publicat in Un père a dit... pe 14 Avril 2016, 07:23
Chère Mère Silouana,
J’ai dix ans, et j’aimerais vous poser deux questions :
1. Comment me faire des amis ?
2. Comment faire pour que les enfants ne se moquent plus de moi ?
Merci beaucoup !
Marie
Chère enfant,
Merci pour ton message ! Quelle joie de voir la beauté des enfants de Dieu !
Je me réjouis du fait que tu demandes conseil aux adultes.
Voici ce que je te propose :
1. Pour te faire des amis, mon enfant, je te prie d’être gentille avec tous les enfants, et surtout avec ceux qui se tiennent un peu à l’écart et dont les autres se moquent. Tu sais, dans les âmes de ces enfants, il y a de vrais trésors, même si on ne le voit pas toujours, car ils se cachent derrière des comportements pas très agréables. Si tu leur souris, si tu leur adresses une gentille parole, si tu les écoutes avec patience, alors tu leur fais un don très précieux et ils viendront vers toi en empruntant un chemin que Dieu seul connaît.
Quand tu peux, prie ainsi : Seigneur, je voudrais offrir mon amitié à cet enfant, mais je n’y arrive pas ! S’il Te plaît, aide-moi !
En plus, remercie Dieu tous les soirs pour tous les gestes d’amitiés que tu as reçus et donnés dans la journée.
Il est important de ne pas prendre n’importe qui comme ami ; aie patience et essaie de te trouver des copains qui ont les mêmes valeurs et désirs que toi. Fuis ceux qui veulent t’imposer leur désir ou qui veulent te contrôler.
Et puis, laisse les autres être différents de toi, et n’oublie pas, toi aussi tu es différente d’eux, et Dieu te connaît telle que tu es. Chaque personne est unique et spéciale, et il est très dommage quand quelqu’un renonce à être lui-même pour être quelqu’un d’autre ! Qu’en penses-tu ?
2. Pour que les enfants ne se moquent plus de toi, mais surtout pour que tu ne sois plus triste quand ils le font, tu as besoin :
- De les bénir dans ta tête quand ils font cela : « Seigneur, bénis X car il ne sait pas que ce qu’il dit ou ce qu’il fait, ça me fait mal ! Pardonne-lui et bénis-le et donne-moi la sagesse de ne pas me fâcher ! » Mais le plus souvent, dis tout court : « Seigneur, bénis X ! »
- Tu dois comprendre que les autres ont le droit de ne pas nous aimer. Cela ne veut pas dire que l’on n’a pas de valeur, mais que ces gens-là ont d’autres valeurs et d’autres goûts. Et ce sont des personnes libres. Et nous, on respecte leur liberté, même si cela ne nous plaît pas ou que ça nous fait mal.
- Fais attention, car certaines moqueries sont en fait des manières un peu gauches de montrer de l’affection, de l’admiration. D’autres fois, c’est à cause de la jalousie, mais dans ce cas-là, on ne peut pas faire autre chose que prier.
Moi, quand j’étais enfant et que les autres enfants se moquaient de moi, car j’étais différente, j’ai appris à rire moi-aussi de ces choses-là. Certains de mes traits de caractère étaient comiques, et maintenant aussi je ne me prends pas au sérieux certaines fois. Et Dieu aime bien cela !
Je t’embrasse avec affection et prière et je te bénis de tout mon cœur,
Mère Silouana