publicat in Poèmes pe 14 Novembre 2017, 16:46
Synésius de Cyrène (370-414)
Ô Coupe du Christ…
Croix de Dieu,
Calvaire, angoisses de Jésus dans la ténèbre obscure.
Ta Coupe Seigneur,
Est-ce celle de la colère divine, de la fureur divine ?
Ô Calice du vertige ! (Es. 51/17, 51/22)
Et la coupe de Ta colère,
Ô Mystère des larmes du Père,
Devient lentement le Calice des miséricordes.
« Je lèverai la coupe de la victoire et j’appellerai le Seigneur par Son Nom : j’accomplirai mes vœux envers le Seigneur et en présence de tout son peuple ! » (Ps. 116/13-14)
La colère divine ce sont les larmes du Créateur.
Boire à la Coupe de Dieu,
Boire sa propre Croix,
S’approcher doucement du Saint Calice,
Boire la Coupe avec le Christ !
Ô Coupe-splendeur,
Beauté absolue,
Coupe des bénédictions.
La Coupe de Dieu : Souffrance Absolue.
Le Calice des bénédictions : Joie Absolue.
L’intérieur du Saint Calice n’est pas rempli
Des produits de la rapine et de l’intempérance ;
A l’intérieur le Seigneur et la Vie respirent.
(Matthieu 23/25)
Ô Calice eucharistique, qui n’est pas l’impureté de l’intérieur de la Coupe du Scribe et du Pharisien hypocrite (idem).
Ô Jésus, je vénère Ta Coupe,
L’horreur de la mort de Dieu.
Il faut que je puisse vivre en Toi. « Et allant un peu plus loin et Tombant la face contre terre, il priait, disant : “Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi ! Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux !” »
(Matthieu 26/39)
Cette Coupe que le Fils de Dieu doit boire est l’autre face de la colère divine.
Elle préfigure le Calice des bénédictions.
Ô Calice si pur : la Beauté de l’Absolu.
« Puis il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père.” » (Matthieu 26/27-29)
Ô Coupe de Joie : communion au Sang du Christ, pain : communion au Corps du Christ.
La Coupe de bénédiction n’est pas la coupe des démons.
L’âme-enfance, rivée à Dieu, ne pactise pas avec les idoles.
(1 Corinthiens 10/21)
Participer au Calice d’Amour c’est annoncer la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.
(1 Corinthiens 11/26)
Ô Coupe : Royaume, règne de la Beauté …
Coupe : boire la lumière, devenir enfant de lumière.
Approche-toi du Calice de la Joie, éprouve ton cœur, bois et mange le Seigneur dignement :
« C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur. » (1 Corinthiens 11/27)
Si tu es marqué par la bête, tu boiras le vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère. (Apocalypse 14/9-10)
Et … plus loin, bien plus loin, plus haut …
L’autre Face : le Calice-Eucharistie
Dans le pays des Anges quand le Souffle-Personne devient, la tendre Félicité de mon âme-enfance qui s’agenouille devant le Mystère de l’Éternité.
Béatrice Clémentine, Poèmes Méditations, août 2006