publicat in Homélies et sermons pe 9 Mars 2020, 10:38
Frères bien-aimés, que l’abondance de nos aumônes valorise notre jeûne : car un jeûne sans aumône est comme une lampe sans huile : on a beau l’allumer, elle fume mais n’éclaire pas. Il en est de même du jeûne sans l’aumône ; il afflige la chair, mais n’éclaire pas l’âme de la lumière de la charité.
Pour ce qui est du présent, frères, jeûnons en portant nos repas aux pauvres : ce que nous avons soustrait à notre faim n’enrichira pas notre bourse mais apaisera le besoin des pauvres. Les mains du pauvre sont le coffre-fort du Christ ; ce qui lui est donné ne périt pas sur terre mais est entreposé au ciel. Même si le pauvre consomme le repas que nous lui offrons, le prix de notre œuvre est mis en sûreté au ciel.
Saint Césaire d’Arles,
Sermon 198, Traduction A.-G. Hamman