publicat in Lettre Pastorale pe 1 Juin 2014, 18:56
Le Saint-Esprit, « qui procède du Père », qui est Un de la Sainte Trinité, vient dans le monde, après l’Ascension aux cieux du Christ Ressuscité des morts, pour engendrer et fonder l’Église, pour sanctifier et illuminer tout homme qui vient dans le monde, en lui faisant connaître le Christ. Lui, le Saint-Esprit, vient consoler nos âmes blessées par le péché, assoiffées d’amour, nous faisant apparaître le Christ blessé et mort pour nos péchés qu’Il a pris sur Lui, mais ressuscité et monté à la droite du Père, et nous élevant avec Lui. Le Saint-Esprit, celui qui dès le commencement a donné la vie au monde, vient pour nous créer à nouveau selon l’image du Ressuscité. Cette image du Ressuscité, nous la recevons dans l’Église par le Baptême, par la Chrismation avec le Saint et Grand Chrême, et par la Sainte Communion. Ainsi, le Saint-Esprit fait de nous un temple de la Très Sainte Trinité, Il fait de chacun d’entre nous un porteur de la grâce et de l’amour divins, de ses dons très précieux : « ... l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Gal. 5, 22-23). C’est tout cela que nous recevons en partage lorsque nous menons le bon combat du Christ.
Comme le Seigneur Lui-même l’avait promis à ses Apôtres, en disant : « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père » (Jean 15, 26), le Saint-Esprit est descendu sur les disciples du Sauveur, les revêtant avec cette « puissance d’en haut » (cf. Luc 24, 49) qui en a fait des vrais témoins de Dieu, en action et en parole, envers les hommes. Il s’agit, en fait, de l’accomplissement de la pensée de Dieu depuis des siècles, qui se découvre à nous par l’incarnation de son Fils Premier-né et par son Ascension et son siège « à la droite du Père », qui ont conduit la nature humaine à la place et la dignité qui lui étaient réservées dès la création.
En ce jour, nous célébrons la descente du Saint-Esprit « qui est partout présent et qui emplit tout », non seulement sur les Apôtres, mais sur nous tous, qui par le Baptême avons reçu une nouvelle naissance à l’état et la dignité que nous venons de mentionner. Car Dieu, afin de nous délivrer de la mort éternelle que nous avons reçue « par contagion » à la chute de nos ancêtres Adam et Ève, et qui nous a été transmise, par la chair, de génération en génération, a disposé pour nous une seconde naissance, par l’Esprit. Car Il le dit lui-même : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit » (Jean 3, 6). Le saint Apôtre Paul nous dit : « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » (Gal. 5, 19-21). C’est pourquoi nous dit le Seigneur : « si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3, 5), parce que « C'est l'esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. » (Jean 6, 63). Et l’Apôtre Paul ajoute : « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n'est pas contre ces choses » (Gal. 5, 22-23).
L’un des stichères des Vêpres de la fête nous dit : « Tout est donné par le Saint-Esprit : Il est la source des prophéties, Il consacre les prêtres, confère la sagesse aux illettrés, transforme en théologiens de simples pêcheurs ; Il accomplit toute l’œuvre de l’Église ». Toute cette multitude de dons se répand sur tout le peuple chrétien, en procurant la sainteté, la sagesse, la parole inspirée par Dieu et l’accomplissement, pour devenir épouse parée de splendeur de l’Époux qui a donné sa vie pour elle : le Christ. C’est pourquoi la voix de « l’épouse » – l’Église – résonne à travers les siècles, en appelant le nom de son Époux (cf. Ap. 22, 17), avec la certitude qu’elle a reçue par les prophètes (cf. 2, 32) en disant « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Actes 2, 21). C’est pourquoi, cette brève prière « Kyrie, eleison », que nous entendons et nous répétons à chaque Liturgie, est en fait si importante, étant, pour tous ceux qui la prononcent à tout moment du jour ou de la nuit, une vraie source de Salut.
† Le Métropolite Joseph, de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
† L’Évêque Silouane, de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Italie
† L’Évêque Timothée, de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Espagne et du Portugal
† L’Évêque Vicaire Marc Nemțeanul
† L’Évêque Auxiliaire Ignatie Mureșanul