Camp de scouts à Godoncourt

publicat in De la vie des paroisses pe 27 Décembre 2019, 08:48

Un camp de scouts a été organisé dans la période du 21 au 25 octobre avec la bénédiction de Monseigneur le Métropolite Joseph au monastère de Godoncourt. Nous avons été accueillis avec beaucoup de chaleur par la mère Cleopatra. Le groupe était constitué d’une quinzaine d’enfants dont les âges variaient entre douze et dix-huit ans. Nous avons été encadrés par père Ioan et son épouse Alexandra Draganicea.

Le but de cette assemblée a été de nous apprendre à vivre en communauté, mais aussi de nous débrouiller dans n’importe quelles circonstances : faire à manger, construire des cabanes dans les bois, ne pas toujours faire ce dont on avait envie. Nous avons fait de longues promenades, et chaque endroit où nous sommes passés, si on y prêtait attention était surprenant. Le théâtre qu’offrait la diversité du paysage à travers les épis de blé se balançant au rythme du vent, les collines tapissées de fleurs, ne pouvait nous laisser indifférents. Chaque lieu avait son histoire, et si on écoutait bien, on pouvait entendre les oiseaux nous la raconter. Perchés sur les branches des arbres, les couchers de soleil nous donnaient un sentiment de liberté. Nous avons ainsi constaté qu’une semaine était passée sans qu’on ait eu besoin de nos téléphones, tablettes ou autres appareils électroniques. Nous avons participé à deux divines liturgies dont une a été célébrée la nuit. Le lendemain matin de notre arrivée, je me suis réveillée de bonne heure et me suis mise à errer dans un couloir. J’ai découvert une petite porte en bois et l’ai ouverte. Je me suis avancée et me suis retrouvée sur le balcon de l’église du monastère. Le spectacle que m’offrait cette vue était à en couper le souffle. Le soleil traversait les vitraux et venait illuminer l’autel qui trônait dans la partie avant de l’église, les croisées d’ogives tendaient leurs voûtes vers le ciel, l’écho de chaque petit bruit, résonnait comme un murmure. Plus tard, j’y ai fait venir mes amies et nous y avons eu envie de chanter, tellement les sons résonnaient dans la géométrie de cet espace. Ce fut un lieu enchanteur et je suis certaine d’y retourner à chaque fois que la vie m’en offrira l’occasion. 

Maria Ionescu, 13 ans, Paris