Pivoine, ô pivoine,
Irrésistiblement
Où s’enfouir le visage…
Si ample, tendre et profonde
Comme le sein d’une mère
Où rien n’est plus doux
De reposer la tête
Pivoine, ô pivoine,
Quel Émerveillement…
D’abord petite boule
De feuilles drues serties
Emprisonnée tu sembles
Doucement tu les pousses :
Force de l’éclosion !
Miracle du volume
Double, triple, plus encore
Ô Épanouissement
Comme une voile au vent
Offrande est ta corolle
Aux si nombreux pétales
Que tu courbes la tête…
Lourd pompon devenue
Dans coupe d’eau alors
Comme un grand nénuphar
Ta fleur se repose
Et s’ouvre plus encore
Jusqu’à montrer son cœur
Des yeux ravissement…
Mais tu restes princesse
À la senteur voilée
Qui surprend et qui charme
Et ne lasse jamais
Chez pareille beauté
Parmi toutes les autres
Qui se fait préférer.
Anastassia – Printemps 2019