publicat in Homélies et sermons pe 19 Septembre 2022, 12:52
Saint Nikolaï Velimirovic, « Prologue d’Ochrid »
« Mais je crois juste tant que je suis dans ce corps, de vous tenir en éveil par mes rappels, sachant qu’il est proche pour moi le moment où je devrai quitter ce corps, comme le Seigneur me l’a fait connaître » (II Pi 1, 13-14)
Voici un rappel bien à propos à ceux qui aiment leur corps, qui ont oublié leur âme à son profit. On doit quitter son corps. Peu importe la manière dont nous le maintenons, combien de choses précieuses nous employons à le parer, combien nous le choyons, un jour nous devrons le déposer. Oh, quelle expression forte et vraie que celle-là - le déposer ! Quand l’âme se sépare du corps, elle le quitte comme n’étant plus nécessaire. Quand des marins naufragés atteignent le rivage sur des planches, ils accostent et se débarrassent des planches. Quand le printemps arrive, le serpent se sépare de sa peau et la jette loin. Quand un papillon émerge de sa chrysalide, la chrysalide est jetée. Exactement de la même manière, le corps est déposé quand l’âme le quitte. On en n’a plus besoin, il est inutile, ni même à la charge d’autrui, il est jeté hors de la maison, hors de la ville, caché du soleil et mis profondément dans la terre. Réfléchissez à cela, vous qui vivez dans le luxe et la parure, vous les arrogants, vous les gloutons !
Mais, cependant que l’âme est dans le corps, elle doit faire usage du corps pour son salut, en obéissant à la Loi de Dieu et en accomplissant ses œuvres. Voyez-vous comme l’âme de l’Apôtre aime le labeur – « …aussi longtemps que je suis dans ce corps, de vous tenir en éveil par mes rappels » ? Dieu lui a donné cette tâche, et son désir est de l’accomplir consciencieusement jusqu’à la fin, avant qu’il dépose son corps. Travaillons, mes frères, d’abord à prendre garde à ce rappel de l’Apôtre, et ensuite à le transmettre à tous ceux dont nous désirons le bien. Chacun d’entre nous, accostera bientôt sur la rive de l’autre monde, et l’heure approche rapidement où nous devrons déposer notre corps, et l’âme sans défense, passer devant le jugement de Dieu. Que dirons-nous lors de ce Jugement ; à quoi aurons-nous utilisé, lors de cette vie terrestre, cette chose faite de poussière que nous appelons le corps ?
Ô Seigneur Jésus, Toi le juste Juge, conduis notre esprit à méditer sur la mort et le jugement.
A Toi la gloire et la louange à jamais. Amen.
(Trad. de la version de Mother Maria, Anne Monney)