Ajouté le: 4 Septembre 2012 L'heure: 15:14

Fragments neptiques (septembre 2012)

Fragments neptiques (septembre 2012)

Toute la Liturgie
N’est qu’un Vent
Qui descend et souffle
Toujours plus puissant
Par les bouches ouvertes en prière
Dans la grotte des brebis desséchées
De ce monde

Jusqu’à les revêtir
Du corps et du sang
Par lesquels elles pourront retourner
Au Ciel...

Aussi
Ne communient que les aveugles
Affamés
Que s’emplisse leur orbite vide
De la vision de Dieu

Et les estropiés assoiffés
De pouvoir aller
Au-delà d’eux-mêmes...

Seuls les affamés
D’un cœur fait
De chair
D’amour
Seuls les assoiffés
Du Ruisseau de la Vie
Leur coulant dans les veines...

Seuls les affamés et assoiffés
Du Fils
Tombant dans les bras du Père
Avec leur propre corps...

Marius Iordăchioaia, Seulement...

Pour la conscience des premiers chrétiens, la participation à l’Eucharistie n’était ni un devoir ni une obligation, comme on l’interprète aujourd’hui dans le droit canonique. Elle était l’expression vivante et spontanée de l’appartenance à l’Eglise. Tous ceux qui partipaient à l’assemblée eucharistique communiaient aux saints Mystères, et ne pas communier était impensable.

Ainsi, de même que, de nos jours, l’officiant ne peut pas ne pas communier à la liturgie eucharistique, de même les fidèles participant à l’assemblée eucharistique de l’Eglise primitive communiaient tous, parce que tout le peuple célébrait l’Eucharistie. Il n’y avait pas de fidèles assistant à la liturgie eucharistique, tous y participaient. Ceux qui ne pouvaient y participer étaient préalablement éloignés et, après l’homélie, les diacres surveillaient les portes, afin que nul étranger ne pût entrer.

Aucun rituel liturgique, depuis les plus archaïques jusqu’aux plus modernes, ne prévoit d’« assistants » à l’assemblée eucharistique... Etant donné que l’Eglise prie pour les catéchumènes, les pénitents, les possédés, les fidèles qui participent à l’Eucharistie, elle devrait également prier pour ceux qui y « assistent »... La conscience chrétienne moderne ne se rend pas toujours compte de la rupture tragique que constitue le fait de participer aux prières eucharistiques tout en s’abstenant, volontairement ou non, de la communion.

Nicolas Afanassieff, L’Eglise du Saint Esprit

L’union au Seigneur dans l’Eucharistie est une union plénière précisément parce qu’Il est actif en nous, non plus seulement par la seule énergie infusée en nous par son Esprit, mais avec son corps et son sang, imprimés dans notre corps et notre sang. Et, là où est son corps et où est son sang, Il est présent et actif de façon plénière dans la personne-même des fidèles. La personne elle-même du Christ, qui est le sujet de son corps et de son sang, se fait donc par l’Eucharistie le sujet direct de notre corps et de notre sang : à ceux-ci, de façon intime, sont unis son corps et son sang, qui ont donné ainsi leur qualité à notre corps et à notre sang, en s’imprimant en eux, et qui ont uni leur activité et leur sentiment aux activités et aux sentiments de notre corps et de notre sang.

Puisque chacun de nous est le sujet de son corps et de son sang et des activités pénétrées par le corps et les activités du Christ, nous nous trouvons ensemble sujets avec le Christ de notre propre corps devenu également son corps, ou de son propre corps devenu également notre corps. En réalité, la vie immortelle croît en nous à partir de l’intimité concrète et suprême avec la Personne divine du Verbe dans laquelle nous sommes entrés, dans laquelle nous demeurons et croissons par l’Eucharistie; cette Personne a réalisé la possibilité de cette intimité avec nous et de la communication de sa vie divine à notre corps, par le corps humain assumé par Elle, empli de cette vie par sa mort réelle, par la victoire sur la mort supportée par Elle, par son état de mort sacramentelle et de résurrection.

Par cette intimité et cette communication parfaites avec lui, nous vivons les états, les sentiments et les activités du Christ et Il vit les nôtres, pénétrées et qualifiées par les siennes. « Maintenant, c’est, non pas moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi », dit le saint apôtre Paul (Gal. 3, 20). En réalité, l’union totale du Christ à nous, réalisée par l’Eucharistie, est le témoignage suprême de son amour pour nous, et constitue la base le communication mutuelle parfaite de lui et de nous. « Le Christ a fait cela en nous élevant à un plus grand amour pour lui, et, en montrant son amour pour nous, Il a donné à ceux qui le veulent, non seulement de le voir, mais également de le toucher, de le manger, de mettre leurs dents dans son corps et de s’unir à lui, pour accomplir tout leur désir », comme le dit saint Jean Chrysostome (Homélie 46, sur l’évangile selon Matthieu).

P. Dumitru Stăniloae, Théologie dogmatique orthodoxe

Je ne suis pas digne que Tu entres dans mon cœur
Ni sous le toît de mon corps de mort
J’ai envoyé l’Eglise te prier elle-même
Avec l’encens de ses saints murmures...
Je ne me considère pas digne de venir à toi
Je te crie de loin comme un possédé
Qui se taillade avec les pensées dans le cimetière
de soi-même
Parmi les tombeaux vivants de chaque péché...
Je ne suis pas digne que me touche le serviteur
Tourmenté de froid sur ma poitrine
Et pourtant, Jésus, écoute ma prière:
Par ton Nom, guéris ma vie!

Marius Iordăchioaia, Prière pour la guérison de la vie

Fragments neptiques (septembre 2012)

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