publicat in Page des enfants pe 8 Décembre 2013, 05:33
Chers enfants,
Voici une histoire qui pourrait s’apparenter à un conte des mille et une nuits mais… véridique !
« Nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux » (II Co.V,1), dit l ‘Apôtre Paul, rempli de discernement. Tout notre travail sur terre n’a que ce seul but : lutter de toutes nos forces pour parvenir à cette demeure éternelle, non faite de mains d’homme et qui est aux cieux.
Un roi des Indes, Gundafor, décida de se construire un magnifique palais, comme on n’en avait jamais vu de pareil sur terre. Quand son envoyé, Havan, chercha des artisans qualifiés capables de construire un tel palais pour le roi, il arriva, par la Providence divine, qu’il rencontrât l’Apôtre Thomas, qui leur dit qu’il était habilité pour réaliser un tel travail et que personne ne pourrait édifier, pour le roi ce qu’il désirait, sans son aide à lui, Thomas. Par conséquent Thomas reçut une grosse somme d’or du roi pour construire ce palais. Dès qu’il fut hors de la présence du roi, Thomas donna tout l’or aux pauvres. Au bout de deux ans, le roi envoya des serviteurs pour demander à Thomas si le palais était prêt, comme on le construisait à quelque distance de la capitale. Thomas répondit : « Tout est prêt sauf le toit », et il demanda un peu plus d’argent au roi, ce qui lui fut accordé. Thomas à nouveau donna tout aux pauvres et continua à parcourir le royaume, en accomplissant sa propre tâche, qui était de prêcher l’Evangile.
Le roi découvrit que Thomas n’avait même pas commencé à construire le palais, le saisit et le jeta en prison. Cette nuit-là, le frère du roi mourut, et le roi fut frappé de chagrin. Un ange emporta l’âme du défunt pour la transporter au Paradis, et lui montra un magnifique palais tel qu’aucun homme ne pût l’imaginer. L’âme du défunt désira entrer dans le palais, mais l’ange lui dit qu’il ne le pouvait pas, car c’était le palais que l’Apôtre Thomas avait construit pour son frère, avec les aumônes qu’il lui avait données. Ensuite l’ange rendit l’âme du défunt à son corps. Quand l’homme revint à lui, il dit au roi, son frère : « Jure que tu me donneras tout ce que je te demanderai. » Et le roi le jura. Son frère lui dit alors : « Donne-moi le palais que tu as au ciel. » Le roi fut stupéfait, et douta grandement qu’il puisse y avoir un tel palais au ciel, mais, quand son frère lui eût tout expliqué, il fut convaincu et relâcha immédiatement Thomas de prison. Quand ils entendirent des lèvres-mêmes de l’Apôtre les paroles du salut et de la vie éternelle, le roi et son frère furent les deux baptisés. Le roi donna de lui-même des aumônes supplémentaires, afin qu’il puisse se construire au ciel un palais encore plus magnifique.
« Prologue d’Ochrid » de Saint Nikolaï de Zija (Trad. de la version de Mother Maria)
Nous pouvons comparer ce récit à celui du Trompeur, du numéro précédent.
Voyez vous-même toute la différence : ici, St Thomas ne trompe pas le prince Gundafor. Il fait deux bonnes œuvres, l’une en faisant la charité aux pauvres – à la place du prince – et l’autre en lui préparant ainsi le plus beau des palais dans le Royaume des Cieux. Un palais éternel qui ne passera pas comme ceux de la terre et dont il pourra jouir indéfiniment.
Joyeux Noël à vous tous !
Une idée : vous qui allez recevoir des cadeaux, peut-être pourriez –vous chercher comment en donner à un enfant qui n’en recevra pas du tout…et construire ainsi un palais au ciel à ceux qui vous en donnent, non ?
Anne Monney