétique de lui-même et humilité, se voyant lui-même comme Dieu le voit et apprenant continuellement ce dont il manque. Il a soif de Dieu et soupire après Lui de tout son être. L’homme devient vrai et attire l’Esprit de Vérité, le Saint-Esprit de contrition et d’humilité. Imitant le Seigneur, il se met en-dessous des autres et partage son don avec tous ceux qui sont en contact avec lui.

Les Chrétiens qui ont cette attitude pour adorer Dieu, marchent d’un pas inébranlable vers la grande fête de la Pentecôte, en attendant son don, promesse du Père, avec une forte espérance.

Les Apôtres « poursuivaient tous et d’un commun accord, la prière et la supplication avec les femmes, et Marie la Mère de Jésus, et avec Ses frères ».

Parole pour le dimanche du Paralytique

Aujourd’hui le Saint Évangile décrit la guérison du Paralytique qui l’attendait depuis trente ans. Ce miracle révéla l’identité messianique et divine du Seigneur Jésus. Tous les miracles ont leur source dans le plus grand miracle qui est celui de la foi, quand elle est accompagnée de la conformité de notre petite et faible volonté à celle de Dieu grande et parfaite.

Le Seigneur a conversé beaucoup de fois avec l’homme de manière à provoquer la foi par Sa parole, et alors à opérer le miracle de Sa bonté. Il dit au Paralytique : « Veux-tu être guéri ? »

En ce temps, l’Église sans tache s’efforce de rallumer l’ardeur de notre désir et de notre attente du don de la Pentecôte. La lecture de l’Évangile d’aujourd’hui fait ressortir une loi spirituelle dans l’exemple de la patience et de la foi du Paralytique : « Les dons de Dieu sont accordés à la mesure de notre soif et de notre fidélité à Sa Parole ». (Archimandrite Sophrony, Voir Dieu tel qu’Il est).

Archimandrite Zacharias, Monastère Saint-Jean-Baptiste, GB,
trad. A. Monney

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