Ajouté le: 9 Mars 2012 L'heure: 15:14

En Terre Sainte au début de l’année

La réussite d’un pèlerinage en Terre Sainte dépend largement de la manière dont il est préparé, surtout du point de vue spirituel. Tout dépend de la succession et de la rapidité avec lesquelles on parcourt tous les objectifs, de la lecture des péricopes évangéliques au moment opportun le long du parcours, de la parole du prêtre accompagnateur, etc. Cette préparation vous permet, au cours de la visite, de réussir à accompagner Jésus Christ depuis Sa naissance jusqu’au Baptême dans le Jourdain, la vie en Galilée, la Crucifixion et la Résurrection.

Le Centre de Pèlerinages de notre Métropole a été fondé juste pour permettre aux fidèles de faire ce voyage. Ils sont allés là-bas, en Israël, ils ont vu beaucoup de choses et maintenant ils vous en font part...

En Terre Sainte au début de l’année

Le pèlerinage qu’on a fait ensemble a coïncidé plus ou moins avec le début de l’année, mais aussi avec le début d’une nouvelle étape dans nos vies. C’était un pèlerinage bien organisé, extrêmement riche (enrichissant), englobant tout: les gens qu’on a rencontrés, les événements et les endroits qui étaient très bien mis en corrélation avec les lectures bibliques, rendant ainsi possible la compréhension correcte et une succession logique des événements dans ma tête

Je voudrais offrir une présentation détaillée de ce que j’ai ressenti pendant mon voyage en Terre Sainte, mais je suis devant un grand dilemme: je n’arrive pas à trouver la meilleure façon de m’exprimer afin de vous transmettre clairement l’immense joie mêlée de l’émotion vécue tout au fond de mon cœur à chaque pas. Dieu m’a montré encore une fois Son amour et Sa bonté et Il cherche toujours l’occasion de remplir les fidèles de la richesse de Sa grâce.

J’ai beaucoup aimé les paroles du prêtre qui nous a expliqué la signification des lieux saints du Monastère Sainte-Catherine du Sinaï: « par l’amour on monte là-haut, tout près de Dieu, mais c’est seulement par l’humilité qu’on s’y maintient »... Voilà deux grands mots, amour et humilité, qui à présent acquièrent un sens plus profond, une nouvelle dimension... A partir de maintenant c’est plus facile pour moi de comprendre les paroles du père Arsenie Papacioc, qui nous enseigne qu’on ne peut pas « accueillir le Christ si on n’aime pas ceux qui nous haïssent et que notre âme ne soit pas l’habitacle de l’amour... Notre cœur vibrera toujours d’une prière sans paroles ».

Paix et calme intérieur, foi intense et santé à tous,

Gabriela et Jean Nencit, Paris

On dit que celui qui croit n’a pas besoin de miracles ou de preuves matérielles pour consolider sa foi. Mais l’approche de Dieu ne se fait pas tout simplement. J’ai souvent eu l’impression de L’avoir trouvé et lorsque j’en étais plus sûre, je Le perdais, car je ne me tenais pas près de Lui. Et je reviens à Lui pleine de repentir, en attendant Sa réprimande paternelle, mais Il m’aime et m’envoie Sa bénédiction. Et moi, comment dois-je me tenir au plus près de Lui? En priant et en Le cherchant. Et si je Le cherche, où pourrais-je Le trouver ? Dans Sa parole et dans Son œuvre.

J’ai voulu faire ce pèlerinage pour voir une partie de Son œuvre. Aller là où Il a été homme. J’ai pris mon bagage – que j’avais accumulé dans cette vie – une Bible et un livre de prières, mes joies et mes tristesses, les vêtements poussiéreux, les rêves et tous ceux que j’avais connus, présents ou partis (vivants ou morts).

J’ai été pèlerin. Un pèlerin adapté au contexte – avec la bénédiction du voyage de mon père spirituel, une super assurance médicale, la technologie touch-screen avide d’imprimer les images et les sons, les vêtements coupe-vent, la protection solaire, des réserves financières liquides et sur la carte bancaire, les horaires de repas et l’itinéraire très bien organisés, la voiture à ma disposition et le rêve « secret » de faire un « clip vidéo » en plein désert (les amis savent pourquoi). J’attendais.

Et nous voilà réveillés au petit matin, nous mettant à la course à pied dans la Ville Sainte. Bogdan déchargeait déjà sa pluie d’histoires. Je me demandais s’il n’était pas peut-être du pays et il n’en avait pas soufflé mot, tellement bien il était orienté dans l’espace.

Nous pénétrâmes dans la vieille cité. Fatiguée à cause du voyage et du changement d’air, il me semblait vivre la sensation de labyrinthe du personnage de la nouvelle « La Ţigănci » de Mircea Eliade.

Et on s’arrête. Je regarde en haut. Je vois une inscription grecque que j’essaie d’épeler. J’écoute. Où sommes-nous? C’est la maison où la Mère de Dieu est née, la maison des saints Joachim et Anne. Et moi, je me trouvais devant leur demeure. Je me rends compte soudain que j’étais venue les mains vides, sans le moindre cadeau. D’habitude, quand je vais pour la première fois chez un ami, je lui apporte quelque chose. Et maintenant j’étais venue chez quelqu’un de très cher. J’étais embarrassée. J’ai franchi le seuil et j’ai regardé discrètement autour de moi. A droite se trouvait l’église, à gauche quelques vêtements d’enfants qu’on faisait sécher et en haut, sur l’escalier il y avait un sapin de Noël. Bogdan nous dit qu’une famille prenait soin de cet endroit et qu’en bas, sous terre, en descendant l’escalier, nous allons trouver la maison de la Sainte Famille. C’était une demeure en pierre, sans fenêtres, une petite chambre à hauteur d’homme. Voilà la vie qu’ils ont menée. Je sens la paix, j’entends le silence. Père Iulian nous raconte. Je commence à y vivre moi-aussi.

Ce n’était que le début. La Jérusalem, avec toute son histoire tourmentée et controversée, les lieux par où Dieu était passé, Bethléem, Nazareth, le désert de Judée avec ses saints vigoureux, la mer Morte, le Jourdain, la Galilée avec sa mer, le Mont du Sinaï avec ses saints, nous les avons traversés par l’intermédiaire des Evangiles que père Iulian nous a lus pendant les dix jours.

J’ai eu l’impression d’avoir vécu toute une année liturgique, car toutes les grandes fêtes nous les avons marquées là où Dieu les a laissées sur la terre aux gens: la Nativité de la Mère de Dieu, la Nativité du Christ, la Présentation au Temple, l’Annonciation, toutes en ordre chronologique jusqu’à la Dormition. On a vécu dix jours la Divine Liturgie, parce qu’on a chanté ses chants doux partout où nous nous sommes arrêtés. Et on a dîné avec Jésus.

Un tel pèlerinage est un cadeau que je souhaite à tous, plus ou moins connaisseurs de Dieu. Seigneur Jésus Christ, par les prières de tous les saints, aie pitié de nous, pécheurs. De tout cœur,

Mihaela Pipirig, Bruxelles

Face à face

« Va dire à Mes frères » (Jean 20, 17). C’est le message et en même temps l’engagement que doivent assumer tous ceux qui arrivent et se prosternent sur les lieux saints. C’est notre responsabilité de transmettre à ceux qui sont restés chez eux ce que nos yeux ont vu, nos oreilles ont entendu et nos cœurs ont senti, pour qu’ils s’affermissent dans leur foi, pour l’amour de Dieu et pour qu’ils soient convaincus qu’Il prend soin de nous tous, tout comme le ferait un Frère aîné. Je me suis sentie comme un invité dans les lieux où Dieu a vécu, est mort et ressuscité. Personne ne visite quelqu’un seulement pour manger, mais pour se réjouir d’un véritable échange amical d’impressions, d’une communication plus étroite, plus chaleureuse avec celui qui nous a invités. Ce n’est pas une chose insignifiante que d’aller sur les lieux saints. Cet accueil, cette rencontre de Dieu dans les lieux où Il a vécu, cela représente en fait pour moi une rencontre réelle, en tant qu’être créé, avec mon Créateur. C’est ce qu’on appelle le « face à face ». C’est une rencontre révélatrice, puisqu’on se rend compte que chaque pas qu’on a fait vers Dieu, chaque geste, chaque offrande qu’on Lui a destinée, pour que l’on s’approche de Lui, pour mieux Le connaître, tout cela ne fait que nous rendre plus grands et nous conduire vers cette rencontre « face à face », où rien n’est caché, où chacun se trouve complètement mis à nu, sans secrets ou stratégies de dissimulation, sans équivoques, où chacun connaît l’autre: Je te connais, tu Me connais. Et tel que Job, on s’exclame: « Je ne savais de Toi que ce qu’on m’avait dit, mais maintenant, c’est de mes yeux que je T’ai vu » (Job 42, 5). Et plus deux amis se connaissent, plus leur joie de dîner ensemble devient entière. Voilà la joie dont Dieu nous a fait part! Et tout comme un ami qui ne nous laisse pas partir de chez lui les mains vides, Dieu nous a donné Sa grâce à profusion, nous a donné Sa bénédiction et nous a affermis par Ses paroles: « Et sachez-le: Je vais être avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).

Iuliana Trancă, Paris

J’ai toujours voulu me sentir plus proche de Dieu et j’ai réussi pendant ce pèlerinage. J’ai eu l’impression d’avoir « visité » Dieu et Sa puissante présence m’a fait pour quelques moments désirer y rester, ne jamais détruire ce lien étroit établi entre Lui et moi aux lieux saints. Puis je me suis rendue compte que j’ai « monté un degré » vers Dieu et que je pourrais garder cette place où que je sois. Cela ne dépend que de moi.

Je recommande ce pèlerinage à chacun qui veut « monter un degré » vers Dieu et pas seulement.

Camelia Ilie, Telford, Angleterre

Traduit du français par Maria Coresciuc

En Terre Sainte au début de l’année

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