Saint Nikolaï Vélimirovic, Prologue d’Ochrid
En quoi les saints ont-ils été les plus exaltés et glorifiés au Ciel et sur la terre ? Principalement pour leur humilité et leur service. St Martin, déjà comme officier avant son baptême, avait un serviteur qu’il considérait plus comme un frère qu’un serviteur. Il le servait souvent, n’en ressentant aucune gêne et plutôt de la joie. Quand St Hilaire voulut le faire prêtre, il refusa cet honneur avec larmes et supplia l’évêque de le laisser être moine en un lieu retiré.
Une fois, St Martin voyageait de France en Pannonie (Italie) pour aller voir ses parents. Lorsqu’il traversa les Alpes, des brigands le saisirent et allaient le tuer. Comme l’un des brigands levait l’épée pour le décapiter, Martin ne montra aucune frayeur et resta immobile sans demander miséricorde, étant dans une paix totale comme si de rien n’était. Le brigand, interdit par une pareille réaction, mit son épée de côté et demanda à Martin qui il était. Martin répondit qu’il était chrétien, et que c’était pourquoi il n’avait pas peur, sachant que Dieu dans Sa grande miséricorde, était proche des hommes, et surtout au moment du danger. Tous les brigands furent étonnés des rares vertus de cet homme de Dieu, et celui qui avait tiré l’épée contre Martin en vint à croire au Christ, fut baptisé et plus tard devint moine.
Quand le siège épiscopal de Tours devint vacant, chacun désirait avoir St Martin comme évêque, mais Martin ne le voulait pas. Quelques citoyens de Tours le sortirent de force de son monastère, et l’emmenèrent. Voici comme ils y arrivèrent : ils vinrent au portail du monastère de St Martin et dirent à l’abbé qu’un homme malade se tenait à l’extérieur, le priant de venir lui donner sa bénédiction. Quand St Martin sortit, ils le saisirent et l’emmenèrent à Tours pour le faire évêque.
Dans son grand âge, prédisant sa mort prochaine, il en avertit ses frères qui le supplièrent avec beaucoup de larmes, de ne pas les abandonner. Le Saint, pour les réconforter, pria Dieu ainsi en leur présence : « Seigneur, si je puis être encore utile à Ton peuple, je n’en refuse pas la tâche. Que Ta sainte volonté soit faite. »
A méditer
Laissez-moi méditer sur la guérison miraculeuse de la femme courbée (Luc XIII, 11) :
1. Comme le Christ a placé Sa main sur la femme courbée et elle se redressa
2. Combien mon âme est semblable à la femme courbée, inclinée vers la terre
3. Et si le Seigneur plaçait Sa main (Son Esprit Saint) sur mon âme, comme son infirmité serait immédiatement guérie.
Trad. de la version de Mother Maria, Anne Monney

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