publicat in L’évangile au Monastère pe 5 Octobre 2018, 21:59
Craindre d’offenser Dieu en quelque chose, – c’est le premier degré d’amour. Garder son esprit pur de pensées passionnelles, – c’est le second degré d’amour, plus grand que le premier. Ressentir la présence de la grâce dans son âme, – c’est le troisième degré d’amour, encore plus grand.
Le quatrième degré – l’amour parfait pour Dieu, c’est d’avoir la grâce du Saint-Esprit dans l’âme et dans le corps. Même le corps d’un tel homme est sanctifié, et après sa mort il se transformera en reliques. C’est à ce degré que sont parvenus les grands Saints, les Martyrs, les Prophètes et les saints Ascètes. Celui qui se trouve à ce degré est libre de l’emprise de la convoitise charnelle. Il peut librement dormir avec une jeune fille, sans éprouver pour elle le moindre désir. L’amour de Dieu est plus fort que l’amour pour la jeune fille, vers lequel tout le monde est attiré, sauf ceux qui ont la grâce divine en plénitude, car la douceur du Saint-Esprit régénère l’homme tout entier et lui donne d’aimer Dieu parfaitement. Si l’âme se trouve dans la plénitude de l’amour divin, le monde n’a plus de pouvoir sur elle. Bien que l’homme vive sur terre avec d’autres, dans son amour pour Dieu il oublie tout ce qui est dans le monde. Notre malheur est que, à cause de l’orgueil de notre esprit, nous ne persévérions pas dans cette grâce, et elle abandonne l’âme. L’âme la cherche en pleurant, et en se lamentant elle dit : « Mon âme languit après le Seigneur ».