publicat in Parole de l'Évangile pe 3 Mai 2019, 17:12
Marc 2, 18-22 – L’enseignement Sur le Jeûne – Proverbes
Après : « Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul ? » puis : « Quoi ! Avec les collecteurs et les pécheurs il mange ! » voici aujourd’hui la troisième ‘controverse’.
Le texte :
Le Christ, lorsqu’il est controversé dans une situation ou une autre, toujours concrète, rétorque en citant un proverbe ou une sentence en usage dans la culture orale du temps, puis se l’appliquant à lui-même, il dévoile à ceux qui veulent bien entendre, quelque chose de sa Personne et de sa mission. C’est un schéma récurrent dans ce chapitre.
Nous sommes ici à la troisième dispute sur les cinq que comporte cette fin de première étape. Elle est donc le centre du chiasme, ou la pendeloque centrale du collier que forment ces cinq ‘perles’. ‘Perles’ et ‘collier de perles’ sont des termes appartenant à la culture orale, et qui servent à décrire la structure des récits à mémoriser ; le fait que ce soit structuré facilite le stockage des textes dans la mémoire, forme et contenu.
Ainsi l’Évangile est constitué d’une succession de ‘perles’, rangées sans hasard.
Ce qui est au centre d’une série est le plus important : or, au centre de ce long passage, (Marc 2, 1 à 3, 6) nous trouvons le thème de l’Époux.
Auparavant, nous avons eu deux historiettes sur le repentir et la souveraineté du Fils de l’Homme pour pardonner les péchés ; le pardon de Dieu est acquis à ceux qui le demandent avec foi, et il fait d’eux des ‘justes’, c’est à dire des partenaires pour Dieu. Ceci se passe ‘dans la maison’, embryon de l’Église, espace divino-humain.
Une fois franchie cette première porte, porte du repentir et du pardon, le texte nous introduit aux noces que propose l’Époux divino-humain.
Ensuite, au cours de deux autres histoires encore, il nous parlera du Shabbat, temps divino-humain.
Et jeûnaient les appreneurs de Yôhânân et les pharisiens …
Voilà la situation concrète : Certains juifs pieux se donnaient des règles de jeûne, auxquelles le Christ ne semble pas accorder beaucoup de crédit.2
Que peut-on dire du jeûne dans la Bible ?
En fait, la Loi à l’origine, n’impose le jeûne qu’à l’occasion de la Fête de Yom Kippour, le Grand Pardon, à l’équinoxe d’automne. En deuxième nom, cette fête est même appelée ‘Jeûne’. A cette occasion, il est obligatoire de se priver de boire et de manger pendant 24 heures. Pour ce faire le Lévitique en langue hébraïque, met dans la bouche de Dieu un mot que la Septante traduit par : ‘humiliez vos vies’, ‘abaissez, maltraitez vos vies’ et qu’en français courant on traduit par ‘jeûnez’. (Lévitique 16, 29). Le sens en est que, en acceptant du fait de la privation de nourriture de perdre une partie de son énergie conquérante, humilié donc, le croyant qui se reconnaît pécheur implore et accueille le pardon de Dieu dans une attitude de dépendance et d’abandon total à Dieu.
Cette ouverture radicale à Dieu-duquel-tout-est-attendu présidait aussi aux jeûnes de 40 jours des héros : Moïse sur la montagne (Exode 34, 28) et Jésus au désert après le Baptême (Marc 1, 13) ; ainsi qu’aux jeûnes de prière et de supplication de Daniel (Daniel 9, 3) et des habitants de Ninive (Jonas 3, 5 et 3, 7), par exemple3halo mcc leaving matchmakingiranian american datinghttps://apostolia.eu/index.php/market-size-online-dating/dating site for gamblersjainism dating. Traduction de Bernard Frinking. Mon commentaire ci-après est inspiré des enseignements de B. Frinking.