publicat in Homélies et sermons pe 9 Octobre 2016, 13:15
Saint Nikolaï de Zica, « Prologue d’Ochrid »
Slave de naissance, il fut acheté comme esclave par Théognostus, homme riche de Constantinople, au temps de l’Empereur Léon le Sage, fils de l’Empereur Basile le Macédonien. André était un beau jeune homme, à la fois de corps et d’esprit. Théognostus le prit en affection et lui permit d’apprendre à lire et à écrire.
André priait Dieu avec ferveur et fréquentait l’église avec grande dévotion, et, pour obéir à une révélation céleste, il résolut de suivre l’ascèse de la folie pour le Christ. Une fois, quand il allait puiser de l’eau au puits, il jeta loin ses vêtements et les mit en pièces, en simulant la folie. Attristé par cela, son propriétaire Théognosus l’enchaîna et l’amena à l’église de sainte Anastasie – Libératrice des Liens, afin qu’on lise des prières pour lui. Mais, comme André ne guérissait pas, pour autant que son propriétaire pût le voir, il fut libéré en tant que malade mental. Saint André feignait la folie tout le jour et passait la nuit en prière. Il vivait sans avoir de toit, passant la nuit dehors en errant à moitié nu dans un unique vêtement en loques et mangeant un peu de pain quand de bonnes gens partageaient le leur avec lui. Quelque fut ce qu’il recevait, il le donnait aux mendiants, et quand il le faisait, il se moquait d’eux pour éviter leurs remerciements, car saint André ne cherchait que la récompense de Dieu seul. En conséquence une grande grâce habitait en lui, et il était capable de discerner les secrets des hommes, de voir des anges et des démons, de faire sortir de mauvais esprits des hommes et de détourner les hommes du péché. Il eut une vision immense et merveilleuse du Paradis et des puissances élevées du ciel ; il vit le Seigneur Christ sur Son trône de gloire ; lui, avec son disciple Epiphane, vit la Très Sainte Mère de Dieu à l’église des Blachernes, étendant son voile de protection sur le peuple chrétien (voir le 1er octobre) ; il entendit au ciel des paroles indicibles, qu’il n’osa répéter aux hommes. Après une ascèse dont la rudesse fut sans précédent, il entra dans son repos et la gloire de son Seigneur en 911.
Trad. A.Monney de la version de Mother Maria