De vie et d’esprit

publicat in L’évangile au Monastère pe 5 Juin 2013, 09:45

On ne peut atteindre la prière pure que par le repentir. En nous repentant, c’est-à-dire en nous purifaint de toute passion pécheresse, nous devenons peu à peu capables d’entrer dans la lumière divine.

La voie vers la connaissance de Dieu passe avant tout par la foi, l’amour du Christ et le repentir.

Que Dieu vous donne à tous l’esprit du repentir. Pleurez vos fautes, pleurez pour que votre cœur ne se dessèche pas.

Il ne faut jamais se comparer à personne. Chacun de nous, aussi petit soit-il, est grand devant l’Eternel; Dieu établit avec chaque être une relation cordiale et unique.

Quand nous voyons les souffrances de millions d’êtres humains, nous ne pouvons pas rester insensibles. Par quels moyens pouvons-nous les servir? Dans la perspective chrétienne, cette tragédie sur terre est la conséquence de la désobéissance. Adam a cherché l’état divin, la vie éternelle en rompant le lien avec son Père et créateur. Le Christ-Homme, le premier dans l’histoire de l’humanité, est allé sur le Golgotha; il a choisi la mort la plus douloureuse pour briser cette malédiction. Décider de suivre le Christ, c’est s’exposer à la souffrance. C’est inévitable! Dans la mesure où nous sommes une cellule du grand corps de l’humanité depuis la création du monde et où la vie cosmique passe par nous, nous vivons la tragédie de l’humanité comme notre propre tragédie.

S’il n’y a pas de résurrection, les chrétiens sont les plus malheureux du monde, dit saint Paul. Pourquoi? Parce que l’amour du Christ est, dans ce monde, toujours crucifié. Notre vie sera une souffrance incessante, jusqu’à ce que le monde soit sauvé dans son entier.

C’est parce que « Dieu est amour », et non parce que cela facilite une carrière terrestre, qu’on devient chrétien. Dans la vie chrétienne, nous ne sommes heureux qu’à cause du Christ, que par la conscience qu’il est la vérité, et pour nulle autre raison.

Un jour, un homme de passage au Mont Athos posa cette question à plusieurs startsi: « Qu’est-ce qui importe le plus dans notre vie ? » A chaque fois, on répondit: « C’est l’amour divin; aimer Dieu et son prochain ». Il dit: « Je n’ai pas d’amour, ni pour la prière, ni pour Dieu, ni pour les autres. Que faire ? » Et puis, de lui-même, il décida: « Je vais faire comme si j’avais cet amour. » Trente ans plus tard, l’Esprit-Saint lui a donné la grâce de l’amour.

Archimandrite Sophrony