Ne pas sentir la joie pascale ?

publicat in Un père a dit... pe 6 Mai 2022, 04:46

Indifférence à Pâques

« Parfois nous faisons face à des tentations en ce qui concerne Pâques » disait Saint Sophrony. Pendant la période du Grand Carême, nous pleurons pour nos péchés et pour nous-mêmes parce que ce temps-là est plus ou moins propre à notre nature. Cependant, il est plus difficile de se réjouir, de vaincre notre nature corrompue par le péché et de nous réjouir quoiqu’il en soit. C’est pourquoi, il est de coutume de se détendre un peu à Pâques, de nous permettre un peu plus que d’habitude.

En fait, à Pâques, vous devez être même plus sobre ! La réalité est que vous devez vous battre pour cette joie. Mais comment ? Vous ne devez pas être esclave de vos péchés. Vous vous sentez mal, triste, vous n’avez pas l’humeur, mais chacun est heureux… Ne vous fiez pas à vous-même ! L’Église vous donne la bénédiction de vous réjouir, alors réjouissez-vous ! Vous ne le voulez-pas ? Alors, forcez-vous. Comprenez qu’il y a un péché en vous qui veut ruiner la fête pour vous et votre famille : pourquoi faire confiance à ce péché ?

Il y a cette bénédiction de se réjouir parce qu’il y a une grande raison pour cela : la victoire sur la mort.

Le fait qu’il fasse sombre dans votre âme maintenant… bien, vous devez vous forcer. Nous devons nous battre pour atteindre le Royaume des Cieux. Si nous vivons selon nos propres sentiments, nos conditions temporaires, alors, bien sûr, nous pleurons quand il est temps de nous réjouir et nous nous sentirons heureux quand ce sera le temps de pleurer ! L’ennemi sèmera en tout la confusion – mais nous savons qu’aussi mal que nous nous sentions, le Christ est ressuscité, gloire à Dieu !

J’ai les larmes aux yeux, c’est dur pour moi maintenant, j’ai mal partout, mais le Christ est ressuscité ! Je dois vaincre cette tristesse, cette peine, ce mécontentement, cette pitié de moi-même et rejoindre la joie commune qui nous est donnée par Dieu. » 

Archiprêtre Andreï Lemeshonok,
Monastère Sainte Élisabeth de Minsk, ‘Monologue’ audio retranscrit, A. Monney