publicat in De la vie des paroisses pe 18 Novembre 2021, 16:34
La fête patronale de la paroisse orthodoxe roumaine « Sainte Parascève et Sainte Geneviève » de l’église de Saint Sulpice de Paris a été célébrée cette année durant plusieurs jours, à cause du nombre limité de ceux qui pouvaient participer à la Divine Liturgie, conséquence des restrictions sanitaires en France. En d’autres termes, la veillée de la Sainte a été accomplie mercredi, le 13 octobre, le soir, et la Liturgie du jeudi 14 octobre, le jour de la fête de la Sainte, à 7h00, précédée par l’hymne acathiste. Mais la fête patronale proprement-dite, avec service pontifical et agapes, organisés bien sûr conformément aux exigences sanitaires en vigueur, a eu lieu le samedi 16 octobre, avec la venue au milieu de nous de Son Excellence le Père Théophile d’Ibéria, Hiérarque Vicaire de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Espagne et du Portugal, tout comme de plusieurs prêtres de la région parisienne.
Ce furent des moments de beauté exprimés liturgiquement, de joie et de retrouvailles. Dans une période comme celle que nous traversons, l’occasion de vivre de tels moments remplit les cœurs et apporte espoir et amour. Nous sentons le besoin d’être les uns avec les autres en Christ, comme état de normalité de l’Église et comme réponse inspirée pour l’état actuel des choses, dont nous sommes si préoccupés. Toute occasion, et d’autant plus une si grande occasion pour que « les frères soient ensemble », est édifiante et représente un nouvel essor dans notre vécu quotidien par le fait que nous renouvelons notre expérience de vie en Christ. « Remplis » de cet esprit lors de la fête, nous portons en nous cette plénitude aussi dans la vie de tous les jours. De sorte que ce n’est pas seulement dans les contes que les fêtes durent plusieurs jours, mais aussi dans notre façon de nous adapter liturgiquement à la réalité de la pandémie que nous vivons maintenant. Et pour cela, nous ne nous sentons pas « comme dans les contes », en nous dissociant éventuellement de la réalité, mais nous sommes plus profondément ancrés dans la réalité, étant mis en relation avec l’essentiel, avec le Christ Lui-même.
Pour nous, à la fête patronale de cette année, la chose la plus importante a été d’offrir au plus grand nombre des moments de fête, de recherche de la bénédiction de notre sainte protectrice, des moments d’inspiration dans le Seigneur Qui avec amour se trouve « au milieu de nous ». Et la fête patronale a une telle vocation, celle de nous faire sentir que ce qui s’est passé là ne devait pas être raté, mais devait être vécu.
Certes, nous attendons impatiemment le retour à une vie normale, celle de la fin de la pandémie. En attendant, nous faisons de notre mieux. Les conditions plus difficiles ne nous empêchent en rien de chercher et de sentir la bénédiction de Sainte Parascève. Pour l’édification de nos âmes...
P. Răzvan Ionescu