Parole de Pères

publicat in Coin des Ascètes pe 18 Juillet 2018, 13:30

Nous sommes dans le temps liturgique du Pentecostaire depuis la fête de la Descente du Saint-Esprit : n’oublions pas que notre Pentecôte a lieu chaque jour si nous la demandons avec foi, et que nous sommes tous appelés à être des Saints, et le pouvons par l’acquisition du Saint-Esprit.

« La perfection à la fois de l’homme et de la femme survient au moment où ils font fructifier en chacun d’entre eux les dons qu’ils ont reçus de Dieu avant la chute de la Première Créature, et qui restèrent latents depuis.

Il est certain que la plénitude de cette perfection s’accomplit en entrant en communion avec les dons de tous les Saints. »

Après le tremblement de terre l’Esprit de Vérité

« Dans la vie du Chrétien, une dure sentence équivaut au « vent fort et violent ». Elle parle des merveilles de Dieu et provoque le cœur de l’homme à la contrition. Et cette contrition est le précurseur du don du Saint-Esprit. Elle fait fondre les montagnes d’impureté qui siègent sur le cœur. Elle brise les rocs de la dureté de l’être intérieur de l’homme, et l’aide à trouver son « cœur profond ». Ainsi l‘homme doit-il endurer un tremblement de terre primordial au moment où il passe par des épreuves nécessaires et aptes à lui enseigner que la seule chose dont il a besoin est – la découverte de son cœur.

Le Père Sophrony avait quelques-unes de ces dures sentences qui lui étaient propres. Par exemple : « Si quelqu’un n’a pas atteint la mesure de la prière hypostatique – ce qui veut dire, porter en lui-même l’Adam total et porter devant Dieu toute l’humanité dans sa prière – alors qu’il ne s’appelle pas du nom de Chrétien sans avoir honte et crainte. »

De telles sentences sont capables de nous sauver. Elles sont là pour nous secouer. La culture chrétienne de la « secousse » nous aide à découvrir le “cœur profond” sans lequel nous ne pouvons véritablement recevoir le don de la Pentecôte, l’effusion du Saint-Esprit sur toute chair. Nous avons besoin d’un cœur sensible, si précieux aux yeux de Dieu, auquel la troisième lecture de l’Ancien Testament pour la fête de la Pentecôte se réfère : pour recevoir le don du Saint-Esprit, de sorte que notre invocation du Nom du Christ dans ce cœur profond et sensible puisse être salutaire et y apporter la vie nouvelle. Ce que nous essayons est de faire éclore “l’œuf” que nous portons dans notre sein, de casser la coquille qui couvre notre cœur afin que la vie nouvelle puisse en jaillir. »

 De « Remember Thy First Love », Archimandrite Zacharias, Monastère Saint Jean Baptiste,
Essex, Grande Bretagne. 
(trad. A. Monney)