Ajouté le: 10 Octobre 2011 L'heure: 15:14

Le Révèrend Père Archimandrite Arsenie Papacioc (1914 – 2011) (I)

Le Révèrend Père ArchimAndrite Arsenie Papacioc (1914 – 2011) du Monastère „Sainte Marie” Techirghiol a l’occasion de sa naissance à l’éternité

 

Le Révèrend Père Archimandrite Arsenie Papacioc  (1914 – 2011) (I)

Le Révèrend Père Archimandrite Arsenie Papacioc est né le 15 août 1914, à Misleanu, dans la commune de Perieti (département de Ialomita). Il est l’un des plus grands et des plus connus pères spirituels roumains. A partir de 1976, il devint le père spirituel du monastère „Sainte Marie” de Techirghiol (département de Constanţa). Le Père Papacioc est passé par les prisons communistes où il a souffert aux côtés du Père Iustin Parvu, Ioan  Ianolide, Valeriu Gafencu, Nichifor Crainic, Mircea Vulcănescu et bien d’autres. En 1941, sous le régime du Maréchal Ion Antonescu, il fut arrêté et condamné pour son appartenance au Mouvement Légionnaire. En 1946, après sa libération, il devint moine au Monastère Antim de Bucerest où il resta jusqu’en 1949. De 1949 à 1950, il fut sculpteur à l’Institut Biblique et, en 1951 il devint prêtre au Séminaire du Monastère de Neamt. De 1952 à 1958, il résida au Monastère Slatina. En été 1958, il fut de nouveau  arrêté à cause de son appartenance au groupe „Le Buisson ardent”. Condamné à 20 ans de travaux forcés, il bénéficia de la grâce présidentielle de 1964 et fut ainsi libéré du camp d’Aiud. Il était le septième enfant de Vasile et Stanca, et fut baptisé sous le nom d’Anghel. Dès le plus jeune âge, Anghel fit preuve d’une très bonne mémoire et une vive intelligence. Bien souvent, il était le premier de la classe et recevait alors la couronne d’honneur. Le jeune Anghel Papacioc devint membre du cercle littéraire constitué autour de la revue „Vraja” (Le sort). Ses capacités physiques autant qu’intellectuelles, lui valent d’arriver deuxième au concours de saut et premier au concours de vitesse, lors des épreuves interscolaires de Bucarest. A l’âge de 20 ans, Anghel, qui avait une grande foi, eut le désir d’entrer au Monastère Frasinei (dép. De Valcea). Le Staretz du Monastère, le Père Siméon, le refusa en lui disant: „Je ne peux pas te recevoir comme frère. Je vois que tu es un peu trop âgé et je ne peux pas te mettre aux boeufs. Que vont dire les frères: celui là, tu le gardes à la chancellerie et nous, tu nous mets à la dure?”. Mais Anghel ne renonça pas à son idée et alla au Monastère Cozia, où il fut reçu dans l’ordre monastique. C’est là bas également qu’il donna des cours d’éducation civique aux élèves. Parce qu’il parlait de Jésus Christ aux enfants, les communistes de Ramnicul Valcea lui interdirent de dispenser un enseignement chrétien. Il dut ainsi quitter le monastère et se retira dans une propriété que les moines de Cozia avaient près de Caracal. Il demeura là bas un an et demi, avant que le Père Gherasim Iscu, Staretz du Monastère Tismana ne vienne le chercher. Celui-ci le cacha alors à Ciclovina. Monseigneur Firmilian Marin, alors Mitropolite d’Oltenie, apprit son existence et lui proposa le poste de spirituel du Séminaire Théologique. Cependant, la Securitate (Police politique) ne fut pas d’accord avec la décision du Mitropolite et Anghel fut placé au Monastère Sihastria. C’est là qu’il reçut l’habit monastique, lors d’une cérémonie célébrée par le Père Sofian Boghiu et le Père Benedict Ghiuş. Ses parrains de monachisme furent le Père Petroniu Tănase (né au ciel le 23.02.2011, après la naissance au ciel de son fils spirituel, le Mitropolite Bartolomeu Valeriu Anania, le 31.01.2011). Après avoir reçu la prêtrise, le Père Arsenie Papacioc fut nommé Père spirituel du Séminaire Monachal de Neamt. Par la suite, il fut appelé au Monastère de Slatina où il fut nommé Higoumène. C’est là qu’il fut arrêté et amené à Suceava, où il fut mis en garde à vue durant 90 jours, battu et torturé, pour des accusations sans fondements réels. Après plusieurs années de détention, d’interrogatoires interminables et de déplacements d’un pénitencier à un autre, du camp de travaux forcés de Vaslui à la terrible prison d’Aiud, le Père Arsenie Papcioc fut libéré et il lui fut permis de servir dans une paroisse du département d’Ardeal. En 1976, il fut appelé au Monastère „Sainte Marie” – Techirghiol, où il était possible de le encontrer jusqu’à aujourd’hui, 19 juillet 2011...

Il y a trois ans, en 2008, je suis allé au Monastère „Sainte Marie” Techirghiol – Constanta au mois d’août, ce véritable trésor de la spiritualité orthodoxe authentique. J’y étais déjà venu plusieurs fois, et ai toujours été très impressionné par tout ce que je voyais et entendais dans ce saint lieu, qui nous invite à laisser en entrant non seulement nos chaussures, mais aussi notre état misérable...

A chaque arrivée, je me trouvai en présence d’une fête, celle du rassemblement des roumains du monde entier,  se réjouissant sincèrement de ce joyau de notre Eglise ancestrale, durement malmenée dans cette zone au cours de notre histoire. L’existence de ce Monastère est perçu par eux comme une victoire de Dieu, qui se soucie de nous par amour et pour notre salut!...

Dans cette laure véritable source de paternité spirituelle, je fus plusieurs fois enseigné et conseillé à propos de l’Eucharistie, de la déification de l’homme, et de la façon dont nous pouvons témoigner de notre foi, sur notre route vers la sainteté, avec le Bienheureux Père Archimandrite Arsenie Papacioc – originaire de Ialomita, qui a souffert le martyr des prisons communistes...

Ces derniers temps, beaucoup de pères spirituels nous ont quittés : trois pendant l’année passée ; les deux premiers sont le Mitropolite Bartolomeu Valeriu Anania et le Père Petroniu Tănase. L’heure est venue également pour le Père Arsenie Papacioc – qui restera dans nos souvenirs et nos consciences grâce à beaucoup d’enseignements et de faits merveilleux, en particulier ses encouragements, et l’aide apportée à de nombreux théologiens pour défendre et promouvoir la foi orthodoxe pendant les dures années de la dictature communiste. Il fut un bon berger de la Tradition, et un pasteur réceptif aux nouveaux problèmes de la société. Il était élégant et ordonné, hospitalier et érudit. Un prêtre distingué du culte orthodoxe, et un homme de culture, sage, un servant de l’Eglise et du peuple roumain. Il demeure dans nos coeurs par son caractère, son honneur et sa dignité, par sa voix chaleureuse, mais en même temps décidée et ferme; sa grande culture, pas uniquement théologique, résultat d’un travail assidu ; sa lucidité et son esprit critique, accompagnés de beaucoup de compréhension et d’empathie ; son sens de la discipline, qu’il appliquait d’abord à lui-même, sa rigueur à la fois académique, dogmatique, liturgique et canonique révélée dans sa conduite des offices et ses homélies ; son comportement, sa manière d’être avec chacun d’une façon particulière et unique, très respectueuse, accessible et ouverte, résultat d’une „éthique du bon sens”, cultivée durant toute sa vie et de plus en plus rare aujourd’hui!... Le Père Archimandrite Arsenie Papacioc a été aussi un homme d’une sincérité, d’une discrétion et d’une modestie hors du commun, qui m’ont inspiré une grande confiance, un état de confort spirituel et un amour grandissant des valeurs pérénnes de la spiritualité et de notre culture authentique!...

Sachant, par ma propre expérience, que chaque rencontre avec le Père Archimandrite Arsenie Papacioc a été source d’enrichissement spirituel et de joie, telles celles des disciples avec les grands philosophes de l’Antiquité comme Platon, Plotin, Socrate, Aristote, qui enseignaient sagesse, abnégation et don se soi, je songe aussi également avec quelle rapidité nous oublions ces personnalités de la culture et de notre spiritualité, et quelle est notre ingratitude envers eux, qui nous ont tant offert.

Personnellement, je me sens très honoré d’avoir eu le bonheur et la grande chance de rencontrer et de connaître le Père Archimandrite Arsenie Papacioc – grande personnalité de la culture et de la spiritualité de ces contrées, ayant la conviction et l’espoir que nous saurons être reconnaissants envers ceux qui nous ont précédés, conformément aux mérites de chacun, bien que, de nos jours, nous apportions souvent hélas, plus de crédit à des personnes aux origines incertaines, attirés par leur côté plus exotique et plus spectaculaire!... Mais, nous restons convaincus que ce qui est noble demeure et ce qui est de peu de valeur disparait !...

Et, comme je le disais au début de cet article „in memoriam”, ici, dans le berceau de notre spiritualité, j’ai parlé avec le Bienheureux Père Archimandrite Arsenie Papacioc, adordant avec lui les thèmes essentiels de l’Eucharistie, de la déification et de notre salut, de la nécessité de vivre une existence chrétienne, sur un chemin vers la sainteté. Il m’a répondu, avec son grand amour et son expérience, et nous offrons ce qui suit aux croyants intéressés, en souvenir du Bienheureux Père Arsenie Papacioc: mémoire éternelle!

Interview avec le Père Archimandrite Arsenie Papacioc du Monastère „Sainte Marie” Techirghiol, département de Constanta

Nous comunions pour être toujours avec le Christ, parce qu’il n’existe pas qu’une seule communion avec les Saints Mystères, mais aussi une communion spirituelle, c’est-à-dire cette perpétuelle présence de notre coeur à Dieu...

Père Arsenie, permettez moi d’abord de vous remercier pour cet interview que vous m’accordez dans votre grand amour, ensuite de vous demander : Qu’est-ce que la Sainte Communion, Père Arsenie, et quel est son rôle dans le salut du croyant?

C’est la question la plus importante. Tous les croyants savent ce qu’est Dieu. Le Christ dit cette parole divine: „Je serai  avec vous jusqu’à la fin des temps”. Il dit également: „Celui qui ne mangera pas mon corps et ne boira pas mon sang n’aura pas de vie en lui et n’aura pas de part avec moi”. On comprend que cette réception du Corps et du Sang du Christ, te conduit jusqu’à Lui, comme Dieu, par l’intermédiaire de la grâce. Et quand tu vas à Lui, tu es grand comme Lui. De même, lorsque tu communies, Il viens à toi, Il se fait petit comme toi. C’est ce que disent les grands Saints. Donc, c’est une identité de fils, divine. Il n’y a aucune crainte à parler ainsi. C’est Lui, ce n’est pas un autre qui nous l’a promis. Parce que Dieu peut tout faire, sauf une chose: ne pas tenir parole. Et voilà qu’il tient sa promesse d’être avec nous constamment. Les anges, là haut, qui ont beaucoup de particularités mystérieuses pour les hommes, mais que Dieu a bien voulu nous découvrir, nous savons qu’ils n’ont pas le pouvoir qu’à l’homme de s’élever jusqu’à Dieu, de devenir Dieu par la grâce. Ils sont dans une heureuse obéissance et un heureux accomplissement de la volonté de Dieu, pensante, mais ils n’ont pas ce pouvoir. Ils ont, eux aussi, un processus de purification, mais non au sens de la passion, ils découvrent de nouveaux mystères par les ordres qu’on leur donne. Ceci est supérieur ou une joie supplémentaire. Nous, nous l’appellons purification pour qu’on comprenne que nous avons été sous l’emprise de la passion. Voyez toutes les puissances célestes: les Séraphins, Chérubins, les Dominations, Trônes, Principautés, Archanges, Anges – sont créés par les mots. Mais pas l’être humain. Dieu l’a fait de ses mains et comment : à son image. Il est facile de parler ainsi, parce que c’est l’enseignement de l’Eglise. Et lorsque tu t’arrêtes sur ces attributs, qualités, dons, tu te vois à son image. Et alors, voilà bien que nous avons une identité divine et par la restauration qu’a amené le Christ, nous chérissons comme Il chérit. L’homme devrait, de manière retrospective, se retrouver soi-même et répondre à la question posée: Où étais-tu lorsque tu n’étais pas en toi? Il n’est pas permis de perdre un moment, un temps, pour autre chose. Dieu nous a faits seulement pour Lui, donc Il prétend à ce que nous soyons présents seulement à Lui. Nous ne pouvons interrompre les activités sociales et ce que nous avons à faire, parce que c’est Lui-même qui nous les ordonne. Il nous a donné les dons pour que nous les accomplissions, pour que nous les amenions à leur perfection. Mais en ayant toujours à l’esprit Celui qui est.

Et voici un exemple parlant: deux jeunes, Ioana et Ionel, se sont mariés. Après le mariage, Ioana est passée à la cuisine – ce qui n’est pas un rabaissement, mais est propre à la femme, pour que l’homme puisse être libre afin de résoudre les problèmes au dehors. Et Ionel est allé au travail. Mais elle, non expérimentée, émue, a brûlé la nourriture et a peur de ce que dira Ionel. Cette conscientisation est un grand don de Dieu pour tout homme! Et Ionel est rentré. Et elle, avec pleurs et plaintes lui a dit: „Mon cher Ionel, j’ai brûlé la nourriture”. „C’est pas grave, ça ne m’intéresse pas. Mais pourquoi n’as tu pas pensé à moi toute la journée? C’est cela qui m’intéresse”. Et bien, c’est ce que va nous demander Dieu, Qui nous a donné un coeur fort pour que nous comprenions les cieux, l’éternité, pour que nous contrecarrions le mal, pour que nous combattions les diables, qui nous a donné cette force d’être des dieux selon la grâce, le bonheur de servir la grande Vérité – car c’est ça la vraie joie et liberté – : Pourquoi n’avez-vous pas pensé à moi ? C’est sans aucun doute, de manière logique, que ce sera comme ça. Et je crains que nous ne répondions très difficilement. Nous, les orthodoxes, nous n’appuyons pas tant que ça sur la pédale de la connaissance, sur cette formation intérieure, d’humilité, pour que nous soyons écrits là haut nous aussi, dans le grand livre. Et l’homme qui est devenu humble, a véritablement conquis les cieux, c’est-à-dire Dieu. Non pas une humilité rationnelle, mais une humilité humble, vécue.

Quelqu’un me demandait lors d’une autre interview : „Père, comment nous débarrasser de satan, du diable?”. „Que devenons nous sans le diable?”, lui répondis-je. Parce que c’est Dieu qui le laisse nous tenter. Le Sauveur aurait pu le tuer! Il n’est pas venu pour blaguer, pour faire du théâtre et des démonstrations. Pourquoi, si Il lui a pris les cornes, les forces et les prétentions, l’a t-Il laissé – comme disent les saints Pères- rien qu’avec le bout de sa queue? Il l’a laissé parce que c’est nécessaire que nous nous polissions de toutes les manières, par ses attaques, que nous connaissions mieux les grandes vérités. Il est toléré. Ce n’est pas une puissance. La grande erreur des hommes c’est qu’ils ont peur. Sans aucune image, il n’a aucun pouvoir. Regardez, nous sommes des pousses dans le tronc. D’où viens toute la sève, toute la puissance, le bourgeonnement, la fructification? Il n’a aucune vie. Il n’est pas une pousse. Tout est de Dieu: „Sans Moi vous ne pouvez rien faire”. Ca a été ignoré et négligé dans la vie des chrétiens. Si le chrétien pensait toujours à ça, il vivrait un état de présence qui est plus plaisant que le besoin. Le synode de Carthage de l’an 419 a donné le canon 124 dans lequel il est dit, en lien avec ces dires du Sauveur Jésus Christ: « Si tu crois que tu peux être quelque chose, sois un anathème ». Cela m’a beaucoup plu parce que c’est une vérité, mais aussi parce que l’Eglise a la charge de nous rappeller que tout ce que Jésus a dit est vrai et digne d’être suivi. Il n’est rien d’utopique, imaginaire, rien n’est impossible. Il a dit que ce sera plus dur. Possible! Mais tu développes les problèmes avec tes propres forces? C’est ça l’erreur. Tu dois les développer en demandant sans cesse l’aide de Dieu, parce que si ce n’est pas dans le pouvoir des hommes, Dieu peut tout faire. C’est ce qui m’a plu dans ce synode, parce qu’ils ont pensé à nous sensibiliser au fait que nous sommes des pousses qui ne peuvent pas porter de fruits sans vie. D’aucune manière! Vraiment d’aucune manière! Si une pousse demeure sans vie, elle sèche très vite. Alors, notre Seigneur Jésus Christ a offert que nous mangions Son corps et Son sang pour que nous soyons toujours des Dieux.

Tu ne dois pas faire l’erreur de te comparer aux grands personnages. Parce que ce n’est pas par leurs acèse qu’ils se sont déifiés. Mais par la grâce de Dieu, pour leur présence. Toi aussi, si tu as cette présence, tu as parcouru la destinée pour communier et tu n’est pas différent des grands de ce monde. Mais là se pose un problème avec des aspects techniques. Quand est-ce que nous communions? Ce n’est pas le temps qui décide. C’est une erreur. C’est l’intensité de ta croyance qui décide, ton coeur. Comme le dit Saint Jean Chrysostome: Tu veux lui donner des années? Soigne sa plaie! C’est ça le but du père spirituel. Et si il soigne sa plaie, tu le rends capable de rencontrer le Christ par la communion. Nous ne communions pas parce que c’est Pâques ou Noël. Nous communions pour être toujours avec le Christ, parce qu’il n’existe pas seulement la communion avec les Saints Dons, mais également une communion spirituelle, c’est-à-dire cette présence perpétuelle de notre coeur en Dieu.

Dans le monde des fidèles, des gens de foi et des pères spirituels, il y a eu de grandes discussions sur le rythme des communions. Certains disent que tous les 40 jours, c’est cela qui convient. Mais ce n’est pas le temps qui décide, mais ta préparation intérieure, parce que face à un événement si important, pour que tu prennes Dieu, il te faut réellement une préparation. Ce nombre de 40 ne doit pourtant pas être ignoré. Tout d’abord, qu’est ce que cela signifie 40?  Très cher, tout d’adord, un temps choisi par Dieu : la tempête au temps de Noé a duré 40 jours; Moise est resté 40 jours sur le Saint Mont Sinaï ; Notre Seigneur Jésus Christ a jeuné 40 jours ; les carêmes de Pâques et de Noël durent 40 jours. C’est une période suffisante pour te préparer au grand évènement qui suit, évènement écclésiastique, sauveur. Le coeur se forme le quarantième jour après la conception de l’enfant. Le quarantième jour après la mort, le coeur entre en putréfaction. Nous, nous sommes restés aux 40 jours de manière traditionnelle, ce qui n’est pas tellement recommandé. Tu communies continuellement avec Jésus Christ, spirituellement, et quand tu te prépares aussi par le jeûne, la privation et l’abstinence... Le jeûne n’est pas la seule condition. Tu ne le fais pas parce qu’on t’as dit de le faire, mais pour humilier le corps, pour renoncer à toute une série de départs vers le mal: avidités, adultères, jugements. Tu jeûnes avec des procès, des disputes, avec des procureurs et des avocats? Ca non. Alors, la communion est en fonction de ta pureté et la de la pureté de ton âme. L’âme est la profondeur la plus profonde de notre être. Je pourrais dire que c’est un être en plus dans notre être. Pourquoi Dieu dit-il: „J’ai fait ton coeur pour que nous habitions en lui”? Il ne vit pas partout? Dieu, qui se sent tellement loué dans les cieux, qui part vivre dans un coeur d’homme. C’est le lieu qu’il a fait spécialement pour y être accueilli. L’esprit est subordonné au coeur. Notre être de réelle réponse et de véritable joie par union avec Dieu, c’est le coeur. La pureté du coeur serait donc un motif qui doit être respecté en vue de la sainte communion avec le Corps et le Sang de notre Sauveur Jésus Christ. Communier avec le Corps et le Sang de notre Sauveur Jésus Christ signifie, je répète, être un avec Lui, être vraiment un auteur de Ses paroles et reconnaître vraiment que tu aurais été perdu, et que tu es, gâce à Lui! Parce que, oui, tu as besoin de te perdre. Mais pas au sens de quitter le véritable enseignement, mais de renoncer à une identité déchue ou strictement humaine et de te retrouver en une personnalité angélique.  La Sainte Communion est vraiment le don le plus extraordinaire de la part des cieux, pour que Dieu maintienne plus en avant ce qu’il a dit: „Je serai toujours avec vous” et „Celui qui ne mangera pas mon corps et ne boira pas de mon sang, n’aura pas la vie éternelle...”.

(a suivre)

Stelian Gomboş

Le Révèrend Père Archimandrite Arsenie Papacioc (1914 – 2011) (I)

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