Ajouté le: 15 Décembre 2011 L'heure: 15:14

Parole du Métropolite (décembre 2011)

Parole du Métropolite (décembre 2011)

Dans la nuit sainte de Noël nous recevons à nouveau dans le monde, au milieu de nous, Celui qui a tout fait par la puissance de Sa divinité, puissance divine qui se manifeste dans Son amour pour les hommes. Le Fils et Verbe de Dieu naît aujourd’hui de la Vierge Marie, dans la grotte bénie de Bethléem. Dans notre histoire humaine l’amour de Dieu pour nous, hommes, a « un visage et un nom » en l’Enfant né dans la crèche : Jésus Christ. En Lui, le Dieu en Trois Personnes Lui‑même montre tout l’amour qu’Il a en Lui pour nous, qui sommes à Son image et à Sa ressemblance. L’amour divin de l’éternité vécu dans le Dieu Unique, mais en trois Personnes, nous est communiqué mystérieusement aujourd’hui en Jésus Christ. Créés à l’image et à la ressemblance de l’Amour‑même, mais déchus, tués par le manque de confiance et la désobéissance envers Celui qui est Bon et Aimant et qui nous a donné la vie par Son amour ineffable, nous nous retrouvons aujourd’hui dans l’amour salvateur que l’Enfant Jésus nous apporte dans la crèche des animaux, à Bethléem.

« Le Tout‑Bon » ne nous aime pas avec un amour étranger, mais en Se donnant Lui‑même à l’amour humain, faible et limité, afin que celui‑ci Lui réponde, Le reçoive et reçoive Son amour et le vive avec Celui qui le lui donne. « A ceci nous avons connu l’Amour – nous dit Saint Jean l’Evangéliste: Celui‑là a donné Sa vie pour nous… » (1 Jean 3, 16).

C’est pourquoi nous disons que nous ne recevons pas Celui qui vient au monde, l’Enfant Jésus, seulement sur la terre et dans les choses terrestres – la création et les dons que Dieu nous a faits – mais nous Le recevons surtout et avant tout dans nos cœurs. Lui‑même, le Fils Seul‑engendré par la bienveillance du Père Céleste, nous a reçus dans Son cœur, plein d’amour, nous apprenant par cela qu’Il est l’Amour‑même, que le Dieu Trinité « est Amour » (1 Jean 4, 8). Dans l’Enfant Jésus nous recevons aujourd’hui Dieu – l’Amour‑même ! Dans son infini, l’amour de Dieu vient à nous sous le visage de l’Enfant humble pour que nous puissions Le recevoir sans être comblés de Sa grandeur et de Sa gloire, sans être consumés par Sa lumière éclatante, comblés par Son infinité.

Chers frères et sœurs,

« En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous – nous dit Saint Jean l’Evangéliste – Dieu a envoyé Son Fils Seul‑engendré dans le monde, afin que nous vivions par Lui. » (1 Jean 4, 9) Humble chantre de l’amour divin aux portes de nos cœurs, le Christ attend qu’on Lui ouvre, qu’on Le reçoive et qu’on Le réchauffe dans le secret de notre cœur même avec le peu d’amour que nous avons. Le don qu’Il nous apporte c’est Sa Vie‑même, qu’Il dépose maintenant pour nous, comme homme et Dieu, dans les mains du Père Céleste par Lequel Il S’est offert à nous. Mais qu’attend‑t‑Il de nous ? « Bien‑aimés, Si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres » (1 Jean 4, 11), nous dit Saint Jean l’Evangéliste.

Nous pouvons donc nommer la fête de la Nativité du Seigneur « la fête de l’amour divin qui s’offre aux hommes », mais qui nous donne la force d’aimer comme Dieu nous aime. Voici donc le plus grand don que nous recevons : que nous puissions nous aimer les uns les autres comme Dieu nous aime ! C’est un grand don, mais difficile à porter dans la vie de ce monde ! Nous connaissant et voyant nos faiblesses nous n’osons pas croire que nous pourrions aimer comme Dieu nous aime, même si le Christ nous dit d’oser en Son nom, car Il a « vaincu le monde ». Quelle était Sa victoire sur le monde ? Est‑ce celle des armes, ou du pouvoir ? Non, mais celle de l’amour sacrificiel, par lequel Il S’est donné Lui‑même, c’est‑à‑dire qu’Il S’est fait don pour nous, nous aimant jusqu’à la fin. Son amour sacrificiel commence dans la crèche des entrailles devenues ciel de la Vierge Marie, ensuite dans la crèche des animaux, devenue elle aussi ciel, pour qu’il puisse continuer dans la crèche de notre cœur qui peut lui aussi devenir ciel, par amour. Nous recevons aujourd’hui Celui qui chante à la porte de notre cœur, pour le faire Ciel, par amour.

Prions le Seul‑engendré du Père, qui naît de la Toujours‑Vierge Marie pour notre salut, de nous donner la force de nous aimer les uns les autres. Que pourrions nous mettre à la place de l’amour dans notre vie : la souffrance de la haine, la souffrance du ressentiment, la souffrance de la solitude, la souffrance de la maladie, la souffrance de la mort ? C’est celles‑ci que le Christ est venu guérir par Sa naissance.  C’est pourquoi, frères et sœurs, nous sommes aujourd’hui assurés que nous pouvons, en Christ, pardonner et aimer ceux qui sont injustes à notre égard, être à côté de ceux qui sont seuls, consoler ceux qui sont dans la souffrance, car Le Christ nous a donné par Sa Nativité Son amour au‑dessus de toute faiblesse, qui guérit tout en nous et qui apporte le Ciel tout près de nous.

Je prie « le Tout‑Bon » dans ce moment de grande joie et d’espoir pour toute l’humanité de vous consoler, vous qui êtes dans des souffrances de toutes sortes, de vous réconcilier, vous qui êtes dans la discorde, de vous réjouir, vous qui êtes tristes, de vous protéger, vous qui êtes en danger, de vous affermir, vous qui portez un enfant dans votre sein, de donner aux parents la sagesse bienfaisante, de « tourner les cœurs des enfants vers leurs parents, et ceux des parents vers leurs enfants », de combler vos cœurs de l’amour qui guérit.

† Le Métropolite Joseph
(Lettre Pastorale Noël 2011)

Parole du Métropolite (décembre 2011)

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