publicat in L’évangile au Monastère pe 7 Mai 2013, 07:17
Le Christ, par Sa Résurrection, ce n’est pas un fleuve, ni un canal, qu’Il nous a fait traverser, Il nous a fait traverser un abîme qu’il était impossible à l’homme de traverser tout seul. Il nous a fait passer de la mort à la vie. Maintenant tout est joie, grâce à la Résurrection de notre Christ. As-tu vu, maintenant, au printemps, les chevreaux qui sautent sur l’herbe, tètent un peu leur mère, puis sauvent de nouveau ? C’est de cette manière que nous devrions, nous aussi, sauter, sous l’effet d’une joie indicible pour la résurrection du Seigneur et la nôtre.
A chacune de tes peines, à chacun de tes échecs, concentre-toi en toi-même et récite, tout lentement, le tropaire :
Célébrons la mise à mortde la mort, la destruction de l'enfer ; c'est le début d’une vie nouvelle éternelle ; dansant d'allégresse, chantons Celui qui en est l'auteur, Lui le seul béni et Dieu de nos Pères, au-dessus de toute gloire.
Tu verras alors que l’événement le plus considérable dans ta vie comme dans la vie du monde s’est déjà produit. C’est la Résurrection du Christ, notre salut. Tu prendras alors conscience que le contretemps qui t’arrive est de trop peu d’importance pour pouvoir changer ton humeur.
Père Porphyre, Anthologie de conseils