« Soyez sages comme les serpents et purs comme les colombes »

publicat in Parole de l'Évangile pe 2 Mars 2019, 14:05

Un apophtegme divin pour le combat spirituel (Mt 10, 16‑23)

Le Christ prononce souvent, dans l’Évangile, des phrases-choc, des logia divins qui ressemblent aux apophtegmes des Pères de l’Église ou aux proverbes que l’on trouve dans toutes les cultures. Ce sont de courtes phrases qui synthétisent des vérités fondamentales en peu de mots, mais dont chacun est riche de signification et dont la forme littéraire, proche de la poésie, est facilement mémorisable. On peut citer comme exemples dans la littérature les « morales » des fables, leurs phrases finales, qui sont des préceptes de sagesse. C’est le cas ici. Tout le monde peut facilement mémoriser cette phrase, qui fait maintenant partie de la culture universelle. Son contenu – antinomique –est d’une grande richesse spirituelle, mais qui n’est pas facile à comprendre. Nous allons essayer de le faire.

Situons-la d’abord dans son contexte évangélique. Elle fait partie du « Discours de mission » que le Christ fait aux Douze et qui n’est rapporté complètement que par Saint Matthieu (10, 5-40) : on en trouve aussi une partie chez Saint Marc (6, 7-13) et chez Saint Luc (9, 1-6), mais l’apophtegme divin que nous avons mis en exergue, ne se trouve que chez Saint Matthieu.

Cela se passe probablement vers le milieu de l’apostolat du Christ, car il a fallu d’abord que les Apôtres fussent eux-mêmes évangélisés et formés. Ils ont vécu avec le Rabbi dans la maison de Capharnaüm, L’ont suivi dans ses voyages de mission, ont écouté la plupart de ses discours, dont le plus important est le discours inaugural (le « Sermon sur la montagne »), de nombreuses paraboles (dont parfois le Maître leur explique le sens, en aparté) ; ils L’ont vu accomplir de nombreux miracles, dont des guérisons stupéfiantes, délivrer des possédés, ressusciter des morts, donner des conseils aux gens, consoler les affligés. Ils ont pu discuter souvent avec Lui (on les voit dans l’Évangile posant sans cesse des questions à Jésus), ils ont vu comment Il vivait, dans la sobriété, la prière et la simplicité, et comment Il se comportait avec les gens.

En fait, le Christ a passé beaucoup de temps avec eux pour les former. C’est une chose qui n’était pas inconnue en Israël, où les grands rabbis étaient souvent entourés de disciples, mais avec une grande différence dans le choix des disciples. L’Évangile, qui est essentiellement centré sur la personne du Messie – le Christ –son enseignement et ses œuvres (les miracles et le salut du monde), ne nous donne pas beaucoup d’informations sur les personnes qui entouraient le Seigneur1, mais la tradition nous permet d’en savoir un peu plus. Si les Apôtres étaient de toutes conditions sociales, biologiques et culturelles (des jeunes et des gens âgés, des mariés et des célibataires, des manuels et des gens cultivés), ils étaient majoritairement de petites gens (des artisans) et des Galiléens (9 sur 12), ce qui était rare en Israël, car les Galiléens étaient méprisés.

À partir d’un certain moment, vers le milieu de sa vie publique, le Seigneur va avoir besoin d’aide, parce qu’Il ne pouvait pas aller partout, toucher tout le monde, ni tout faire par Lui-même, en tant qu’homme2. Il fallait aussi qu’Il les mette à l’œuvre, pour qu’ils commencent à apprendre l’apostolat, leur mission future d’évangélisation du monde entier.

Et avant de les envoyer dans toute la Galilée, puis dans tout Israël, Il va leur donner des consignesprécises, des conseils et des mises en garde. Il va les préparer, comme un bon Maître qui prend soin de ses ouvriers. La tradition nous dit qu’Il les a réunis à part et que cette réunion de travail a duré longtemps, à Capharnaüm. Cela nous montre que la mission du Christ sur terre ne s’est pas faite dans l’improvisation ni dans une sorte de romantisme humanitaire. Elle a été rigoureusement pensée, préparée et accomplie. Le Seigneur a d’abord recruté une équipe de 12 personnes3 –ce qui n’est ni trop, ni trop peu –, a instauré des règles de vie communautaire, souples au plan formel, mais fortes au plan spirituel, leur a montré pendant environ un an de demi Qui Il était réellement, comment Il se comportait et vivait, quelle était sa doctrine et le but de sa venue sur terre. Maintenant qu’ils ont été formés par l’expérience, Il leur révèle un plan de mission4, mûrement réfléchi. Il ne faut jamais oublier que Jésus-Christ est Dieu parfait et homme parfait. Or un homme parfait, et donc accompli5, a naturellement d’immenses dons : il est fort – physiquement et psychiquement –, beau, sage, et surtout intelligent. Il y a en Christ une intelligence humaine exceptionnelle unie à la toute-puissance  divine, dans une synergie parfaite6.

Saint Matthieu donne d’abord la liste exacte des Apôtres qui sert d’archétype, car saints Marc et Luc en donnent une, mais dans un ordre différent.

La première partie du discoursconcerne le contenu même de la mission (ce qu’ils doivent enseigner : « Le Royaume des Cieux est proche »[Mt et Lc] ; repentez-vous [Mc 6, 12]), où et vers qui ils doivent aller (les « brebis perdues de la maison d’Israël », comme Lui-même l’avait dit, et non les païens (les Gentils), et les Samaritains, parce que ce n’est pas encore le temps, et trop difficiles pour eux, qui sont des Juifs pieux) et ce qu’ils doivent accomplir en plus : guérir les malades, ressusciter les morts et chasser les démons, c’est-à-dire faire des miracles. Et nous savons qu’Il leur a donné expressément ces pouvoirs divins [Mt 10, 1 ; Mc 6, 7 ; Lc 9, 1]: les miracles sont là pour attester la véracité de leur parole, qui vient de Dieu. En fait, Il leur demande de faire comme Lui. Saint Marc nous apprend qu’Il les envoie deux par deux (Mc 6, 7), ce qui est judicieux et prudent.

Il leur recommande aussi de ne pas s’encombrer de bagages, probablement parce cette mission est localisée géographiquement (en Galilée) et qu’ils se retrouvent avec leur Maître à Capharnaüm, à chaque sabbat. Nous en avons un témoignage chez Saint Marc où l’on voit que les Apôtres rendent compte à Jésus de leurs missions et où Il les emmène à l’écart pour prendre du repos, parce qu’il y a trop de monde et de va-et-vient à la maison (Mc 6, 30-32). Il leur indique aussi quel devra être leur conduite (se rendre chez des personnes dignes, donc a priori craignant Dieu, apportez la paix et vivre chez l’habitant). Et s’ils ne sont pas reçus, partir, quitter la maison ou le village, « en secouant la poussière de leurs sandales », pour que la méchanceté du lieu ne s’attache pas à leurs semelles (c’est un geste de purification) et ne souillent pas leurs démarches (les pieds sont le symbole des démarches, du chemin à accomplir).

Après leur avoir donné toutes ces consignes « positives », viennent les mises en garde. « Voici, Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ». Cela signifie : Je vous envoie au combat ! Saint Jean Chrysostome dit : « Jésus les envoie à la guerre »7 C’est dur… Jésus ne leur cache rien. Il faut d’abord comprendre cette phrase au premier niveau, concret et biologique. La brebis, qui est la femelle du mouton, apporte des richesses remarquables : la laine (qui permet de vêtir la nudité et apporte de la chaleur), le lait (qui est un aliment très riche), la viande (qui est agréable au palais, avec peu de toxines), et surtout, après avoir été ensemencée par le mâle – le bélier –, elle porte l’agneau dans son ventre et l’engendre. Les brebis vivent en troupeau, mais doivent toujours être conduites par un berger, un pasteur, elles sont d’un naturel pacifique et doux et ne se nourrissent que de végétaux. Le Christ utilise souvent ce symbole pour désigner les hommes fidèles à Dieu, dont le destin est d’engendrer, selon la chair, le Fils de Dieu. Marie l’a accompli physiquement et historiquement, mais chaque fidèle chrétien est appelé à le faire mystiquement. Lui-même est appelé par saint Jean-Baptiste « L’Agneau de Dieu », et se nomme ainsi.

Le loupest un redoutable prédateur. Les loups vivent en meute, attaquent souvent les brebis, les tuent et les mangent8. Ils ont une tactique intelligente : ils se regroupent et s’attaquent à des faibles. Ils symbolisent les démons, qui ont la même tactique : tous contre un9, et de préférence un faible, ainsi que ceux des hommes qui écoutent et suivent les démons.

Le Christ se définira Lui-même comme « le Bon Pasteur », qui prend soin de son troupeau, qui va à la recherche d’une seule brebis perdue, et comme un pasteur courageux, qui affronte les loups et les combat (contrairement au mercenaire qui s’enfuit). Il prévient donc ses disciples : vous allez connaître le même sort que Moi (« le serviteur n’est pas plus grand que le Maître », dira-t-Il dans la suite du discours). Vous serez traités comme Moi, c’est-à-dire mal.

Mais, aussitôt après avoir prophétisé ces douleurs et ces souffrances, Il leur apporte un antidote : « Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes ». Cet apophtegme est assez difficile, parce qu’il a plusieurs sens, est antinomique et pourrait être mal compris. Commençons par essayer de comprendre le sens des mots. À propos des serpents, les termes grec « phronimos » et latin « prudens » signifient : avisé, prudent, de bon sens, intelligent, prévoyant, compétent, réfléchi, sage…. Et, en ce qui concerne les colombes, les termes grec akeraios et latin simplex  signifient : ingénu, simple, sans mélange, intact, naturel, sans détour, entier, inviolé, non souillé, innocent [saint Ephrem], pur

On peut donc comprendre ce logion de deux façons : la première est naturelle et pratique (dans l’esprit de l’exégèse antiochienne). Un serpent est intelligent et « malin »[avisé] : il sait esquiver les attaques, et frapper où il faut et quand il faut. Il est efficace. Faites de même au plan spirituel. Vous êtes face à un ennemi intelligent, comportez-vous avec intelligence. Faites comme Moi, lorsque Satan me tentât et que Je lui résistai10. Et simultanément, dans votre cœur, demeurez « non tordu » comme le dirait saint Jean-Baptiste, droit, intègre, ce qui vous protège intérieurement. Tout cela est exact et développé par les Pères de l’Église. Mais la difficulté est que cette exégèse peut être interprétée dans un mauvais sens, car un serpent est malin, symbole de la perversion et du mal, et un homme intègre pourrait ne pas comprendre le conseil et le rejeter, en se disant : je veux garder ma conscience. Par ailleurs, être « simple » ou « ingénu » peut signifier dans nos sociétés être idiot11.

Il y a une autre exégèse, symbolique et théologique (dans l’esprit de l’exégèse alexandrine), qui peut éviter cet écueil. En nous appuyant sur les Pères et sur la tradition spirituelle de l’Église, nous osons aller plus loin et proposer une exégèse un peu différente, qui s’appuie sur l’Ancien Testament.

Si Satan se mit dans la peau d’un serpent, c’est parce que cet animal était un symbole de sagesse. Presque toutes les civilisations pré-chrétiennes l’ont vu ainsi12. Il est évident que si Satan – le chérubin Satanaël déchu, la plus grande intelligence que Dieu ait créée –s’était présenté à Ève tel qu’il est spirituellement, c’est-à-dire désobéissant, orgueilleux, méchant, laid, diviseur, menteur et pervers, non seulement elle ne l’aurait pas écouté, mais elle ne l’aurait même pas regardé. Pour que le péché soit possible, il faut qu’il suscite un désir. De nombreux Pères de l’Église confirment cette exégèse. Et cela est corroboré par l’Écriture elle-même : lorsque les Juifs eurent péché gravement dans le désert « en parlant contre Dieu et contre Moïse », parce qu’il n’y avait ni pain, ni eau, Dieu envoya un châtiment terrible : les serpents brûlants (séraph) très venimeux ; et après que le peuple se fût repenti et que Moïse eût demandé à Dieu un antidote, le Seigneur lui prescrivit de fabriquer une croix (un « tau » : T) sur lequel il devait mettre une sculpture en bronze représentant un séraph. Moïse devait l’élever au-dessus du peuple13 pour guérir ceux qui avaient été mordus par les serpents (Nb 21, 4-9). C’était la préfigure de Jésus sur la Croix, qui accomplit ainsi le salut du monde et libère l’homme de l’emprise de Satan. D’ailleurs, le Christ rappelle cette préfigure en se l’appliquant à Lui-même : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’Homme soit élevé [ce qui signifiait crucifié] afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle » (Jn 3, 14-15). Ainsi, la phrase du Seigneur nous rappelle que le Christ est la Sagesse divine parfaite, incréée et éternelle et que le serpent en est le symbole. 

Par ailleurs, lorsque le Saint-Esprit, envoyé par le Père céleste pour désigner Jésus de Nazareth comme Son Fils pré-éternel, le Messie, Il descendit sur Lui, et le « couvrit » sous la forme d’une colombe, dont la blancheur éclatante, la liberté (elle vole) et la beauté sont le symbole même de Lui, Dieu-Esprit. C’est Lui, l’Esprit qui procède du Père, qui garde ses créatures dans leur pureté originelle et qui permet aux pécheurs repentants de la retrouver. Il est le « Pur » par excellence, la pureté-simplicité divine, sans mélange.

Ainsi nous osons proposer la traduction suivante : « Soyez sages comme le serpent et purs comme la colombe », ce qui ne va pas à l’encontre de l’étymologie, et qui peut être compris dans une acception trinitaire. Car cela signifie : soyez sages comme le Christ, le Serpent divin, la Sagesse divine, et purs comme l’Esprit-Saint, la Colombe divine, la pureté divine. En fait, on y retrouve la même antinomie que dans la traduction antérieure, puisque « prudent » et « simple » sont antinomiques, mais cela est plus explicite et rapporté aux Personnes divines, le Fils et l’Esprit. Concluons : celui qui est conforme au Christ et à l’Esprit a trouvé le Père céleste, la source unique de tout, la source de la sagesse et de la pureté, le Père du Fils et le Spirateur de l’Esprit. Il faut bien souligner qu’il s’agit d’une expression antinomique, qu’il s’agisse de prudence/simplicité ou de Sagesse/pureté, deux comportements radicalement différents, qu’il faut être capable d’avoir simultanément en les dépassant par le haut, c’est-à-dire en les reliant à leur source, ce qui est le propre de l’antinomie théologique et une initiation au mystère trinitaire divin.

Ensuite le Seigneur développe les mises en garde « contre les hommes », car ce combat spirituel sera sans merci et universel (le Christ dira des choses semblables lorsqu’Il prophétisera la fin des temps). Lorsque vous comparaîtrez devant les tribunaux iniques, faites confiance à votre Père céleste : c’est son Esprit qui parlera en vous. Les familles humaines seront déchirées et divisées parce que le seul critère de vérité, de bonté et d’amour est Dieu Lui-même. Ou l’on est pour Lui, ou l’on est contre Lui. À chacun de choisir son camp14. Et lorsqu’Il termine ce passage en disant : « si l’on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre », cela relève de la sagesse dont Il a parlé (ne vous évertuez pas à vouloir convertir des gens qui ne le veulent pas : livrez-les à eux-mêmes, mais essayez de sauver tout ce qui peut l’être). La fin est une prophétie du retour du Christ en gloire : « vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’Homme ne soit venu ». Vous n’aurez pas achevé de convertir toute l’humanité que Je serai revenu dans ma gloire divine pour juger les hommes, le monde.

Que le Christ vainqueur nous trouve fidèles dans ce temps redoutable et consolant.

P. Noël TANAZACQ, Paris

Notes :

1. Par exemple, il ne dit rien sur 6 des Apôtres, et quasiment rien sur la parenté de Jésus.
2. En tant que Dieu, le Christ avait le don d’ubiquité et pouvait être simultanément en d’innombrables endroits, omniprésent. Mais Il a toujours voulu accomplir son œuvre de salut en tant qu’homme, en acceptant cette limitation, cette faiblesse, ne manifestant sa puissance divine qu’exceptionnellement (notamment lors des miracles), car Dieu ne voulait pas – et ne veut pas – s’imposer aux hommes ; Il veut les laisser libres de croire en Lui et de L’aimer gratuitement.
3. Symbole des 12 tribus d’Israël et, ultérieurement, symbole de l’Église.
4. S’il s’agissait d’un général, on dirait une stratégie, un plan d’attaque.
5. Adam et Ève, avant la chute, en avaient les prémices, la semence, mais ils n’ont pas accompli : le Christ-homme l’a fait : Il a conduit la nature humaine à sa perfection.
6. Très bien vue et développée par saint Léon le Grand, dans son tomos envoyé au Concile de Chalcédoine [4e œcuménique], où il l’appelle la communication des idiomes.
7. Homélies 33, 34, 35, sur saint Matthieu (Éd. Artège, 2012, p. 225-237)
8. Ils représentaient une terreur dans le monde ancien. Ma vieille nounou et ma grand-mère, nées à la fin du 19e siècle, ainsi que mon père, né au début du 20e siècle, nous racontaient des histoires de loup terribles dans les Ardennes, pays de forêts sauvages et très froid. Les « gentils écologistes » ont voulu réintroduire les loups : ils tuent et mangent les brebis, comme ils le font depuis des millénaires….
9. Le Christ dit et fait exactement l’inverse : « Un contre tous », lorsqu’Il parle du Bon Pasteur qui ose affronter les loups et les combattre.
10. Satan avait tenté Jésus en citant des phrases de la Bible : le Christ a répondu du tac au tac, en citant d’autres phrases de la bible. Il l’a vaincu sur son propre terrain, en tant qu’homme, sans qu’il fût nécessaire de manifester sa puissance divine. Quelle intelligence !
11. Cf. « Bienheureux les pauvres en esprit » qui peut être interprété comme « pauvre d’esprit », c’est-à-dire idiot.
12. Pour citer quelques exemples : le serpent représenté sur la couronne des pharaons (l’Ureus) et qui est de la race des cobras (très venimeux comme les séraphs [cf. ci-dessous]), symbole de protection, de pouvoir et de bienfaisance ; le serpent créateur de l’humanité en Chine ; le dieu grec Aesculape, avec son serpent, dieu de la médecine… Saint Irénée parlant des sectes gnostiques : « Certains disent que c’est la sagesse elle-même qui fut le serpent « (Adv. Haer. I, 30, 15).
13. C’est une préfigure liturgique de l’Exaltation de la Croix, puisque saint Macaire de Jérusalem éleva la vraie croix, que sainte Hélène avait retrouvée, devant le peuple, qui se mit à genoux et répéta inlassablement « Kyrie eleison ».
14, Cela rejoint ce que le Christ dira à la fin de ce discours : Celui qui préfère son père ou sa mère, ou sa femme ou ses enfants, à Moi, n’est pas digne de Moi (Mt 10, 37). En effet, nos relations familiales sont peu de chose à côté de notre relation à Dieu.