publicat in Homélies et sermons pe 7 Octobre 2013, 17:51
A considérer
St Nikolaï Velimirovic, Prologue d’Ochrid
La très Sainte Mère de Dieu apparaît souvent à de saints hommes au moment où une quelconque nécessité se fait sentir, afin de les fortifier dans leur ascèse, de les guérir d’une maladie ou de leur révéler un mystère. Deux apparitions de ce genre et en quelque sorte similaires, eurent lieu à la Grande Lavra sur la Sainte Montagne, d’une part à St Jean Kukuzelis1, et d’autre part à St Grégoire2, à différentes époques.
Pendant que l’Acathiste du Grand Carême était chanté, Jean était très fatigué et il s’assit sur une chaise près de l’icône de la Mère de Dieu. Assis là il s’endormit. A ce moment-même lui apparut dans une splendeur céleste la Toute Pure et elle lui dit : « Salut Jean ! Chante, et n’arrête pas de chanter ; et pour cela je ne te laisserai jamais. » A ces mots, elle mit dans la main de Jean une pièce d’or. Quand il s’éveilla de ce rêve, il se trouva serrant la pièce d’or dans sa main. Des miracles comparables eurent lieu après celui-là, toujours en relation avec l’icône de la Mère de Dieu et la pièce d’or qu’elle lui avait donné.
La deuxième apparition concerne le moine Grégoire. Comme Kukuzelis, lui-même chantait à l’église. Le Patriarche Kallistos avait institué la pratique, pendant la Liturgie de Saint Basile, de chanter. « Toute la création se réjouit en toi… » à la place de « Il est digne et juste en vérité… » Son successeur, le Patriarche Philotheos, l’avait coupé, et disait, par mesure de brièveté, que « Il est digne » devait toujours être chanté. Une fois, cependant, aux Vigiles de la Théophanie, en présence du Patriarche Georges d’Alexandrie, Grégoire chanta « Toute la création… ». Immédiatement après, La Toute Pure lui apparut, comme elle l’avait fait avec Kukuzelis, et lui mit une pièce d’or dans la main en disant : « Je te suis très reconnaissante de ce que tu as chanté en mon honneur ». Ainsi, à partir de ce moment-là, la pratique fut de toujours chanter « Toute la création… » à la place de « Il est digne… » quand la Liturgie de St Basile était célébrée.
Trad. de la version de Mother Maria, Anne Monney