La fête de la paroisse Saint Jean Cassien, Trappes

publicat in De la vie des paroisses pe 26 Avril 2021, 21:17

Une très lumineuse célébration a eu lieu dimanche, le 28 février, dans l’église orthodoxe de Trappes. Les fidèles ont eu la joie de fêter Saint Jean‑Cassien, protecteur de la paroisse, en se rassemblant autour de Monseigneur Marc, Évêque vicaire de l’Archevêqué Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale. Monseigneur Marc a présidé la Divine Liturgie et lors de son homélie a déchiffré pour le profit des fidèles la parabole du fils prodigue. 

Cette parabole, de la même manière que les autres paraboles du Seigneur, a précisé Monseigneur Marc, nous présente des personnages qui ne doivent pas être compris comme des catégories de personnes, mais comme des états spirituels. Nous nous retrouvons dans l’un ou l’autre des personnages et en fonction de la sincérité de notre introspection nous reconnaissons notre propre état spirituel et nous nous rendons compte de nos insuffisances.

Le premier personnage de la parabole est le Père compatissant qui sort à la hâte de la maison et accourt afin d’accueillir son fils prodigue. Ce personnage nous apporte une très grande consolation, car il nous assure que Dieu non seulement nous reçoit mais Il parcourt tout le chemin envers nous, quelques soient nos errements, pour le peu que nous nous en repentions. Nous pouvons nous reconnaitre parfois dans le fils prodigue qui, pressé à consommer un plaisir immédiat, gaspille la richesse héritée de son père. Ce n’est pas dans le confort mais dans un état de profonde détresse qu’il rentre en lui‑même et, en retrouvant la lucidité, il a le courage de reconnaitre son erreur, de se retourner vers son père et demander le pardon. Le troisième personnage de la parabole, le fils ainé, nous rappelle le triste état dans lequel nous abaisse la jalousie. Parlant en dehors de la maison paternelle et refusant d’y entrer, ce fils se met lui‑même hors communion, sans que sa vertu apparente puisse l’aider. Étant donné que dans la parabole il n’y a pas de conclusion concernant le fils ainé, nous pouvons garder l’espoir que, en abandonnant la rancune et la jalousie, il est rentré lui aussi dans la joie de son Père.

À l’issue de la Divine Liturgie, Monseigneur Marc a accepté de s’entretenir avec les fidèles et de répondre aux questions posées d’abord par les enfants, puis par leurs parents. Ainsi les premières questions ont porté sur les vêtements liturgiques spécifiques de l’évêque, comme par exemple la mitre qui rappelle la couronne d’épines portée par le Seigneur lors de sa Passion. D’autres questions ont porté sur la situation sanitaire et l’engagement dans la vie spirituelle dans les conditions de la modernité. Avant son départ, Monseigneur Marc a exhorté les fidèles présents à accorder davantage d’attention à la mission, afin d’accomplir la vocation de tout chrétien, dans le monde que Dieu a créé.