Apprendre par cœur l'Evangile (49)

publicat in AXIOS Association pe 3 Juin 2020, 08:10

Présenter la ‘Mémorisation de l’Évangile’
Causerie donnée en visioconférence pour NEPSIS1 – Confinement, Mai 2020

Vous m’avez demandé :

1 – Qu’est-ce que la mémorisation de l’Évangile ?

C’est l’apprendre par cœur, bien sûr, le mettre dans sa mémoire – et ce, de façon durable. Car c’est dans la pérennité que l’exercice révèle sa vraie réalité : la mémorisation est UNE RENCONTRE. Celui qui s’offre à apprendre la Parole et à la réciter par cœur, rencontre le Seigneur, et réciproquement, le Seigneur vient à sa rencontre.

C’est tout simplement la vocation de l’Homme que de chercher Dieu et d’essayer d’entrer en contact avec Lui, et de le trouver.2 L’Homme n’a été créé que pour cela.

Le créateur lui aussi désire ardemment cette rencontre. Dit comme cela, cette assertion peut choquer par son anthropomorphisme, mais en fait, elle résume l’œuvre du Christ – telle qu’on la perçoit à travers les Évangiles et dans la Liturgie.

La mémorisation est une rencontreentre Dieu et l’Homme, désirée des deux parts, et où chacun vient avec un cadeau.

 1. Le désir de l’Homme.

Homme, femme ou enfant, celui qui mémorise – apprenant ou récitant – le fait

- soit parce qu’il y prend plaisir. Parce que l’Esprit Saint l’appelle à manifester de cette façon son amour pour Dieu, et qu’il a reçu les dons physiques correspondants : il aime chanter et bouger avec son corps ; il est capable de s’identifier à autrui, capable d’empathie ; il se prête à l’apprentissage par cœur, il ne le refuse pas ;

- soit parce qu’il veut faire plaisir – car il est écrit :

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. (Jean 14, 23)

Surtout quand on commence, on le fait parobéissance – car il est écrit :

Deut 6, 6-7 –   Et ces paroles que moi je te commande aujourd’hui
elles seront dans ton cœur
tu les enseigneras à tes fils
Tu les feras entendre
assis dans la maison  et marchant sur la route
et te couchant   et te relevant.3

Dieu commande que tout le temps, tout le temps, tout le temps, cette parole gardée dans le cœur résonne dans l’air, que l’air en vibre sans cesse. Dieu demande que sa Parole soit omniprésente, donnée à entendre sans interruption, par une manifestation vibratoire ininterrompue. C’est un phénomène physique qui doit se propager dans toute la création, par le moyen de la mémoire et de la voix de l’Homme.

Le cadeau qu’apporte l’Homme, lors de cette rencontre désirée, c’est sa bonne volonté.4 Par acceptation libre, il prête son corps pour l’expérience. Il est le seul dans la création en capacité d’utiliser la chair – que Dieu a donnée – pour faire résonner dans la création la Parole que Dieu donne – selon la volonté de Dieu.

On peut faire ici une digression sur la mémoire.

Usant librement de sa bonne volonté, l’homme va concrétiser la Parole que Dieu énonce, en l’inscrivant volontairement dans ses neurones, dans sa mémoire. La mémoire est une faculté charnelle, appartenant à l’ordre créé.

Chaque fois qu’on apprend quelque chose, cette information façonne le cerveau ; les neurones créent entre eux des liens spécifiques pour chaque élément de connaissance.

Ils adaptent ainsi le réceptacle à chaque information nouvelle. (C’est pourquoi, il faut faire attention à ce qu’on y met. On est soi-même façonné par les informations qu’on accueille… D’où la nécessaire garde des pensées… , on y reviendra.)

J’aime à penser que mes neurones quand j’apprends l’Évangile, donnent forme à un écrin, comme un berceau où vient se reposer la Parole de Dieu.

Et quand on meurt, tout disparaît... mais perdure si on a pu transmettre à d’autres.

Risquons une deuxième digression, sur la Divine Liturgie.

Comme la mémorisation de l’Évangile, la Divine Liturgie utilise la chair pour faire résonner la parole de Dieu dans l’univers, et pour jouer, pour accomplir une action dramatique selon ce que le Seigneur a ordonné.

Réunis dans l’Église, les fidèles rendent un culte à Dieu, et Dieu aime cela. Ils louent Dieu avec leurs corps, par leur présence, par l’ouïe, la vue, l’odorat et le goût5 ; par les paroles des prières et par le chant ; par les gestes et le toucher (prosternations, processions, vénérations, baisers et signes de croix), par la chorégraphie des célébrants, leurs déplacements et tous leurs gestes codifiés et rituels. Le rite se déploie dans l’espace et dans le temps, culminant dans l’offrande eucharistique : Vous ferez ceci en mémoire de moi.

L’Homme donc, est en capacité de donner corps à la Parole de Dieu, ainsi que de mimer les actions du Seigneur, et Dieu lui ordonne de le faire.

L’Homme fait ‘comme Jésus’, il l’imite – car le Seigneur lui-même l’a voulu.

Comme je demandais au Père Vasile Mihoc, éminent théologien roumain, spécialiste de l’Écriture Sainte, si ces gestes que j’appliquais à l’Évangile le choquaient – nous étions à l’Université d’été, et très humblement, il suivait mon atelier du matin – il m’a répondu sans hésitation : Pas du tout. La Liturgie est pleine de gestes, c’est une mise en scène, ça tient de la dramaturgie. Donc, les gestes conviennent aussi à l’Évangile.

Il n’y a donc pas incompatibilité entre Écriture Sainte et dramaturgie.

Ainsi donc, l’Homme désire rencontrer Dieu. Il vient à la rencontre avec le corps que Dieu lui a donné, et est bienvenu d’utiliser les ressources de sa chair créée.

Il vient avec ses manques, avec sa souffrance, et supplie Dieu de l’aider. Cela nous en avons conscience en général, mais nous n’avons pas toujours conscience du fait que Dieu, de son côté, désire rencontrer l’homme, que Dieu n’est pas abstrait.

2. Dieu désire rencontrer l’Homme, et l’amener jusqu’à Lui.

L’Homme ayant chuté dans le Paradis, et s’étant rendu l’esclave de l’Adversaire, n’a aucun moyen de s’en sortir par lui-même. ‘À la fin des temps’, c’est donc le Seigneur qui vient le chercher, et ne lésine pas sur le prix à payer pour la délivrance. La Liturgie nous le dit : Tu n’as cessé de tout faire pour nous ramener au ciel et nous faire le don de ton royaume à venir.6 Et aussi : Tu as tant aimé le monde qui est tien que tu as donné ton fils seul engendré, afin que celui qui croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.7

La barrière de séparation Dieu/homme, avec quelle ardeur Dieu veut la détruire !

Sitôt que le fils prodigue esquisse un mouvement de retour, le Père sort pour le rencontrer ; il ne retient pas sa joie, faisant tuer le veau gras, donnant de grandes réjouissances avec musique et danse. Voilà comment Dieu désire la rencontre !8

Le cadeau apporté par Dieu, c’est bien sûr qu’il envoie l’Esprit Saint, une parcelle de l’Esprit Saint. On le constate parce que

-1. celui qui récite, seul ou en groupe, goûte à la joie.

Et, « la joie est la présence du Seigneur ressuscité dans notre cœur. »9 Eh bien, on peut le dire : La joie de la mémorisation tient à la présence du Christ ressuscité dans notre cœur.

-2. au fil du temps, vient une certaine compréhension de la Parole, et de l’au-delà de la Parole, de ce qui est caché dedans. Dieu se cache dans sa Parole.

Or, à celui qui ressasse et ressasse, à tous ceux qui s’offrent, le Seigneur se montre, tant soit peu. Comme en témoignait cette femme très pauvre, matériellement et culturellement, qui parce qu’on lui avait offert d’apprendre quelques versets choisis de l’Évangile, disait, la lumière sur son pauvre visage terne : ‘Maintenant, je connais Jésus’. C’était vrai, le Christ avait parlé à son cœur, et la réconfortait. Il était devenu pour elle une personne réelle, il faisait partie de sa vie.10

En résumé : lamémorisation de l’Évangile, est une rencontre,

- désirée par l’Homme qui vient avec son corps, donner corps à la Parole de Dieu selon le vouloir de Dieu,

- désirée par Dieu, qui vient avec les dons de l’Esprit Saint désirés par l’Homme, telles la joie, et une certaine connaissance – à la mesure de chacun. Ces dons nous remplissent de gratitude et enrichissent notre participation à la Divine Liturgie.

2 – Comment fait-on ? Rôle des Gestes et de la Musique.

- On apprend le texte par cœur, naïvement, comme un enfant. On répète après le maître, phrase par phrase, un minimum de 4 fois, et autant de fois que nécessaire, selon les capacités et la disponibilité de chacun.

On apprend une première fois, sans exiger que ce soit parfait, puis on laisse reposer, et on reprendra plus tard. Le temps de repos est très important : pendant ce temps, les neurones se conforment à l’information, la digèrent, lui fabriquent son ‘berceau’.

C’est un travail besogneux, sur lequel il faut revenir et revenir. Comme la prière, comme le chemin spirituel. C’est un temps offert à Dieu, c’est une prière.

- Cet apprentissage du texte, on l’accompagnede chant, de rythme, et de gestes.

Nous avons tous l’expérience des chansons et des poésies : Nous savons que la musique et le rythme soutiennent la mémoire, et qu’à des années de distance, on peut retrouver en soi des chants et des poèmes.

- Quant aux gestes, leur présence peut surprendre, et donne lieu à controverse parfois.

1ère remarque - Il y a des ‘kinesthésiques’qui pour engranger dans leur mémoire, ont besoin de représentations mentales kinesthésiques : sensations, mouvements, saynètes, et donc gestes. Les mots tout nus ne leur parlent pas, ils ne les retiennent pas.

Les petits enfants sont essentiellement kinesthésiques. Avant même de savoir parler, le très jeune enfant imite, rejoue. C’est ainsi qu’il assimile. Le kinesthésique n’est pas un enfant, mais il a un tropisme pour le geste. Il a besoin d’expérience. Parions que l’apôtre Thomas était un kinesthésique : il a eu besoin de toucher ! Le Christ ne l’a pas rejeté, loin de là, et son geste a fait de lui un connaissant et un confesseur, et a contribué à affermir la foi en la Résurrection, pour tous.11

2è remarque - Les gestes, relèvent de l’ordre du mime.

Soulignons ici le rôle de la dramaturgie dans la mémorisation.

On en a déjà parlé à propos de la Liturgie, qui est une mise en scène, une traduction en actes de la parole du Christ : « Faites ceci en mémoire de moi. »

Mimer permet de s’engager dans le texte, dans ce qu’il signifie, et de se laisser toucher dans la profondeur de son être.

Ainsi quand on récite la prière de Jonas en la mimant, comme les enfants et adolescents l’ont fait à l’Université d’été en 2019, on peut ressentir la situation de Jonas : 1.son désespoir 2.qui l’amène à se tourner vers Dieu, et 3.il découvre que Dieu répond !

Ce ne sont plus ‘de belles paroles’, mais une expérience – qui peut changer la vie.

Jonas 2, 3       Dans le malheur où j’étais, j’ai crié vers toi, Seigneur
Et tu m’as répondu ;
Depuis le ventre de la baleine, je t’appelle
et tu entends ma voix.

La dramaturgie facilite énormément la mémorisation car elle fait appel aux émotions, … et parfois nous bouscule… , permettant à la Parole sacrée de s’inscrire en nous durablement, et dans sa forme, et dans son message.

3è remarque– Outre les gestes illustratifs, d’autres facilitent la compréhension et la confession de la foi, comme le geste de la main pour signifier le Christ : c’est le geste du Pantocrator, deux doigts ensemble, et trois doigts ensemble, pour signifier : « Je suisà la fois Dieu et Homme, l’un de la Sainte Trinité. » Ce geste est très pédagogique.

3 – Qu’est-ce que çam’apporte, Et peut vous apporter ?

-1. L’harmonie de l’Homme repose sur la présence de Dieu dans sa vie. Apprendre et réciter l’Évangile me met dans cette présence et me nourrit, dans mes trois dimensions :

 - dans mon corps, où se configure ma mémoire, et qui chante et se meut ;
 - dans mon âme désirante, qui ressent effort et plaisir, et reçoit la nourriture pour son intelligence ;
 - dans mon esprit, qui se tourne vers Dieu et accueille ses dons.

Notons ici que le désir s’entretient du fait que le sujet est actif : apprenant, cherchant, il partage avec d’autres son offrande sonore, ses questions et ses joies.

Il est profitable d’être actif, plutôt que muet et immobile, recevant passivement.

-2. Soyons terre à terre et réalistes : Le chemin spirituel est ardu. Il y a beaucoup d’oppositions, d’obstacles. Il faut lutter contre les passions et les pensées, dans l’espoir d’acquérir l’humilité, qui seule ne repousse pas l’Esprit Saint.

Apprendre par cœur est un exercice qui permet de lutter contre les pensées. Parce que c’est difficile, qu’il faut tenir à la fois le texte, le chant, le rythme et les gestes, cela nécessite une grande concentration et occupe tout le champ mental. On ne peut pas penser à autre chose en même temps. Apprendre par cœur s’oppose radicalement à la rêverie, et unifie l’être.

Si vous êtes triste, récitez : le rythme va vous donner de l’énergie, la pensée de Dieu va vous régénérer, la concentration va chasser les pensées de tristesse et d’échec ;

Si vous ruminez de mauvaises pensées à l’égard de votre frère, de votre voisin, de votre chef, récitez, cela va vous tenir éloigné de ces mauvaises pensées ;

Réciter, ou apprendre, mobilise tout le champ mental. Et le tourne vers Dieu.

C’est pourquoi il faut que ce soit difficile, et que cela prenne du temps.

Cette difficulté, et l’effort qui est nécessaire pour la surmonter, sont une arme très efficace pour repousser les pensées. C’est besogneux et ingrat, comme la prière.

Mais Dieu répond à notre prière, à notre effort, et il arrivera parfois que les mauvaises pensées soient remplacées par des pensées tournées vers Dieu, car on ressasse le Christ, ses faits et gestes, son enseignement ; on se met à en avoir plein la tête. On découvre, on rencontre, on palpe, son infinie miséricorde, son amour actif, son ingéniosité pour nous séduire, son désir pour l’homme. Cela nous touche, intensifie notre amour pour lui.

On connaît. Le Seigneur se révèle par bribes, selon notre mesure modeste, mais cela nous réjouit le cœur. Et c’est ce qui importe. Réjouis, nous prenons de la maturité, de l’autonomie : si Dieu m’aime, je suis beaucoup moins susceptible et moins malheureux. Je suis protégé. C’est Dieu mon père. Je lui fais confiance, il s’occupe de tout.

Ne vous inquiétez de rien, car il sait bien votre Père des Cieux que vous avez besoin de tout cela. (Matthieu 6, 32 – Parabole des lys des champs.)

ou encore :

Mais à ceux-là qui l’ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu àceux-là qui croient en son nom. (Jean 1, 12 – Centre du Prologue de Jean).

Béni soit notre Dieu, et glorifié dans sa Parole.12

Notes :

1. Association des jeunes de la Métropole Orthodoxe Roumaine en Europe Occidentale et Méridionale.
2. Comme le dit Saint Paul dans son discours devant l’Aréopage d’Athènes, rapporté dans Actes 17, 27.
3. Ces paroles qu’il commande de garder, énoncées dans le verset qui précède (Dt 6, 4b-5), sont la confession du Dieu Unique – fondamentale en ces temps où seul le peuple juif était monothéiste, cerné de toutes parts par des païens polythéistes et idolâtres : Écoute Israël le Seigneur notre Dieu le Seigneur est Unique. Et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme et de toute ta force. Cette maxime, il fallait qu’elle s’implante profondément dans lestêtes et dans lescœurs. Encore aujourd’hui, les juifs la répètent chaque jour.
4Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, aux hommes bonne volonté. (Hymne du ‘Gloria’, reprenant le chant des anges lors de la Nativité (Luc 2, 14). La bonne volonté de l’homme engendre des merveilles, car Dieu peut s’en servir.
5. Le goût, puisqu’on chante : Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon, ou bien : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle
6. Liturgie de Saint Jean Chrysostome, prière d’action de grâce au début de l’Anaphore. Page 49 de ‘Divines Liturgies’, édité en 2002 par Monastère de la Théotokos, 11250 Villebazy / Cantauque
7. Prière d’Anaphore, page 50 dans la même édition.
On notera au passage que la porte du Royaume ne s’ouvre pas à cause d’une bonne moralité, mais du fait de la foi en Christ - Dieu et Homme, qui par sa puissance divine a vaincu la Mort. De cette foi, le bon larron est le type.
8. Parabole du fils prodigue, Luc 15, 11-24.
9. Phrase clé de la conférence du Père Daniel Benga, donnée sur ‘zoom’ lors du confinement 2020 à l’intention du clergé, intitulée ‘Le prêtre, serviteur de la joie’, et dont le Père M.A. Costa a mis à disposition un compte-rendu.
10. Ce témoignage vient de l’Association Parole & Geste. Chargé par son évêque d’évangéliser les gens du IV-monde (pauvres culturellement et spirituellement, autant que matériellement) Pierre Davienne, diacre catholique au Diocèse de Lyon, a choisi la mémorisation de l’Évangile comme outil. Beaucoup ont été touchés.
11. Dans l’Office divin, on peut lire : Pentecostaire, Dimanche de Thomas, Matines, Canon, Ode 4, 2èmestrophe – Il te plaît d’être connu, ô Christ ami des hommes, et c’est pourquoi vers cette connaissance tu guidas Thomas, offrant à son doute l’examen de ton côté, pour affermir le monde dans la foi en ta Résurrection le troisième jour.
Et – le même, strophe de doxologie – Ayant puisé richement à l’intarissable trésor de ton côté transpercé par la lance du soldat, Thomas remplit l’univers de la sagesse et de la connaissance de Dieu.
12. Je n’ai pas parlé des pionniers de l’apprentissage par cœur de la Parole de Dieu : de Marcel Jousse, de Bernard et Anne Frinking, ni des autres associations et de leurs fondateurs, Yves Beaupérin, P.Pierre Scheffer, Pierre Davienne, Louise Bisson. Qu’ils soient tous remerciés.
Si quelqu’un est intéressé, il peut se reporter à l’ensemble des trois vidéos ‘Apprendre par cœur, de quoi s’agit-il ?’ réalisé en 2015, toujours présent sur le site ‘apostolia.tv’, à la rubrique Hélène Sejournet, et qui est une présentation plus technique et historique que celle d’aujourd’hui.