La signification de l’utilisation des cierges, de l’encens et des lampades (2)

publicat in Page d'histoire pe 24 Mai 2018, 09:32

Les cierges

Le cierge symbolise aussi la Lumière du Christ, la flamme de la foi. Dans son illumination se trouve un symbolisme profond. Syméon de Thessalonique nous dit que le cierge qui éclaire, a six symboles :

1. Il symbolise la pureté de notre âme, parce qu’il est fait à partir de cire d’abeille pure.

2. Il symbolise aussi la plasticité de notre âme, puisqu’il devient plus facile d’y graver quoi que ce soit sur elle.

3. Il symbolise la Grâce divine parce que la cire provient des fleurs odorantes.

4. En outre, il symbolise la divinité, que nous devons atteindre parce que la cire est mélangée avec le feu et elle le nourrit.

5. Et la lumière du Christ se montre également, quand elle brûle et illumine l’obscurité.

6. Enfin, il symbolise l’amour et la paix qui doivent caractériser tout chrétien, parce que le cierge brûle jusques à la fin quand il illumine, mais il réconforte aussi l’homme avec sa lumière dans les ténèbres. 

En allumant un cierge nous devons nous rappeler que nous devons vivre dans la Lumière que nous avons reçue à notre baptême, appelé aussi « illumination ». Pour cette raison, pendant le baptême, nous tenons des cierges. Cette lumière est le feu de la Pentecôte, la lumière de l’Esprit Saint. Et cette Lumière est renouvelée en nous, dans nos âmes, à chaque fois que nous prions, que nous participons à la Divine Liturgie et  que nous recevons la Sainte Communion. Voilà pourquoi à la fin de chaque Divine Liturgie nous chantons : « Nous avons vu la vraie lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la foi véritable. Adorons l’Indivisible Trinité ».

La Lumière de l’Église, nous devons cependant le dire, conserve mieux son symbolisme et aide l’âme à venir à la contrition quand elle est naturelle, comme dans la plupart de nos monastères, c’est-à-dire lorsqu’on utilise des cierges et des lampades qui brûlent, plutôt que des lumières artificielles électriques. 

Les cierges, comme l’huile, sont une offrande à Dieu, issus de ces biens matériels qu’Il nous donne (« Ce qui est à toi, de ce qui est à toi », dit la Divine Liturgie). Ils symbolisent d’une part l’âme souple et douce ainsi que la force unificatrice de l’Esprit Saint, car les cierges sont faits, ou du moins ils devraient être faits, à partir de cire pure que l’abeille produit. La cire rappelle aussi la manière dont le feu, c’est-à-dire la Divinité, est jointe à l’âme souple et l’adoucit, tout en l’éclairant également, ainsi que toutes celles qui sont en communion avec elle. 

De même, le chrétien conscient, quand il se sacrifie pour l’amour de Dieu, éclaire ses semblables et leur montre la voie du Salut. Quand le croyant entre dans l’église, il devrait allumer un cierge sur l’un des candélabres pour les vivants et un cierge pour les parents et les connaissances décédés. Mais si certains parmi les vivants ont des problèmes particuliers, alors il est bon d’allumer des cierges pour chacun d’eux. Allumer un cierge doit toujours être accompagné de paroles de prière. Pour les vivants, nous demanderons la miséricorde et la protection de Dieu, tandis que pour les défunts la miséricorde divine et leur Salut éternel.

La cire, pur produit des abeilles vierges, symbolise la nature humaine du Christ, qui est venu de la vierge Marie immaculée. Le support des trois cierges de l’évêque symbolise la Sainte Trinité, tandis que le support de deux cierges les deux natures du Christ. Tous les cierges qui sont allumés au baptême symbolisent la lumière spirituelle que le néophyte reçoit. Ceux de l’enterrement, de la tombe et des monuments symbolisent la lumière du Christ, dans laquelle nous espérons que les défunts vont entrer. Le Chandelier symbolise l’Église triomphante dans les cieux, tandis que les cierges ou les lampades symbolisent les saints. Aux grands jours de fête dans les monastères, on se met en cercle autour du lustre, pour révéler que les saints dans les lieux célestes, célèbrent et dansent simultanément avec l’Église terrestre du Christ.

Source : Orthodoxologie – Version française Claude Lopez-Ginisty d’après The Messenger
« Paracletos Greek Orthodox Monastery » octobre 2013