La Théophanie

publicat in Homélies et sermons pe 7 Janvier 2014, 17:20

Prologue d’Ochrid de Saint Nikolaï évêque d’Ochrid

Quand le Seigneur Jésus eut vécu trente ans depuis Sa naissance en la chair, Il commença Son enseignement et son œuvre de salut. Il en marqua le commencement-même par Son Baptême au Jourdain. St Cyrille de Jérusalem dit : « Le commencement du monde – l’eau ; le commencement de l’Evangile – le Jourdain. »

Au Baptême du Seigneur dans l’eau, le mystère qui avait été annoncé dans l’Ancien Testament et raconté sous forme de conte en Egypte et en Inde, fut révélé – le mystère de la Sainte trinité de Dieu. Le Père Se révéla Lui-même au sens de l’ouïe, l’Esprit au sens de la vue et le Fils, bien au-delà de ceux-ci, au sens du toucher. Le Père témoigna de Son Fils, le Fils fut baptisé dans les eaux, et le Saint Esprit, sous forme de colombe, plana au-dessus des eaux. Et quand Jean Baptiste rendit témoignage au Christ et dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn. I, 29), et quand il immergea le Seigneur dans le Jourdain et Le baptisa, ce furent à la fois la mission du Christ dans le monde et la voie de notre salut qui y furent révélées. C’est-à-dire : le Christ prend sur Lui le péché de la race humaine dans son entier. Il en meure (l’immersion) et ressuscite (en remontant hors de l’eau), et nous-mêmes  devons mourir au vieil homme pécheur et nous relever, purifiés, régénérés et nés à nouveau. C’est le Sauveur et c’est la voie du salut. La fête de la Théophanie est aussi appelée « Illumination » car il nous est donné dans le Jourdain un Dieu qui nous illumine en Se révélant comme Trinité, consubstantielle et indivisible. C’est une chose. L’autre chose est que chacun de nous baptisé dans l’eau est illuminé par le Père des lumières, par les mérites de Son Fils et la puissance du Saint Esprit.

(Trad.de la version de Mother Maria par Anne Monney)