publicat in Interview pe 11 Janvier 2021, 20:17
Présentation de l’animateur
Dans plusieurs livres, dans la Sainte Écriture, nous lisons que l’homme doit tenter de dépasser sa condition déchue et se libérer des conditions aliénantes d’une vie de confort en luttant sans arrêt contre ses peurs. Le Christ Lui-même nous conseille, dans l’Évangile selon saint Jean : « Gardez courage ! Moi, j’ai bel et bien vaincu le monde » (Jn 16, 33). Le père Théophile Paraian affirmait autrefois que la foi n’est pas un enseignement auquel on participe à distance, elle doit être vécue à chaque instant et prouvée par les actions. C’est dans cette optique que nous avons invité, ce soir, le père Pantéléimon Susnea et le père Gheorghe Sas, qui perpétuent la tradition du père Théophile. Le père Pantéléimon est diplômé des Beaux-Arts, il est peintre d’icônes et continue de cultiver sa passion du beau. Le père Gheorghe est diplômé en théologie et il s’occupe à présent de la guidance spirituelle des âmes des fidèles réunis autour du monastère. Par conséquent, nous nous sommes rassemblés aujourd’hui, non pas pour tenir une plaidoirie sur la peur, mais pour laisser les pères partager avec nous ce qu’ils pensent de la manière dont nous pouvons vivre avec ou sans la peur, afin de pouvoir, un jour, nous réjouir de la pérennité de notre foi.
Hiéromoine Gheorghe Sas : Je ne pense pas qu’il puisse exister un homme qui n’a jamais fait l’expérience de la peur, au moins une fois dans sa vie. On peut dire que la peur est un état d’inquiétude et de trouble qui peut être provoqué par un danger, réel ou imaginaire. Chacun d’entre nous, depuis notre enfance, avons eu l’occasion d’éprouver certaines peurs. Je me rappelle lorsque j’étais petit, j’avais très peur de l’obscurité. Et j’avais peur de marcher seul la nuit. Mais maintenant, en y réfléchissant, je sais que cette peur-là était un produit de mon imagination, puisque je m’imaginais toute sorte de scénarios de ce qui pourrait m’arriver. Cela se faisait à partir des films que j’avais regardés et je pense que ce n’était qu’une réalité qui avait germé dans mon subconscient et dont le mental s’est emparé ensuite pour créer des films dans mon esprit. Dans la vie, je pense que beaucoup parmi nous, arrivent à vaincre leurs peurs de jeunesse, mais il y a d’autres peurs qui, par la suite, prennent le relais. Tu commences à voir ce que signifie la vie et la vie vient avec ses peurs. Les Saints Pères disent que la peur est un fruit du manque de foi, que la peur vient du diable. Si on analyse cette situation, on peut se rendre compte que notre entière confiance en Dieu fait disparaître toute peur. La foi vient et détruit toute forme de peur de notre tête et de notre âme. Et je me demandais quelles étaient les peurs que pouvaient vivre les saints, les martyrs qui étaient condamnés à la mort et qui, avant de mourir, étaient torturés. S’ils n’avaient pas eu la foi, cela leur aurait été impossible de ne pas renier Dieu. Nous avons beaucoup de saints qui le sont devenus à cause du régime communiste. Les saints des prisons communistes ont réussi à vaincre leur peur. Si nous lisons les livres qui ont été écrits sur cette période, ce que les bourreaux essayaient d’insuffler dans leurs âmes n’était finalement que de la peur. Certains ont réussi à dépasser et vaincre leur peur et d’autres, pas. Et dans la vie nous devons savoir que, jusqu’à la mort, nous serons poursuivis par le diable qui veut nous voler la joie de la vie et la peur est le plus simple moyen d’y parvenir. Le père Cléopas disait que nous devons avoir à notre droite la peur de Dieu et à notre gauche la peur de la mort. Saint Jean Climaque nomme la peur « la peur du manque de la foi ». Parce que là où il y a la foi, il n’y a aucune peur, aucune inquiétude. Nous devons savoir que le fidèle chrétien authentique est un homme invincible, si nous pouvons le nommer ainsi. Mais non pas, parce qu’aucun mal ne peut s’approcher de lui ou parce qu’il peut être insensible à la souffrance ou être à l’abri de tout problème. Mais il est un homme invincible en raison de la manière dont il aborde la vie et de la manière dont il se rapporte à la vie. Qu’est ce qui peut m’arriver si je sais que Dieu est partout dans ma vie et que chaque jour et chaque minute de ma vie est un don de Dieu ? Qu’il en résulte pour moi du bien ou du mal, il est permis par Dieu. Si nous avions cette pensée, si nous pensions davantage à Dieu, alors je suis convaincu que toutes les peurs de notre vie se dissoudraient. Il y a un père qui disait que pour nous libérer de n’importe quelle peur, nous devons en avoir une seule, c’est-à-dire, la peur de Dieu. Si nous avons cette peur, nous échapperons aux autres peurs de notre vie. Le père Théophile nous conseillait de mettre Dieu à la première place de notre vie, parce que c’est la place qui Lui revient dans notre vie, dans notre esprit et dans notre âme. Si Dieu est à la première place, les autres choses de notre vie occuperont les bonnes places, les places qui leurs sont réservées (la famille, les amis et le travail). Cela veut dire que si Dieu est à la place qui Lui revient dans notre vie, nos peurs disparaîtront. Quelles peurs ? Celles que nous ressentons pour la famille, pour l’avenir, etc.
Hiéromoine Pantéléimon Susnea : Je vais intervenir aussi sur ce point et je vous dis qu’une de mes plus grandes peurs a toujours été celle de parler en public et je me trouve exactement dans cette situation. J’oscille entre la panique et la crainte, mais comme le dit la langue roumaine, « le diable n’est pas si noir que ça ». Je me rappelle la dernière rencontre avec le père Théophile. C’était une année avant son passage dans la vie éternelle. On était dans une colonie de vacances organisée par notre monastère Oasha, une colonie de vacances de jeunes filles qui avait lieu au monastère Tzetzu. Je suis allé là-bas pour être à la disposition du père Théophile. En présence du père Théophile, je me suis senti comme dans le Paradis. Le père avait ce pouvoir intérieur de vous communiquer un état au-delà de ce qu’il disait. Et en étant avec le père Théophile, il était très clair dans mon être intérieur que rien de mal ne pouvait nous arriver. C’était exactement comme si j’étais dans la présence de Dieu, il n’y a rien de mal qui peut arriver et pas seulement cela mais il ne pouvait arriver rien de mal du point de vue spirituel. Cela veut dire que les péchés ne pouvaient trouver de place : péchés de la pensée, péchés du doute ou d’autres états intérieurs. J’ai senti le père Théophile comme j’ai senti Dieu et j’ai senti Dieu comme j’ai senti le père Théophile. Dans sa présence tu te sentais protégé, pardonné, aimé et tu sentais que rien de mal ne pouvait s’approcher de toi. Le père Gheorghe parlait de la peur de Dieu, mais l’Église et notre foi n’utilisent pas la peur comme une méthode de rapprochement des hommes de Dieu. La peur est un instrument de manipulation et par définition, elle est une arme du malin. L’Église n’essaie pas de convaincre les hommes de croire en Dieu par la menace : « Si tu ne crois pas en Dieu, l’enfer te mangeras, tu souffriras dans la vie et plus dramatiquement encore, dans la vie éternelle ». Dieu veut une relation avec l’homme, une relation libre. Alors qu’à travers la peur, j’exerce sur toi un contrôle. À travers la peur, je te contrains et te domine. Là où il y a la peur il n’y a pas de liberté. Et saint Antoine le Grand dit qu’il n’a plus peur de Dieu parce qu’il aime Dieu et que l’amour chasse la peur. Dieu pourrait à tout moment de la vie manifester sa puissance et nous faire sentir notre fragilité. Il ne lui serait pas difficile alors de nous vaincre et de s’imposer à nous. Il Lui suffit de faire quelques miracles, comme Il l’a fait en faisant sortir de l’esclavage égyptien le peuple juif. Mais dans ce cas nous ne serions plus libres. Et comme je le disais, la peur n’est pas un instrument de l’Église. Dieu veut que nous soyons dans une relation avec Lui, justement pour la beauté de cette relation avec Dieu et non pas, par la peur. Il y a des hommes qui ont eu le sentiment de la présence du malin. Et à ce moment-là leur est apparue une peur qui se manifestait dans leur âme. L’âme frémit de peur lorsqu’elle sent la présence du malin. Mais quand tu sens la présence de Dieu, tu te sens en sécurité. Tu te sens pardonné parce que Dieu est ainsi, c’est ainsi qu’Il se recommande Lui-même, en étant Père, un Père aimant. Donc comment pouvons-nous avoir peur de notre Père ? Comment avoir peur d’un Père accueillant ? Comment avoir peur d’un Père qui ne nous juge pas ? Nous avons commis une multitude de péchés, nous sommes devenus comme le fils prodigue et nous allons vers Lui et Il ne nous reproche rien, il ne nous dit rien, ne nous arrache pas les yeux, mais Il nous embrasse, Il nous reçoit, Il nous refait entier, Il nous convainc de son amour paternel, que rien n’est changé pour Lui, que tout ce que nous imaginions qu’il allait se passer n’est seulement qu’une projection mensongère qui n’a rien à voir avec Sa réalité. Quand nous ressentons l’intensité de la vie spirituelle, quand nous vivons la présence de Dieu, cela provoque un frisson de l’âme. Ce frisson de l’âme, les hommes dans le passé l’appelait aussi peur, parce qu’ils ne savaient pas comment définir cet état d’âme mais il s’agit plutôt d’un frisson suscité par la présence du Ciel devant toi, ce n’est pas de la peur. Comme c’est une soirée dédiée au père Théophile, je vais lire une parole du père lié à une telle situation. Dans son livre « Venez et prenez la joie », il dit ceci : « Celui qui a de la force spirituelle, est plus fort que les tentations mais pour beaucoup d’hommes les tentations sont plus fortes. Pourquoi une pensée prend-elle le pouvoir sur toi ? Il y a des hommes qui sont inquiets tout le temps, pour l’avenir ou qui s’imaginent que la paix du monde est menacée. Ils se demandent toujours ce qui sera, comment cela sera, ce qui adviendra à nos enfants, ils ont un poids de ce genre dans l’âme. Pourquoi ces hommes ont-ils ce trouble dans leur âme ? Parce qu’ils n’ont pas de foi, ils n’ont pas la confiance que rien ne peut advenir dans ce monde sans la permission de Dieu, sans Sa prescience et Sa volonté. Un homme croyant a de l’assurance. Pourquoi a-t-il de l’assurance ? Parce qu’il sait qu’il n’est pas seul dans ce monde et que ce n’est pas l’homme qui décide de ce qui se passe dans ce monde mais c’est Dieu qui décide. Cela signifie la force spirituelle, qui permet de faire face aux tentations, de pouvoir dépasser les problèmes qui arrivent, de rester paisible dans toutes les circonstances de la vie, de savoir que tu as de la force en toi qui t’est donnée par Dieu et qui dissipe tout le mal et toutes les complications apportées par les tentations dans notre vie. »
L’homme en général a peur de la mort et il a peur de la douleur et de la souffrance. Le père Théophile disait aussi qu’il y a deux choses que l’homme non croyant ne peut faire : il ne peut pas supporter une grande souffrance et il ne peut pas bien élever ses enfants. Donc l’homme a cette peur de la souffrance et en général, comme le père le disait aussi, l’homme a peur de ce qu’il ne peut pas contrôler. Ce n’est pas l’obscurité qui génère la peur mais l’inconnu. Même si je ne comprends pas ce qui se passe, même si je ne sais pas comment va aller ce monde, même si nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe avec nous, avec le monde, avec notre vie en conditions extrêmes, on sait que par-dessus notre contrôle, qui est ou qui n’est pas, il y a un « surcontrôle » de Dieu. Et là où je perds le contrôle de ma vie, ce n’est pas grave parce qu’il existe ce « surcontrôle » de Dieu et c’est important de savoir que les choses ne sont pas sorties de Son contrôle. Sinon, tu as un sentiment très profond d’insécurité. Et nous devons savoir encore une chose très importante et là je vais faire référence aux saints qui ont souffert en prison. S’ils avaient su, avant les tortures, ce qu’ils allaient subir, aucun d’entre eux n’aurait cru qu’il pourrait y faire face et ceci est la vérité. Il ne faut pas dramatiser, être stupéfié et dans des situations de grandes difficultés et de souffrance, Dieu donne une grâce que nous ne pouvons pas anticiper. Si on pensait à ce que l’on ferait si l’Apocalypse survenait, il est clair qu’on serait paniqué et c’est avoir un jugement erroné de penser à ce que tu ferais en une pareille situation apocalyptique, difficile. Parce que tu penses à ton être de maintenant, tu te projettes toi, tel que tu es maintenant en une telle situation. Mais si une telle situation survenait, tu ne serais pas celui que tu es maintenant, parce que, en de tels moments, tu reçois une grâce de Dieu qui te donne la force, la même grâce qui a rendu les martyrs invulnérables face aux souffrances qui leur étaient infligées. C’est la même grâce qui fut accordée à ceux qui ont été enfermés dans les prisons communistes. Et cette même grâce est restée aux portes des prisons au moment où ils ont quitté ces conditions d’enfermement. Quand ils ont quitté ces conditions de vie, la grâce extraordinaire qui leur avait été donnée pour rendre leur foi inébranlable, s’est retirée elle aussi.
Nous devons, par ailleurs, continuer d’avoir des enfants malgré les temps difficiles que nous vivons. Dieu nous accordera à tous sa grâce à toutes les époques où il nous sera donné de vivre. Nous devons engendrer des enfants, qui nous sont donnés par Dieu. Nous ne pouvons pas nous projeter, ni nous, ni nos enfants dans ces situations parce que la grâce nous sera donnée de pouvoir y vivre. Comme je le disais, on peut bénéficier de la grâce même lorsqu’on est malade. Tu reçois effectivement une force. Il n’y a pas seulement le mental qui joue, tu pourrais par autosuggestion diminuer la gravité de la situation. Il y a des peurs que nous créons, nous les construisons par notre pensée, mais ce sont nos projections. Nous pouvons arrêter ces projections mentales, mais nous devons savoir qu’il y aussi les effets de la grâce et pas seulement ce qui peut se faire en lien avec le père spirituel ou le psychologue. C’est très important d’avoir cette proximité avec Dieu et il faut se rapporter à Dieu comme à un père et ne pas avoir peur de ce qui se passe dans le monde. Ce ne sont pas des choses qui peuvent nous toucher réellement. Nous vivons les temps actuels tels qu’ils sont. C’est erroné de tenter de nous projeter par la pensée au-delà de ce qui vient vers toi. Tu as ta vie et ce qui vient vers toi, par exemple il arrive une période où il faut porter un masque. Il arrive une période où nous devons nous isoler. En quoi consiste cet isolement ? Ce sont des choses accessibles, des peurs se construisent à partir des projections. Il n’y a rien qui puisse justifier des états de panique. Les hommes ont peur, commencent à être paniqués parce qu’ils ne regardent pas ce qui se passe réellement dans leur vie. Mais comme je disais, ceux qui rentre dans ce jeu des peurs et des paniques ne font rien d’autre que de rentrer dans un schéma de manipulation. La peur est un instrument de manipulation et ceux qu’instrumentalise la peur sont les fils de leur parent, qui est le malin. Je lis encore une parole du père Théophile « l’inquiétude, le trouble, les soucis, le manque de confiance, les peurs, tous ceux-là sont des manifestations du manque de la foi ».
Hiéromoine Gheorghe Sas : Si je vis comme une feuille dans le vent où tout est soumis aux plaisirs et aux désirs du monde, alors surgissent toutes sortes de peurs. Comme je disais, il y a des peurs que nous n’avions pas hier, mais que nous avons aujourd’hui. Pourquoi ? À cause de notre manque de foi, de la petitesse de ma foi qui n’est pas opérante. Vous devez savoir que s’il nous arrive parfois ou souvent dans la vie de voir que nous ressentons des difficultés, je pense que c’est parce que nous ne sommes pas arrivés à prier comme il faut, nous ne savons pas comment prier. Si nous savions comment prier, disparaitrait de notre tête et implicitement de notre âme, toute trace de peur, de doute. Maintenant il est bon de savoir qu’il est bien de se faire du souci pour les autres, si c’est un proche ou quiconque en état de péril. Ceci ne signifie pas que cette peur ou notre souci pour l’autre est une mauvaise peur. C’est une bonne peur qui me met en relation avec mon prochain. Mais il ne faut pas tomber dans l’extrême et avoir une peur maladive qui te paralyse. Dans ce cas, tu ne vois rien d’autre que le problème et tu sors Dieu de ta vie, tu ne confies plus ta vie à Dieu.
Hiéromoine Pantéleimon Susnea : Père Théophile disait que le plus grand miracle du christianisme est qu’il résout les problèmes des hommes. Le père disait que les problèmes ne se résolvent pas en changeant les situations mais en changeant les positions.
Jusqu’au jour où il t’arrivera de vivre en Dieu et de faire de cet état un état permanent, celui de la présence de Dieu en ton âme, tu auras toujours des peurs. Et alors, tu ne peux pas faire en sorte de ne plus avoir de peurs. L’homme a même une peur instinctive de la souffrance et de la mort. Dieu ne fait pas en sorte que la peur disparaisse en toi mais il t’apprend à la gérer. Le courage vient de l’expérience. Un homme courageux, est un homme qui a su gérer la souffrance, qui a su gérer la douleur comme un guerrier, un sportif. Il sait combien de souffrance on peut lui infliger dans les combats et quelle est sa capacité de gestion de cette douleur. Plus grave qu’un coup est une menace. Quand tu es menacé, tu ne peux pas évaluer le degré de douleur que ton adversaire peut te provoquer et tu peux te projeter autant que tu le peux. Par exemple, si quelqu’un te gifle, une gifle, c’est quantifiable, tu sais combien ça fait mal et que c’est plus ou moins ce que tu peux supporter. Une menace n’est pas quantifiable. Et le courage vient de cette expérience de la douleur. Tu sais que tu as traversé des situations difficiles, des situations dans lesquelles tu as eu peur et il y aura encore des situations qui font naître la peur en toi, la peur de la douleur mais tu sais que la douleur, la souffrance qui vient peut-être gérée. Et dans ce cas, la foi nous donne cette force de comprendre et de donner un sens et de retourner tout problème à notre avantage. Il est très important de sortir de l’aire de la menace et de passer dans l’aire de la douleur. Maintenant, que quelqu’un me dise combien cela lui a fait réellement mal de porter un masque, combien cela lui a fait mal de rester isolé ? Cela veut dire que la menace liée à l’isolement, à la solitude, à je ne sais quelles maladies associées au port du masque tiennent du périmètre de la menace et ce sont des projections. Sur la base de ces projections, l’homme peut se construire dans sa tête des scénarios catastrophe dans lesquels il est une victime absolue. Si tu prends les choses telles qu’elles t’arrivent, tu constates que le diable n’est pas si noir.
(À suivre)
Traduit du Roumain par Alina Gogu