En éveil dans le champ de blé

publicat in Les camps MOREOM pe 16 Septembre 2013, 16:37

Selonla parabole du semeur1, le bien s’agrippe, germe et fait fructifier de manière « décuplée, centuplée »2là où il a trouvé de la bonne terre. Si bonne que la graine puisse être, sans la terre fertile pour germer, le fait qu’elle soit bonne ne sert à rien.

Il en est de même pour les bonnes choses qui arrivent dans notre vie : elles sont souvent ratées, inaperçues pour cause d’indisponibilité, d’indifférence, d’égoïsme, etc. Et alors, qu’est-ce qui rend en effet cette graine fructueuse en sachant très bien que la nature de l’homme est penchée vers les mauvaises choses depuis sa jeunesse3uk muslim dating sitesmost popular christian dating appwho is denise richards dating nowhttps://apostolia.eu/index.php/free-dating-site-for-disabled/, car tout vient de Dieu, le Donateur des biens, aussi bien célestes et terrestres pour ceux qui Le servent. Une question de choix finalement.

Le camp de tradition et de spiritualité orthodoxe organisé cette année à Busteni et qui a rassemblé environ 140 enfants de 6 et 17 ans n’est qu’un témoignage évident de disponibilité de l’homme envers les bonnes choses.

Je n’ai pas pu me garder de comparer tout ce rassemblement d’enfants avec le champ de blé de Dieu sur lequel il faut veiller, dont on doit prendre soin pour que l'ivraie ne grandisse pas ou pour que les graines d’ivraie ne donnent pas des fruits mais qu’elles s’effacent pour laisser grandir le blé. Ce qu’offre ce genre de camps, ce ne sont pas seulement des ateliers où les enfants arrivent à découvrir  certains dons qu’ils peuvent avoir (certains découvrent qu’ils ont du talent pour la peinture, pour la musique ou pour la danse), mais surtout ils apprennent à alterner tous ces travaux habituels de la vie de tous les jours avec la prière, qui n’est que la présence de Dieu dans notre vie. Le christianisme est la nature de l’homme, car nous ne sommes pas que chair, mais aussi âme, car nous ne sommes pas que des passagers dans ce monde et donc des mortels, mais nous sommes aussi immortels.

Apprendre à être avec Dieu dans la vie quotidienne signifie apprendre à être naturel. Adam, quand il parlait avec Dieu au Paradis et se réjouissait de sa présence d’une manière permanente, était dans l’état qui correspondait à sa nature. Il n’avait pas besoin de faire des efforts supplémentaires (prosternations, veilles, jeûnes) pour parvenir à parler avec Dieu et il ne considérait pas ça comme hors du commun, pas même comme un miracle.

Le christianisme n’est que le retour à cet état d’Adam selon la nature, dans la Voie que nous montre le Christ,  le nouvel Adam, dans le secret de nos cœurs.8. Ceux qui ont veillé à cette œuvre à Busteni, c’étaient les hiérarques, les prêtres célébrants, les animateurs, tous ensemble serviteurs de cette œuvre de Dieu. Entendu que Les fruits de cette œuvre se verront dans le temps, cela va sans dire. Nous espérons que tous ces enfants à leur tour vont devenir chacun, de graine de blé, pain et breuvage pour ceux qui viendront, tout comme le Christ, Qui est partagé mais Qui ne s’épuise jamais.  

Notes :

1. Mathieu 13, 1-9, 18-23.
2. Mathieu 13, 3-9.
3. Fragment d’une prière de l’Onction des malades.
4. Marc 10, 17-18.
5. Genèse 22, 1.
6. 1 Samuel 3, 10.
7. Isaïe 1, 19.
8. Jean 14, 6.