publicat in Hymnographie et philocalie pe 5 Mars 2016, 16:30
Dialogue entre l’Archange et la Mère de Dieu : Réjouis-toi1
Quelle jubilation et quelle réjouissance peuvent dépasser l’annonce faite à la bienheureuse Vierge et Mère dans la Joie ?
Réjouis-toi, ô toi qui as engendré la joie céleste
Réjouis-toi, ô nourrice de la joie sublime
Réjouis-toi, ô métropole de la joie du salut
Réjouis-toi, origine de la joie immortelle
Réjouis-toi, ô abri mystique de la joie indicible
Réjouis-toi, ô terre admirable de la joie inexprimable
Réjouis-toi, ô source bienheureuse de la joie intarissable
Réjouis-toi, ô vase porteur divin de la joie éternelle
Réjouis-toi, ô plant très fécond de la joie vivifiante
Réjouis-toi, ô Mère de Dieu inépousée
Réjouis-toi, ô Vierge demeurée intacte après la naissance
Réjouis-toi, ô spectacle plus merveilleux que toutes les merveilles2
Qui pourrait dire ta splendeur ? Qui oserait manifester ta merveille ? Qui aurait le courage de proclamer ta grandeur ?
Tu as embelli la nature humaine,
Tu as dépassé les ordres angéliques,
Tu as voilé les illuminations des Archanges,
Tu as devancé les premières places des Trônes,
Tu as abaissé la hauteur des Seigneuries,
Tu as devancé les initiatives des Principautés,
Tu as émoussé la force des Puissances,
Tu as précédé d’une force supérieure les Forces,
Tu as dépassé par des yeux terrestres les Chérubins aux yeux innombrables,
Avec les ailes de l’âme mue divinement tu as surpassé les six ailes des Séraphims,
Tu es au-dessus de toute la création parce que tu resplendis de pureté plus que toute la création, parce que tu as reçu le Créateur de la création et l’ayant porté, tu es devenue Mère de Dieu, seule de toute la création.3
Extrait de « Fêtes Chrétiennes à Jérusalem », par saint Sophrone de Jérusalem, (fêté le 11 mars),
Trad. par Jeanne de la Ferrière, Les pères dans la Foi, Ed. Migne, 1999