publicat in Parole d'ancien pe 16 Septembre 2019, 05:25
La guerre contre les pensées
Personne n’échappe à la guerre contre les pensées. Nous ne serons pas exempts de la confrontation avec le malin, mais cela ne signifie pas que nous devons lui céder. Nous devons avoir une force intérieure qui puisse tenir ferme afin de pouvoir rebondir comme une balle que nous lançons contre un mur et qui nous revient. C’est pourquoi nous devons avoir perpétuellement, si possible, contrition et inspiration dans le cœur, parce que Dieu entre en relation avec ceux qui ont besoin de consolation et de guérison.
Nous devons apprendre à vivre comme nos Pères nous le disent, avec des larmes, afin que notre cœur puisse être constamment circonscrit, qu’il y ait une déchirure, une blessure. C’est le plus grand des pouvoirs contre les mauvaises pensées. Lorsque notre cœur a cette blessure, cette circoncision, dont l’Apôtre parle (Ro II, 29, alors « Celui qui est en nous est plus grand que celui qui est dans le monde » (I Jn IV, 4) et nous pouvons rejeter tout assaut de Bélial, comme nous le chantons dans l’hymne des degrés.
Pour ceux qui vivent avec le repentir, c’est facile de rejeter les mauvaises pensées précisément parce que cette énergie du repentir et de la contrition est en eux. Nous avons besoin de deux choses : avoir la contrition afin d’entrer en relation avec Dieu, Qui S’offre à nous comme Médecin et Consolateur, et avoir le désir et la soif, car Il est l’Eau Vive. Si nous avons contrition et soif, nous serons sûrement protégés de toute mauvaise pensée. Et ceci est très important, parce que c’est seulement si nous sommes protégés des mauvaises pensées que nous serons capables aussi de garder la grâce de Dieu qui nous est donnée quand nous déversons notre cœur devant Lui dans la prière.
Archimandrite Zacharias, monastère Saint Jean-Baptiste, Essex, GB
(trad. de l’Anglais, A. Monney)