publicat in Page Nepsis pe 17 Décembre 2014, 16:16
Le 26 septembre 2014, à l’occasion de la fête du saint Apôtre et Évangéliste Jean et du saint Voïévode Neagoe Basarab, a eu lieu à Lisbonne, au Portugal, l’ouverture officielle du Congrès des Fraternités des Jeunes de l’association Nepsis de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale : l’Archevêché d’Europe Occidentale (avec des représentants de la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Angleterre et l’Irlande), l’Évêché d’Italie et l’Évêché d’Espagne et du Portugal.
L’invité d’honneur de cette année a été le Professeur Dr. Père Vasile Mihoc de la Faculté de Théologie Orthodoxe « Andrei Saguna » de Sibiu. A l’ouverture officielle ont participé Monseigneur Silouane, Evêque d’Italie, Monseigneur Timothée, Évêque d’Espagne et du Portugal et Monseigneur Ignace, Évêque vicaire d’Espagne et du Portugal. L’invité d’honneur de la soirée d’ouverture a été Son Excellence, Monsieur Vasile Popovici, l’Ambassadeur de la Roumanie au Portugal, qui a salué tous les jeunes présents à cet événement.
Le samedi a débuté par la prière du matin, suivie par la conférence « Le Sacrement de la Sainte Confession et de la Sainte Communion dans l’Église primitive », soutenue par le Professeur Dr. Père Vasile Mihoc. Le père a souligné les cadres bibliques, historiques et dogmatiques des deux Saints Sacrements, montrant leur importance dans la démarche spirituelle de tout chrétien qui veut approfondir la communion avec le Seigneur de l’Amour. La conférence a été suivie par une séance de questions et de réponses de la part de l’auditoire qui s’est montré intéressé à clarifier plusieurs aspects pratiques liés aux deux Saints Sacrements. L’atmosphère créée par le thème soutenu par le Professeur Dr Père Vasile Mihoc a été complétée par une deuxième conférence – « LES MYSTÈRES DE DIEU CACHÉS DANS SA CRÉATION – CE QUE LA SCIENCE MODERNE ET L’ ÉCRITURE SAINTE NOUS DISENT », soutenue par le père vicaire de l’Évêché d’Italie, le père archimandrite Athanase.
Le programme du congrès a continué avec une session d’ateliers thématiques, au nombre de six, qui ont été coordonnés par des prêtres venus de toute la Métropole. Les sujets abordés ont été :
Les conclusions de ces ateliers ont été ensuite présentées devant tous les participants, par les rapporteurs des groupes, conclusions que les personnes intéressées peuvent trouver sur le site de Nepsis. La rencontre a continué avec un programme artistique, soutenu par les jeunes de la Métropole, comprenant des moments de poésie, des chants traditionnels roumains et portugais, des moments instrumentaux et beaucoup d’autres, le tout contribuant à la création d’une atmosphère de joie et de fraternité. Après les moments artistiques, le programme s’est poursuivi avec quelques activités sportives, qui ont donné la possibilité aux participants de mettre en valeur leurs habilités sportives. La journée a été conclue avec la prière du soir.
Le dimanche, 28 septembre a débuté avec la Sainte Liturgie hiérarchique Pontificale à laquelle ont participé quatre hiérarques : Monseigneur Silouane d’Italie, Monseigneur Timothée d’Espagne et du Portugal, Monseigneur Marc, Évêque auxiliaire d’Europe Occidentale, Monseigneur Ignace, Évêque auxiliaire d’Espagne et du Portugal. Le sermon a été prononcé par Monseigneur Silouane et, à la fin de la Sainte Liturgie, Monseigneur Timothée a lu aux participants la parole de Son Éminence Joseph et a remercié tous ceux qui se sont impliqués dans l’organisation de cet événement ainsi que tous ceux qui y ont participé, au nombre de 250 personnes.
Après avoir servi le déjeuner, les jeunes avec les prêtres et les hiérarques se sont à nouveau réunis dans la salle de conférences du séminaire où les jeunes ont été invités à partager leurs pensées, leurs sentiments et leurs expériences relatives aux trois jours qu’ils avaient vécus.
A cette occasion a été établi aussi le prochain lieu de déroulement du Congrès Métropolitain Nepsis 2015, à savoir Dublin, en Irlande.
Nous espérons qu'avec chaque rencontre de ce genre, les jeunes de notre Métropole et pas seulement, vivront et comprendront de plus en plus la nécessité de la communion dans le Seigneur qui n’est qu’un avant-goût du royaume de Dieu.
Le Christ toujours « jeune », dans un monde où il nous est de plus en plus difficile de prononcer son nom, ou parce que nous nous sentons embarrassés de le faire, s’est fait connaître à ces jeunes de telle manière que la beauté des mots puisse demeurer, comme un souvenir, mais plus que cela, Il est descendu jusqu’aux profondeurs du cœur. Vous penserez probablement que nous voulons seulement emballer l’histoire d’une belle façon, pour que cela présente bien. Non, chers amis, nous ne voulons pas faire de marketing, nous ne voulons que partager – tant que nos pauvres mots le permettent – une partie de tout ce qui naît ou renaît en nous à travers de telles rencontres qui nous conduisent vers d’autres rencontres…dans la prière.
Ce sont de belles personnes dans le vrai sens du mot qui se sont profondément nichées en nous de sorte qu’en visualisant une petite photo d’eux dans nos esprits, nous sourions avec affection… Et comment ne pas ressentir cela alors que nous avons communié aumême Calice, que nous nous sommes embrassés dans la même pensée, nous, si éparpillés dans ce monde, mais qui avons appris que nous pouvions nous retrouver les uns les autres lors des rencontres comme celles de Nepsis, arrivant ainsi à garder notre amitié vivante et féconde pour notre bien et celui des autres. L’homme n’a pas été créé pour vivre seul et il ne le pourrait pas ; nous avons tous besoin de quelqu’un pour sortir de l’isolement. Quelqu’un qui touche la paupière emplie d’une goutte d’eau qui danse insouciante sur le seuil vide de notre cœur, qui embrasse notre front, laissant ainsi l’empreinte de son amour éternel. Ce sont des mots non-prononcés, ce sont des mystères qui nous chavirent, nous ébranlent, nous rendent heureux et nous voilà à nouveau de retour, il nous reste à absorber tout cela dans le temps, dans le Mystère qui demeure, fidèle à notre baptême avec l’essence de l’amour.
On entend souvent dire dans les cercles de jeunes : « sois toi-même ! » Être soi-même ne veut pas dire porter des masques ou se cacher derrière une soi-disant « non-conformité ». Être soi-même veut dire être naturel, ne pas déranger, être conscient de ce que l’on est de ce que l’on peut. Vouloir connaître les autres c’est en fait vouloir se connaître soi-même, comme dit le proverbe. Et la voie vers cette connaissance reste toujours l’amour. On arrive à connaître l’autre, soi-même et en fait… à ne rien connaître. Rien de ce que l’on peut atteindre par une compréhension rationnelle ou psychologique, mais beaucoup plus par l’essai d’entrer dans le mystère fou et tendre de cet amour qui nous rend silencieux et loquaces, présents et absents, intenses…, et le tout de l’autre peut devenir notre tout aussi. Nous aimerons de manière spéciale, mais aussi universelle, la création entière se transformant en un même tableau sur lequel nous sommes nous aussi peints dans les couleurs choisies par Celui qui connaît toutes les nuances de chacun.
Et nous serons toutes les raisons de l’autre, une existence fusionnant avec un présent qui fera le souvenir sans automne, une jeunesse qui renaîtra toujours comme un semis de la terre dorée de la mort et de la résurrection. Nous vivrons dans le siècle de l’autre, sans siècle de solitude et nous sacrifierons tout avec un courage que seulement l’amour peut nous souffler dans l’oreille brouillée par les chuchotements amers de ceux qui ne peuvent le comprendre.
Ensuite, nous le reconnaîtrons en profondeur…, dans cette profondeur de nos relations, chacune dirigeant nos cœurs et nos regards dans la même direction. Nous n’allons pas le cacher, car il ne va pas nous laisser. Il va toujours attirer notre attention sur le fait que nos actes sont en lien avec lui et que, en commençant avec les petites choses, nous réaliserons aussi les grandes, qu’il mérite toute notre attention, et que nous ne devons pas avoir peur de le projeter dans la viede chacun de nos instants.
L’amour nous ressuscite, nous éduque à aimer avec sagesse nos enfants et à connaître leur jeu le plus apte à nous faire sourire … ; il découvre notre talent qui déterminera les jeunes à nous montrer et à se montrer à eux-mêmes ce qu’ils peuvent réellement changer pour le mieux ; il nous rend humbles jusqu’à aimer les plus dépravés du même pardon que Jésus a aimé. Chacun d’entre nous garde en soi un enfant aux questions duquel personne ne répond ; un adolescent voulant conquérir toute la beauté du monde, faisant aussi quelques fautes dans sa recherche. Mais n’oublions pas…, le Christ reste toujours près de nous et nous réconforte et prend soin de nous comme un père… Cherchez-Le… et vous Le trouverez !