publicat in Anniversaire pe 3 Mars 2018, 04:54
« Je suis plein de reconnaissance envers celui qui m’a donné la force, le Christ Jésus notre Seigneur : c’est Lui qui m’a jugé digne de confiance en me prenant à son service […]. Oui, elle a surabondé pour moi, la grâce de notre Seigneur, avec la foi et l’amour qui sont dans le Christ » (1 Timothée 1, 12-14)
Un peu d’histoire contemporaine…
Par les prières de nos saints Pères, rappelons, en ce vingtième anniversaire de la chirotonie de notre Père spirituel, comment le saint Esprit a œuvré avec nous, petite communauté de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale. Il est au-dessus de nos forces d’avoir de la réalité historique une vraie connaissance. Il faudrait voir l’histoire humaine du point de vue de Dieu, ce dont seuls les grands saints ont la capacité charismatique. Nous souhaitons une théologie de l’histoire, particulièrement de l’histoire de l’Église, et, tout particulièrement, de l’histoire de l’Église orthodoxe en Occident ou d’Occident… Modestement, nous proposons quelques lignes pour ne pas oublier ce qui s’est passé, autant que nous le sachions, depuis 1998, avec S.E. le métropolite Joseph et autour de lui.
Par où commencer ? Quel est le début ? Quel est le « principe », comme dit la Genèse ? Quelle est la genèse de notre vie ecclésiale ? Nous savons que le projet du Seigneur est le Salut de tous les hommes par le ministère de son Église, par la manifestation de son amour et de sa vérité. Mais, comment s’y est-Il pris pour faire germer cette belle communauté et appeler à sa tête un jeune prêtre roumain innocent, un étudiant parlant le français, desservant le saint monastère de Bussy-en-Othe, suivant les cours de l’Institut de théologie Saint-Serge, remplaçant des prêtres par-ci par-là, visitant des monastères catholiques, doué par le saint Esprit pour rencontrer les personnes et être leur ami ? « Dans le principe », de façon atemporelle, le Seigneur fait advenir des personnes humaines, organise d’une main providentielle les circonstances favorables à son projet de vie. Passionnant est le comportement divin dans la Création et dans l’histoire de son peuple !
Un ministère était à pourvoir : celui d’archevêque de l’Archevêché roumain qui s’origine dans la présence orthodoxe roumaine en France au 19è siècle – et probablement auparavant. Dans la sainte liturgie, il est fait mémoire du métropolite Bessarion, de l’archimandrite Josaphat, ainsi que de hiérarques plus proches selon la chronologie : l’archevêque Théophile et l’archevêque Hadrien, de bienheureuse mémoire. Dans cette généalogie spirituelle, nous prononçons également le nom du grand patriarche Justinien qui, par une vision prophétique, voulut œuvrer à la connaissance de l’Orthodoxie en Europe occidentale et constitua dans les années 70 une véritable petite Église sous la forme d’un diocèse autonome pour y accueillir les Français1.
Dans l’élection du si jeune Père Joseph, par l’Esprit saint d’abord, puis par le peuple sacerdotal de l’Église, se rencontraient le courant roumain parisien et le courant français de quête de la Vérité. La problématique occidentale de l’Orthodoxie est présente dès le début, dès le principe, dans la genèse de cette éparchie. Dieu a voulu que celle-ci reçut le nom de Métropole Orthodoxe Roumaine, non pas « en » Europe, mais « d’ » Europe occidentale.
Depuis 1993, se réunissait à Paris, autour de S.E. le métropolite Séraphim, lieutenant de l’Archevêque orthodoxe roumain d’Europe occidentale, un groupe d’amis formé de prêtres, de diacres et de fidèles roumains et français, dont l’archiprêtre Grégoire Bertrand-Hardy, un homme qui avait la confiance de tous 2orange county hookup. Les premiers avaient courageusement maintenu, en France et en d’autres pays d’Europe, des communautés roumaines, malgré toutes sortes de difficultés. Les seconds étaient restés fidèles au Patriarcat roumain qui s’était toujours montré bienveillant à l’égard des Françaisjustin dating around 2https://apostolia.eu/index.php/hookup-words-in-spanish/lds dating jeopardy. Il s’agit de l’Église Catholique Orthodoxe de France, pour laquelle le Saint-Synode de l’Église roumaine choisit d’ordonner évêque le jeune prêtre Gilles Bertrand-Hardy. Cette communauté héritait de la mission de l’évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky) qu’avait reçu Sa Béatitude le patriarche Justinien. Le Patriarche lui avait donné le saint Chrême pour l’aider dans son difficile ministère.