Ajouté le: 15 Mai 2010 L'heure: 15:14

Annuaire de l’Église Orthodoxe de France 2010 / 2011

Annuaire de l’Église Orthodoxe de France 2010 / 2011

Pourqui cet Annuaire ?

Depuis plusieurs années, un besoin pressant se faisait sentir pour l’édition d’un Annuaire de l’Église Orthodoxe de France.

Une œuvre de ce genre avait été entreprise de manière remarquable par le Service Orthodoxe de Presse et d’information (SOP), sous le titre « L’ÉGLISE ORTHODOXE EN FRANCE ». Cet annuaire fit l’objet de publications successives entre les années 1983 et 1994.

Ce travail de pionnier nous a paru devoir être prolongé et repris sous une forme nouvelle, tenant compte de l’accroissement et de la diversification des communautés et institutions orthodoxes en France, pour offrir un outil réunissant le maximum de renseignements pratiques sur ce qui constitue l’Église Orthodoxe de notre pays : l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France, les diocèses, les lieux de culte, les monastères, la liste des membres du clergé avec leurs coordonnées, les ateliers d’icônes ou de chant liturgique, les mouvements,les revues et les médias. Tous ces éléments ont été rassemblés à partir de listes déjà établies et fournies par les différentes juridictions orthodoxes de France que nous remercions grandement. Nous remercions aussi, ceux, nombreux, qui ont bien voulu nous aider dans le travail de recherche nécessaire à cette entreprise. Malgré le soin apporté à la collecte des informations, un tel ouvrage peut évidemment comporter des lacunes ou des informations erronées. Nous sollicitons d’avance l’indulgence des utilisateurs et nous ne manquerons pas de tenir compte de leurs suggestions et observations qui pourraient nous être faites pour une édition ultérieure.

L’Église Orthodoxe en France aujourd’hui

En France, l’Église Orthodoxe s’est structurée à partir des différentes vagues d’émigration, provenant de pays majoritairement orthodoxes. Ce sont principalement l’émigration russe dans les années 1920, et grecque après 1922, qui ont entraîné un afflux de fidèles nécessitant la création de paroisses et de diocèses. Alors qu’à la fin du XIXe siècle, on estimait à 20 000 le nombre d’orthodoxes en France, ce nombre, en 1990, était évalué à 200 000.

Aujourd’hui, suite aux récents apports d’une immigration diversifiée, la France compterait de 400 000 à 500 000 baptisés orthodoxes. Ces nouveaux fidèles viennent de l’ancienne Union Soviétique, de Roumanie, des pays issus de l’ancienne Yougoslavie, et du Moyen-Orient.

A ces fidèles d’origine étrangère s’en ajoute un nombre croissant d’origine française, convertis à la foi orthodoxe.

L’origine nationale des fidèles explique qu’une bonne partie des paroisses utilisent, dans les célébrations, la langue liturgique de leurs « Églises-mères » : grec, slavon, roumain, serbe, géorgien, arabe.Toutefois, le nombre de communautés utilisant le français dans la liturgie et la catéchèse est en croissance continue. C’est en 1927 à Paris, que fut créée la première paroisse de langue française : la paroisse de la Transfiguration et de Sainte Geneviève, confiée au rev. père Lev Gillet. D’autres communautés suivirent, très minoritaires pendant longtemps. Depuis les années 1970, de nouvelles paroisses francophones ont vu le jour, non seulement à Paris, mais sur l’ensemble du territoire. Elles sont devenues majoritaires aujourd’hui, répondant aux besoins pastoraux de fidèles français, mais aussi des enfants et petits-enfants d’immigrés, de plus en plus intégrés à la société française.

On compte en France environ 220 paroisses, une bonne vingtaine de communautés monastiques, deux écoles de théologie, des organisations comme la Fraternité Orthodoxe, des mouvements de jeunesse.

Les prêtres et les diacres, au nombre d’environ 300, sont en majorité mariés et exercent le plus souvent une activité professionnelle.

Pour des raisons historiques, les paroisses se regroupent en diocèses, constitués à l’origine selon des critères ethniques et dépendant de patriarcats situés en Europe Orientale ou au Moyen-Orient.

Pour institutionnaliser les relations des diocèses ayant juridiction en France, un Comité Interépiscopal orthodoxe fut créé en 1967, dont l’une des missions était de permettre aux juridictions canoniques d’adopter des positions communes dans les relations Œcuméniques. En 1997, lui a succédé l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France (A.E.O.F), instance de concertation entre évêques. Pour les problèmes communs, elle assume le rôle de porte-parole de l’épiscopat orthodoxe en France.

A cette date sont membres de l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France : le métropolite Emmanuel, l’archevêque Gabriel et l’évêque auxiliaire Michel (tous les trois dépendant du patriarcat de Constantinople); le métropolite Jean, du patriarcat d’Antioche; l’archevêque Innocent, du patriarcat de Moscou; l’évêque Luka, du patriarcat de Serbie; le métropolite Joseph et l’évêque vicaire Marc, du patriarcat de Roumanie et, l’évêque Michel, de l’église Russe hors frontières-patriarcat de Moscou.

Les communautés ressortissant des Églises de Bulgarie, d’Ukraine et de Géorgie dépendent d’évêques résidant à l’étranger.

Chaque laïc orthodoxe, s’il veut être authentiquement orthodoxe, est censé être rattaché à l’une des paroisses ou communautés dépendant de l’un des membres de « l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France », eux-mêmes membres du synode de leur patriarcat respectif.

On doit signaler qu’existe en France une marge non-canonique comportant des groupes plus ou moins importants, ne dépendant aucunement d’un patriarcat orthodoxe.

A ce sujet, le Comité Interépiscopal Orthodoxe en France a fait, le 14 novembre 1985, la mise au point suivante :

1. « L’utilisation de l’appellation «orthodoxe» ne signifie pas nécessairement l’appartenance à l’Église Orthodoxe telle qu’elle existe aujourd’hui dans le monde ».
2. « On note actuellement l’existence d’un certain nombre de groupes ou de communautés, plus ou moins étoffés, utilisant le nom d’église orthodoxe et prétendant souvent relever d’évêques ou de patriarcats portant des titres traditionnels ou apparemment tels.

L’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France, dans laquelle siègent les représentants de tous les patriarcats orthodoxes ayant juridiction dans ce pays, tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise. Il tient à déclarer que la responsabilité de l’Église Orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou déclarations de tels groupes ».

C’est seulement par son appartenance à une communauté sous la juridiction d’un évêque canonique que le fidèle participe à la plénitude de l’enseignement et de la vie de l’Église. Comme le dit l’archimandrite Placide Deseille, l’Église « demeure une, représentée par toutes les Églises locales, qui demeurent en communion entre elles et avec les grands patriarcats et centres de communion ecclésiastiques restés fidèles à la foi orthodoxe. C’est pourquoi nous devons tenir à cette communion ecclésiastique comme à la prunelle de nos yeux, nous devons avoir la passion de cette unité dans l’Église ».

Annuaire de l’Église Orthodoxe de France 2010 / 2011

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