Ajouté le: 9 Avril 2012 L'heure: 15:14

Sur l’effroi de la nature à la mort du Seigneur

St Nikolaï Vélimirovic, Prologue d’Ochrid

« …et la terre trembla et les rochers se fendirent » (Mt. 27, 51)

 

Sur l’effroi de la nature à la mort du Seigneur

Oh, quel terrible blâme pour l’homme ! La nature sans vie reconnut Celui que les hommes étaient incapables de reconnaître. Toute la création muette trembla et éleva sa protestation à sa manière propre et  en son langage à elle. La terre muette tremble – ce qui est son langage. Les rochers sont fendus – ce qui est leur langage. Le soleil refuse sa lumière – ce qui est son langage. Toute la création proteste à sa manière, car toute la création est obéissante, comme Adam le fut une fois au Paradis. Toute la création Le connaît comme Adam autrefois au Paradis. Comment se fait‑il que la création irrationnelle le connût et lui fût obéissante, nous ne le savons pas. C’est une sorte d’instinct secret de la création,  qui lui vint par la parole créatrice de Dieu. Cet instinct de la création irrationnelle a une plus grande valeur que la compréhension humaine, enténébrée par le péché. De tout ce qui existe, rien n’est plus aveugle que la compréhension humaine quand elle est enténébrée par le péché. Car  non seulement elle ne voit pas ce que la création voit, mais elle voit ce qui est contraire à l’être, contraire à Dieu, contraire à la vérité : degrés d’aveuglement au‑delà de la cécité,  et chiffres en dessous de zéro. C’est l’homme plus bas que la création. Car, tandis que les prêtres de Dieu à Jérusalem ne reconnurent pas leur Dieu, les orages et les vents Le reconnurent, les plantes et les animaux Le reconnurent, les mers et les rivières, la terre, les rochers, les étoiles, le soleil, et même les démons. Honte à l’homme !

La terre trembla, les rochers se fendirent, le soleil fut obscurci à la fois par courroux et par douleur. Toute la nature fut plongée dans la douleur face à la Passion du Fils de Dieu, Passion qui réjouissait les prêtres de Jérusalem. Protestation, douleur – et crainte. Toute la création fut effrayée à la mort de Celui qui l’avait appelée du néant à l’être et à se réjouir d’être, comme si elle voulait dire : « Avec qui restons‑nous maintenant, et qui nous soutiendra, maintenant que le Tout‑puissant a rendu l’esprit ? »

Oh, mes frères, ayons honte de cette protestation, de cette douleur et de cette crainte de la création muette, et crions avec repentance vers notre Conquérant : « Pardonne‑nous, O Seigneur compatissant, pardonne‑nous ; car en vérité, toutes les fois que nous péchons et T’offensons, nous ne savons pas ce que nous faisons. »

A Toi gloire et louange à jamais. Amen.

Traduit de l’Anglais (Version de Mother Maria) par Anne Monney

Sur l’effroi de la nature à la mort du Seigneur

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