La veritable liberte (II)
7 Mars 2013

La veritable liberte (II)

« Tous, nous nous tourmentons sur terre et cherchons la liberté ; mais il y en a peu qui savent en quoi consiste la liberté et où elle se trouve. Moi aussi, je désire la liberté et je la cherche jour et nuit. J’ai compris qu’elle est auprès de Dieu, et que Dieu la donne à ceux qui ont le cœur humble, qui se sont repentis et qui ont retranché leur volonté propre devant Lui. A celui qui se repent, le Seigneur donne sa paix et la liberté de L’aimer. (…) Le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, et à celui qui se repent Il fait don de la grâce du Saint‑Esprit. Elle donne la paix à l’âme et la liberté d’être en Dieu par l’esprit et le cœur. Quand le Saint Esprit nous pardonne nos péchés, l’âme reçoit la liberté de prier Dieu avec un esprit pur ; alors elle contemple librement Dieu et demeure paisible et joyeuse en Lui. C’est cela la vraie liberté. Mais sans Dieu, il ne peut y avoir de liberté parce que nos ennemis troublent l’âme par de mauvaises pensées. » Saint Silouane – De la volonté de Dieu et de la liberté

C’est par la volonté de Dieu que la liberté a été donnée à l’homme, si bien que, lorsqu’il transgresse la volonté de son Créateur, l’homme perd du même coup sa liberté et devient l’esclave de la terre, de sa chair corruptible et de la mort : « Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de... Lisez l'article

La veritable liberte (I)
15 Janvier 2013

La veritable liberte (I)

« En tant qu’image de Dieu, l’homme est un être doté de conscience de soi, libre et indépendant, car un être dénué de conscience, sans liberté ni indépendance, eût été indigne d’une si haute vocation, qui consiste à faire la volonté divine du Créateur. (…) La liberté de l’homme, celle qui est soumise à la volonté de Dieu, est illimitée, car elle est, comme tout ce qui est propre à Dieu, infinie, et puisque l’infini ne connaît aucune limite, il élargit et accroît ce qui s’associe avec lui. La liberté de l’homme rencontre des limites seulement lorsqu’elle se détourne de la loi de Dieu et s’oppose à la volonté divine, car chaque fois qu’elle s’éloigne de la loi divine et de la volonté infinie de Dieu, elle se retrouve bientôt dans le cercle étroit d’une volonté limitée, la volonté du corps et d’une nature dominée par les sens et par ses propres volontés. (…) Par conséquent, la liberté morale consiste à faire et à rechercher toujours le bien, car c’est là le désir le plus profond et constant de l’homme intérieur, sa véritable volonté, qui est l’expression de la loi morale inscrite dans nos cœurs. » St. Nectaire d’Egine – « Le soin de l’âme »

La liberté figure en tête des trois valeurs suprêmes proclamées par la révolution française – Liberté, Egalité, Fraternité – qui résument, ainsi qu’une trinité sacrée, l’idéal humaniste et démocratique des temps modernes. Cependant cette belle devise de l’homme sans Dieu n’a pas tenu ses... Lisez l'article

L’Enfant Dieu
10 Décembre 2012

L’Enfant Dieu

« Ces deux termes, enfant et Dieu, contiennent la révélation la plus étonnante du mystère de la Nativité. A un certain niveau de profondeur, le mystère est adressé, tout d’abord, à l’enfant qui continue à vivre secrètement en chaque adulte ; à l’enfant qui continue à entendre ce que l’adulte n’entend déjà plus, et à répondre avec une joie que n’est désormais plus capable de ressentir notre monde adulte, fastidieux, exténué et cynique. (…) C’est donc seulement après avoir effectué cette percée vers l’enfant qui est caché en nous, que la mystérieuse joie de la venue de Dieu vers nous, sous l’aspect d’un enfant, pourra nous être donnée, à nous aussi, en partage. L’enfant n’a ni pouvoir, ni force, mais, justement, dans son impuissance, il est roi ; dans sa vulnérabilité réside sa force étonnante. L’enfant de cette lointaine grotte de Bethléem ne veut pas que nous ayons peur de lui. Il pénètre dans nos cœurs sans nous effrayer, sans vouloir nous donner des preuves de Sa force, de Sa puissance, mais seulement avec amour. (…) Dans le monde règnent la force et la puissance, la peur et l’esclavage. Le Christ, l’Enfant‑Dieu nous en libère » Père Alexandre Schmemann, « La Nativité »

L’association de ces deux mots, enfant et Dieu, apparaît absurde aux yeux de la raison. Peut‑on, en effet, être à la fois petit et infini, faible et tout‑puissant, ignorant et omniscient, mortel et éternel ? Non, répond notre esprit humain, et avec lui les agnostiques et les athées, qui ne reconnaissent, comme Freud, « aucune instance au‑dessus de la raison... Lisez l'article

Mon ame est triste jusqu’a la mort (Mt. 26, 38) (II)
9 Novembre 2012

Mon ame est triste jusqu’a la mort (Mt. 26, 38) (II)

« La tristesse est une gueule de lion qui engloutit celui qui est triste. Un ver du cœur est la tristesse qui mange sa mère (l’âme) qui lui a donné naissance. (…) Celui que les barbares emmènent en esclavage est attaché à des chaînes et celui qui est l’esclave des passions est attaché par la tristesse. La tristesse n’a aucun pouvoir si les autres passions sont absentes de même que les fers en l’absence des prisonniers. Celui qui est attaché par la tristesse est vaincu par les passions et porte cette chaîne comme preuve de sa défaite. Car la tristesse est engendrée par l’insatisfaction des appétits charnels, et ces appétits sont liés à toutes les passions. (…) Qui maîtrise ses passions a maîtrisé la tristesse ; mais qui est vaincu par le plaisir ne pourra échapper à ses chaînes. » (Evagre le Pontique  – « Le combat contre les pensées »)   

Chacun de nous a éprouvé et éprouve à certains moments cette tristesse sans nom et sans cause apparente qu’évoque Verlaine dans un quatrain devenu célèbre : « C’est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon cœur a tant de peine ! » De même que les douleurs physiques nous signalent une maladie du... Lisez l'article

Mon ame est triste jusqu’a la mort (Mt. 26, 38) (I)
10 Octobre 2012

Mon ame est triste jusqu’a la mort (Mt. 26, 38) (I)

« Adam languissait sur terre et sanglotait amèrement La terre ne lui était pas douce Et il soupirait après Dieu en clamant : „Mon âme languit après le Seigneur et je le cherche avec des larmes Comment ne Le chercherais‑je pas ? Quand j’étais avec Lui, mon âme était joyeuse et sereine, Et l’Ennemi n’avait point d’accès auprès de moi ; Mais à présent, l’esprit mauvais a pris pouvoir sur moi, Agite et fait souffrir mon âme. C’est pourquoi mon âme désire à en mourir le Seigneur ; Mon esprit s’élance vers Dieu, et rien sur terre ne peut me réjouir. Rien ne peut consoler mon âme. (…) Ma peine est si grande que je pleure en gémissant : Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de ta créature tombée.” » (Saint Silouane – « Les lamentations d’Adam »)  

La condition de l’homme après la chute est ontologiquement liée à la tristesse. Car s’étant séparée de Dieu et ayant perdu le royaume éternel, l’âme humaine demeure toujours insatisfaite, affamée d’une nourriture qu’elle ne peut trouver sur terre et inadaptée à son existence ici‑bas, où « nos bonheurs... Lisez l'article

Qu’est‑ce que la tentation ?
8 Septembre 2012

Qu’est‑ce que la tentation ?

« Pour résister efficacement aux sollicitations de l’esprit mauvais, il nous faut d’abord être avertis du processus de la tentation. Les Pères y ont distingué cinq moments principaux : la suggestion, le dialogue, le consentement, la passion, la captivité. La suggestion est le simple affleurement à la conscience d’un attrait pour une action mauvaise. (…) Dans le dialogue, nous réfléchissons sur la tentation et nous nous entretenons en quelque sorte avec elle. (…) Le consentement est une prise de position personnelle : (…) nous adhérons à la tendance déréglée et nous identifions en quelque sorte notre « moi » profond avec elle. Si de tels consentements se répètent, ils engendrent d’abord la passion, qui est la tendance mauvaise passée à l’état de seconde nature, puis la captivité, véritable obsession, impulsion irrésistible où la liberté n’a plus de part » Père Placide Deseille, « Le combat contre la tentation dans le monachisme ancien »

La tentation sous toutes ses formes est la tendance de l’esprit humain à substituer sa propre volonté à la Volonté de Dieu. La chute d’Adam ayant brisé l’unité initiale entre l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu, l’insoumission à volonté de Dieu est devenue une tendance générale de l’espèce... Lisez l'article

Le langage de Dieu (II)
12 Juillet 2012

Le langage de Dieu (II)

« Puisque Dieu est continuellement présent, pourquoi s’inquiéter ? Nous vivons et nous nous mouvons en Lui (Ac. 17, 28). Nous sommes portés par ses bras, nous respirons Dieu, nous sommes entourés par Dieu ; nous touchons Dieu ; nous mangeons Dieu lors du sacrement de la communion. Où que l’on se tourne, où que l’on regarde, partout se trouve Dieu ; aux Cieux, sur terre, dans les abysses, dans les arbres, dans les pierres, dans ton esprit, dans ton cœur » Joseph l’Hésychaste, « Lettres spirituelles »

Dieu est présent à chaque instant partout autour de nous et au-dedans de nous, mais nous demeurons la plupart du temps insensibles à Sa présence, et il nous semble qu’Il se tait, qu’Il nous a abandonnés ou qu’Il est « mort », selon le mot de Nietzsche, car lorsque notre esprit demeure attaché à ce monde, nous ne pouvons voir et connaître... Lisez l'article

Le langage de Dieu (I)
10 Juin 2012

Le langage de Dieu (I)

« La science impose sa vision des choses visibles, vérifiables, et m’oblige à l’accepter. Je ne peux pas nier l’existence d’un ver de terre ni d’un virus, mais je peux nier l’existence de Dieu. C’est que « la foi, selon saint Paul (Héb. 11,1),  est la vision des choses qu’on ne voit pas ». La foi transcende l’ordre des nécessités. « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » veut dire ceux qui ont cru sans y être obligés, forcés, contraints.  La foi apparaît ainsi comme un dépassement de la raison commandé par la raison elle‑même dès qu’elle touche à ses limites. La foi dit : « Donne ta petite raison et reçoit le Logos ». (…) Son expérience est semblable à la révélation. Elle supprime toute démonstration, tout médiat, toute notion abstraite de Dieu et rend immédiatement présent ce Quelqu’un qui est le plus intimement connu. (…) C’est vers le cœur,  dans le sens biblique,  que convergent les désirs de Dieu, et ce point focal renverse toute la sagesse des hommes » Paul Evdokimov, « Les âges de la vie spirituelle »  

Le langage de Dieu  est partout présent, du haut en bas de la Création et à chaque instant, source unique et éternelle de tout ce qui est, a été et sera : « Au commencement était la Parole, et la parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. (…) Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait... Lisez l'article

Qu’il soit crucifie ! Mt. 27, 23 (II)
12 Mai 2012

Qu’il soit crucifie ! Mt. 27, 23 (II)

« Ignorez‑vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ - Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une seule plante avec lui par la conformité à sa mort,  nous le serons aussi par la conformité à  sa résurrection ; nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que ce corps de péché soit anéanti, et que nous ne soyons plus les esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché. Or si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que le Christ ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. (…) Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ – Jésus » Romains 6, 3‑11

La double signification de la croix, en tant qu’instrument de souffrance et de mort, et en tant que voie de salut, conduisant à la résurrection et à la vie éternelle, correspond à la double nature de la créature humaine : l’homme déchu, attaché à ce monde et esclave du péché, et l’homme fait à l’image et à... Lisez l'article

Qu’il soit crucifie ! (Mt. 27, 23) (I)
5 Avril 2012

Qu’il soit crucifie ! (Mt. 27, 23) (I)

« Le  Seigneur a accompli notre rédemption par Sa mort sur la Croix ; Il a anéanti  sur la Croix notre pacte avec le péché ; par la Croix, Il nous a réconciliés avec Dieu, notre  Père ; par la Croix,  Il a fait descendre sur nous tous les dons de la grâce et toutes les bénédictions du Ciel.  C’est cela, par sa nature propre, la Croix du Seigneur.  Mais pour recevoir son pouvoir rédempteur, chacun de nous doit porter sa propre croix. Lorsque la croix personnelle de chacun s’unit avec la Croix de Jésus, alors la puissance et l’action  de celle‑ci  s’exercent sur nous, constituant une sorte de canal par lequel la Croix du Christ déverse sur nous tous ses bienfaits et ses perfections. Par conséquent, la croix personnelle de chacun de nous est tout aussi nécessaire pour notre salut que la Croix de Jésus.  Personne n’a jamais été sauvé sans avoir porté sa croix »   St. Théophane le Reclus, Trois paroles sur la nécessité de porter sa croix  

De même qu’aucune créature humaine ne peut exister sans respirer et sans se nourrir, de la même façon aucun homme au monde ne peut vivre sans souffrir. La souffrance est une loi aussi générale et implacable que la loi de la mort, si bien que l’existence de l’homme sur terre se trouve placée d’emblée et sans aucune exception, sous le signe du... Lisez l'article

Pourquoi avez‑vous peur, gens de peu de foi ? (Mt. 8, 26) (I)
10 Mars 2012

Pourquoi avez‑vous peur, gens de peu de foi ? (Mt. 8, 26) (I)

« Quand un homme demeure dans la connaissance et la vie du corps, il craint la mort. (…) Mais quand il parvient à la connaissance de la vérité parce qu’il s’est mis à sentir les mystères de Dieu et qu’a été confirmée en lui l’espérance des biens à venir, celui qui craignait pour son corps d’être immolé comme une bête, est absorbé par l’amour. L’homme raisonnable craint le Jugement de Dieu. Mais celui qui est devenu fils reçoit la beauté de l’amour. Il n’est plus mené par la verge de la peur.  (…) Celui qui est parvenu à l’amour de Dieu ne désire plus demeurer ici bas. Car l’amour abolit la peur. » Saint Isaac le Syrien, « Discours ascétiques »  

La peur est une réaction naturelle de la conscience humaine et de la créature mortelle face à un univers insondable et illimité – « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » (Pascal) –, car l’homme connaît alors son insignifiance, sa faiblesse et sa fragilité devant les forces colossales de la nature et de l’univers,... Lisez l'article

Pourqui avez-vous peur, gens de peu de foi ? (Mt. 8, 26) (I)
10 Janvier 2012

Pourqui avez-vous peur, gens de peu de foi ? (Mt. 8, 26) (I)

« Lorsqu’il nous arrive d’être couverts de ténèbres, (…) ne nous troublons pas. Considère que ces ténèbres qui te couvrent t’ont été données par la providence de Dieu, pour des raisons que Dieu seul connaît. Car notre âme parfois se noie, elle est comme engloutie par les vagues. Qu’on s’adonne à la lecture de l’Ecriture ou à la liturgie de la prière, quoi qu’on fasse, on s’enfonce toujours plus dans les ténèbres. (…) Cette heure est pleine de désespoir et de crainte. L’espérance de Dieu, la consolation de la foi, ont totalement quitté l’âme. Celle-ci est tout entière emplie d’hésitation et de peur. »   Saint Isaac le Syrien,  « Discours ascétiques »

La peur fait partie intégrante de la nature humaine, car elle apparaît en même temps que la conscience et coexiste avec celle-ci durant toute notre existence. L’intelligence humaine et la peur sont aussi inséparables l’une de l’autre que la lumière et l’ombre. Car dès que s’ouvrent les yeux de son esprit, l’homme prend connaissance de sa... Lisez l'article

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien (1 Cor. 13, 2) (II)
9 Décembre 2011

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien (1 Cor. 13, 2) (II)

« Le Seigneur ne cesse d’attendre que nous nous unissions pour ainsi dire en totalité dans l’amour avec Lui ; or nous ne cessons de nous éloigner de Lui. Pourtant nous voyons que sans amour il n’y a pas de vie, ce qui signifie qu’il n’y a pas de vie sans Dieu. Car Dieu est amour. Mais il ne s’agit pas d’un amour selon la logique de ce monde, d’un amour tel que ce monde peut comprendre. L’amour dans ce monde est souffrance et asservissement car des esprits malins interfèrent dans cet amour. On y trouve de l’amour, mais il s’agit surtout d’asservissement. Les esprits malins cherchent à nous asservir et à nous attacher à des objets et des personnes de façon que notre cœur et tout notre être ne soient pas liés à la Source de la vie, à Dieu, à l’amour véritable. Ils savent en effet que si notre cœur s’unit à Dieu, alors ils ne seront plus en mesure d’approcher de nous. » Starets Thaddée, « Paix et joie dans le Saint Esprit » , Ed. L’Âge d’Homme 2010

Que disons‑nous quand nous disons – un peu trop facilement, comme un lieu commun – que Dieu est amour ? Nous ne disons rien et nous ne comprenons rien à ce que nous disons, si cette vérité ne s’enracine pas au plus profond de notre être et de notre cœur. En effet,  si Dieu est amour, cela veut dire que le cœur est le seul moyen de Le trouver et de... Lisez l'article

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien (1 Cor. 13, 2) (I)
10 Novembre 2011

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien (1 Cor. 13, 2) (I)

« L’esprit divin englobe tout ce qui existe. L’homme en tant qu’hypostase est un principe qui unit la multiplicité de l’être cosmique, capable de contenir la plénitude et de la vie divine et de la vie humaine. La personne ne se définit pas par opposition. Son attitude est une attitude d’amour. L’amour est le contenu le plus profond de son être, l’expression la plus noble de son essence. Dans cet amour réside la ressemblance avec Dieu qui est Amour. (…) Consumé d’amour, l’homme se sent uni à son Dieu bien-aimé. Par cette union, il connaît Dieu, et ainsi amour et connaissance se fondent en un seul acte »  Père Sophrony, « Sa vie est la mienne » , Ed. Cerf, Paris, 1989   

L’amour, au sens christique du terme, n’est pas, à proprement parler,  un sentiment. Les  sentiments comportent  toujours une double face – attirance/répulsion, amour/haine, joie/tristesse, espoir/déception, confiance/découragement etc. – et opèrent un choix en fonction de nos besoins, de nos goûts, de nos désirs, de nos... Lisez l'article

Ta foi t'a sauve (Marc 10, 52) (II)
9 Octobre 2011

Ta foi t'a sauve (Marc 10, 52) (II)

Le monde est enfoui dans l’ombre du péché, et du sein de cette ombre effrayante, seul le merveilleux Seigneur Jésus a bien voulu dire de lui-même : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans l’ombre, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12) (…) Sans le merveilleux Seigneur Jésus, le monde est une obscurité peuplée de fantasmes. Les hommes privés du Christ ne nous paraissent-ils pas, quand vous les regardez avec les yeux du Christ, comme de terribles fantasmes ? Et les choses aussi ne vous paraissent-elles pas des ombres fantastiques, parmi lesquelles erre le monstre aveugle de la mort ? (…) Car celui qui marche sans le Christ au milieu de ce théâtre d’ombres qu’on appelle le monde, « ne sait où il va » (Jean 12, 35). Pour savoir où il va et quel est le chemin qui conduit de ce monde à l’autre, il faut que l’homme devienne fils de lumière. Comment ? Par la foi au Christ comme lumière de ce monde, parce que c’est par cette foi que l’homme lui-même est engendré de la lumière, et qu’il devient enfant de lumière, fils de la lumière (cf Jean 12, 36)  St. Justin Popovitch, « L’homme et le Dieu-homme », Ed. L’Age d’Homme 

La  foi est cette fonction vitale de l’âme qui permet à l’homme mortel de recevoir la lumière éternelle de Dieu, quels que soient son degré d’intelligence et son niveau d’instruction, fonction spirituelle comparable à cet égard à nos facultés visuelles: « L’œil est la lampe du corps. Si donc ton œil est en... Lisez l'article

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Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale

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