publicat in Poèmes pe 13 Juillet 2016, 15:14
La nuit, pour regarder, a des yeux par milliers,
Le jour, pour contempler, n’en a qu’un seul ;
Mais qu’il n’y ait point de soleil – et sur la terre
L’obscurité s’étend, s’étale comme fumée…
L’intelligence, pour voir, a des yeux par milliers,
L’amour, pour contempler, n’en a qu’un seul ;
Mais que manque l’amour – et la vie s’éteint,
Et les jours flottent comme fumée.
Iàkov Polonski (1819-1898)
(Traduction Irina L.)