La plasticité de l’être humain

publicat in Théologie et science pe 17 Mars 2019, 15:02

Quelques résultats récents des sciences médicales en lien avec les significations spirituelles dans la pensée patristique de l’Orient chrétien

De ses mains expertes, le potier imprime l’idée dans l’argile. Dans cet effort, celui de donner sans cesse la forme la plus adéquate à son vase, le potier reçoit sans s’en rendre compte la marque du fruit de son travail. Ses paumes acquièrent une sensibilité particulière, et arrivent à embrasser avec soin le mélange d’eau et de terre jaune. Et avec chaque création, son âme acquiert de plus en plus la capacité d’une attention redoublée.

Ici on entrevoit une signification plus large. Par ses actions, l’homme laisse des traces dans la matière du monde, ses propres idées et intentions, sous la forme de créations artistiques ou de réalisations techniques. Mais en même temps, ses efforts et ses expériences au quotidien transforment sa sensibilité et son émotion, son esprit et son intelligence, de sorte qu’au bout d’un moment sa vie même s’en trouve changée. Nous allons voir que tout cela acquiert un sens dans une perspective chrétienne, en s’accomplissant dans la Nativité du Seigneur, lorsque toute l’humanité reçoit dans la Personne du Fils fait homme le plus profond et plus lumineux renouvellement de l’être humain, et la capacité de le faire sien.

L’expérience courante montre que l’exercice change le corps humain. En répétant pendant longtemps des mouvements qui font partie des épreuves de concours, les athlètes renforcent leur musculature. De même, les doigts du pianiste acquièrent – le long des milliers d’heures d’exercice attentif, devant des partitions complexes – une certaine agilité, une sensibilité accrue. Et c’est ainsi aussi que le sculpteur gagne une capacité à distinguer les nervures et les textures des divers fragments de matière.

Pendant les dernières années, les sciences du cerveau et de la performance ont montré comment l’effort et la ténacité mettent leur marque sur celui qui a le courage de les accomplir. On sait bien que la répétition avec attention et la persévérance entraînent une plasticité cérébrale. Celle-ci annonce la possibilité de fixer de nouvelles capacités, dans la vie de chaque personne, de manière voulue et consciente. En fait, les sciences de l’expertise nous avertissent que sans répétition la performance n’existe pas ! Tout cela annonce un potentiel fabuleux de changement qui se trouve à disposition de chaque personne, non seulement dans le domaine de ses capacités physiques, mais aussi dans celui de ses possibilités cognitives, émotionnelles. Ce genre de situations suggèrent le potentiel de renouvellement spirituel de la personne.

La neuroplasticité et le renouvellement de l’esprit

Il a été déjà prouvé depuis longtemps que les efforts cognitifs répétés, les exercices mentaux1, le travail de la mémoire2, le fait de garder un niveau raisonnable de stress ou la pratique de la vie spirituelle3 produisent des changements considérables dans les réseaux neuronaux et dans le fonctionnement cérébral (neuroplasticité). On sait de même que le jeûne détermine l’accroissement du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), ce qui favorise la plasticité cérébrale13. De manière plus générale, chaque expérience entraîne des processus de neuroplasticité4, qui – en fonction des cas particuliers – peuvent influencer de manière négative (ceci est valable, par exemple, dans le cas de la dépression5) ou positive (comme c’est le cas dans la méditation ou la prière6) la qualité de la vie d’une personne.

La psychologie a prouvé que même les expériences moins importantes peuvent exercer des influences sur nos perceptions. Le simple contrôle de l’attention induit des modifications au niveau neuronal, dans le traitement des signaux provenant des stimuli[7]. D’autres résultats suggèrent qu’il est important de faire attention à la simple position du corps. Celle-ci influence le tableau hormonal, étant ainsi de nature à induire une certaine disposition intérieure. Il semble donc fondé de dire que même notre corps peut donner une forme à l’esprit8.

Enfin, les recherches sont allées encore plus en profondeur, montrant que les modifications des dispositions émotionnelles contribuent à la forme de nos raisonnements9 et que la simple répétition mentale d’une action peut améliorer la qualité de son exécution concrète.10

D’autre part, de nombreux résultats indiquent le fait que certaines habitudes peuvent affecter les mécanismes régénératifs du cerveau. On sait que dans le cas d’une personne en bonne santé, dans une région cérébrale appelée le gyrus dentelé (située dans l’hippocampe), naissent entre 500 et 1000 neurones chaque jour, tout le long de la vie. D’une manière remarquable, ce processus ne dépend pas de l’âge. Le maintien de la réserve de cellules souches neuronales, les processus de division et de différenciation sont améliorés par certains comportements et actions[11], étant donc à la portée de la personne. Un exemple pertinent dans ce cas est représenté par le jeûne. Les preuves montrent que le jeûne favorise la naissance des neurones nouveaux à partir des cellules souches neuronales12.

Les expériences de vie et la plasticité de l’expression génétique

La plasticité remarquable de l’être humain, à la suite des expériences, des actions et des habitudes de vie, est dévoilée aussi à un autre niveau. Les résultats de certaines recherches montrent que certaines activités et habitudes peuvent influencer d’une manière décisive certains facteurs qui sont reliés à la longueur et à la qualité de la vie ! Il s’agit de la longueur des télomères, qui sont des formations situées au bout des chromosomes, et qui décident de la qualité des processus de copie cellulaire, ayant un rôle décisif dans le renouvellement des diverses réserves cellulaires et des tissus dans l’organisme. Nous savons aujourd’hui que le stress raccourcit les télomères, pendant que l’expérience de la vie spirituelle, l’exercice de la compassion et les activités physiques soutenues peuvent arrêter leur déclin13.

Enfin, les données de l’épigénétique mettent en évidence une autre facette de la plasticité de l’être humain. Les expériences que nous traversons, la manière dont nous pensons, les émotions que nous vivons, induisent des modifications même au niveau cellulaire, en modifiant l’expression de nos gènes ! La réduction du stress, par exemple, et la pratique de la vie spirituelle peuvent régler l’expression de certains gènes responsables du niveau d’inflammation du corps. Les recherches récentes ont mis en lumière des aspects qui concernent ce processus spectaculaire de plasticité de l’être humain dans les couches biologiques les plus profondes de l’être, au niveau de l’expression génétique.

Où habitons-nous, comment vivons-nous et quelles sont les responsabilités qui en découlent ?

Des résultats comme ceux que nous venons de mentionner sont particulièrement pertinents pour la vie chrétienne, et sont liés et accomplis d’une manière surprenante par l’Incarnation même du Fils de Dieu.

Tout d’abord, il est significatif de noter que tout ce que nous faisons, ce que nous pensons, ce que nous ressentons, la manière de nous rapporter à nos semblables, chaque événements et tous à la fois exercent une immense influence sur notre vie et notre personne. Il s’agit d’une plasticité extraordinaire de l’être humain, la capacité d’enregistrer nos mouvements et nos postures, nos expériences et nos raisonnements, les relations que nous pouvons avoir avec nos semblables et avec le monde, en les imprimant au plus profond de notre être. Tous les plans de l’expérience et de la vie intérieure et sociale sont juxtaposés, s’influencent mutuellement et nous influencent également. Tout cela affecte notre santé, nos dispositions, la longueur et la qualité de la vie, notre esprit et nos émotions, notre manière de comprendre et bien sûr le progrès spirituel.

L’homme ne peut pas éviter les conséquences de ses propres actions. Et c’est ainsi qu’il en arrive à se confronter à une immense responsabilité, personnelle, sociale et politique, qui concerne sa vie, celle de ses semblables et de la cité dont il a la responsabilité. Nous sommes responsables de ce que nous faisons, de la manière dont nous organisons nos communautés et de nos expériences communes, parce que tout cela exerce une influence sur nos dispositions et sur nos semblables.

Sur ces points, nous sommes en parfait accord avec l’expérience des Pères, des saints et des ascètes14. Dans leur ascèse, ceux-ci font attention à leur action et à leur pensée, en surveillant leurs dispositions intérieures, la manière dont ils voient, dont ils se rapportent aux choses, la manière de se tenir, de marcher, de manger et de regarder leurs semblables.

Un don infiniment précieux et une immense responsabilité

Selon les significations de la Révélation, la capacité de l’être humain de s’imprégner des traces des expériences et de son œuvre est liée à un niveau plus élevé. L’homme a été fait selon l’image de Dieu, en vue de la ressemblance avec Lui. C’est pourquoi l’Incarnation du Fils de Dieu en tant qu’homme n’a contraint en rien la nature humaine. L’homme est celui qui est fait selon l’image du Fils, et il a une nature humaine ainsi faite pour qu’Il puisse la revêtir ! À cela, Saint Maxime le Confesseur ajoute le fait que l’homme a reçu de Dieu le don de l’existence, pour que par la bonne existence, en synergie avec Dieu, il puisse acquérir l’existence éternellement bonne.

D’un point de vue théologique, on peut entrevoir ici le fondement et la finalité de la plasticité de l’être constatée jusqu’à un certain point par l’expérience de la performance et par les sciences. L’homme a un être doué de plasticité, pour que sa nature puisse être contenue, sans reste, dans l’hypostase du Fils, lors de l’Incarnation, et qu’Il puisse porter dans l’éternité les fruits de la victoire sur les passions et la vie transfigurée, qu’Il a gagnés par son Incarnation.

C’est pourquoi, de manière inévitable, le fait que nous puissions devenir esclaves des passions ou que nous puissions nous en purifier, à chaque moment de la vie, s’ouvre d’une manière dramatique vers l’éternité. Nous avons reçu un don infiniment précieux et une immense responsabilité. Le don de pouvoir gagner l’éternité à chaque instant et le danger de la perdre aussi vite. « Les œuvres d’efforts et de patience ponctuels s’impriment pour l’éternité dans notre être, ce qui montre sa profondeur où tout reste gravé à jamais, même l’éternité »15. C’est de là que vient le souci de chaque instant de l’ascète pour tous ses faits et ses pensées, parce que par chacun d’entre eux il peut fixer intérieurement une plaie ou une lumière, pour l’éternité.

L’incarnation du Fils de Dieu (théoplastie) et la suprême plasticité de notre être

Dans la perspective de la spiritualité chrétienne, on pourrait dire que la biologie moléculaire ou les sciences médicales nous montrent les traces d’un immense potentiel de renouvellement de la vie. Dans le corps il y a des processus et des structures prêtes à soutenir le renouvellement de l’esprit, le changement des habitudes, la transmission de nouveaux mouvements à l’esprit. Et les multiples formes de plasticité par lesquels l’être humain s’approprie les expériences et les pratiques de la vie sont le côté visible d’une suprême plasticité qui comprend tout, vers laquelle nous sommes appelés : la déification. Et cela devient clairement visible dans l’Incarnation du Fils.

En assumant la nature humaine, une seule fois dans l’histoire et pour l’éternité, le Fils de Dieu Jésus Christ met à l’œuvre de la manière la plus haute, la plus parfaite, toutes les forces de la nature humaine, en l’amenant à l’état d’une plasticité parfaite. C’est ce qu’il fait par sa descente parmi nous. Par conséquent, dans l’événement-même de l’Incarnation, nous voyons la suprême plasticité qui dévoile la vocation de tout : le Fils de Dieu devient terre (eplasthe), en se dévoilant, dans cette théoplastie16, comme étant la Voie vers la suprême plasticité de l’homme, la déification.

Une fois que la nature humaine a été affermie, par l’Incarnation du Fils de Dieu fait homme, étant reçu aussi la force du Baptême en Lui et de la Sainte Eucharistie, l’homme spirituel exerce sur son être une plasticité étendue, en se faisant semblable à Lui, mais en vue d’une éternelle amélioration, cette fois-ci pour l’éternité. Les efforts de l’homme spirituel impriment une nouvelle plasticité à son corps, une habitude de plus en plus marquée du sacrifice pour autrui, en triomphant des passions dans sa sensibilité et ses mouvements. Les efforts spirituels lui offrent aussi une plasticité nouvelle, gravée dans l’émotivité de sa personne, affectée par la cultivation de la charité, manifestée comme possibilité d’un amour qui enveloppe toute la création et les semblables. Enfin, la plasticité de l’effort spirituel s’aperçoit aussi dans la capacité de compréhension toujours plus large et plus profonde, par laquelle il entrevoit, par ses sens purifiés et son raisonnement éclairé de plus en plus par les vertus, les raisons profondes de la Création et la mystérieuse sollicitude de Dieu envers chaque homme. Tout cela élargit l’être de l’homme spirituel à un degré de plasticité de plus en plus compréhensif.

Par conséquent, dans une perspective spirituelle, les efforts de l’homme produisent des changements non seulement dans son corps, dans l’étendue de ce monde et de cette vie. La plasticité mise en évidence par les sciences peut continuer, en fait, par la pénétration dans tout notre être et ses capacités de l’amour de Dieu, d’une bonté infinie et indifférenciée pour tous les hommes, nourrie par sa bonté et son amour envers eux.

Avec cette compréhension, je perçois l’immense don de la vie ; la vie comme chance pour une continuelle transformation, vers une communion de plus en plus parfaite avec Lui et avec mes semblables ; la vie comme étendue et durée destinée aux efforts de graver sa vie humaine parfaite dans ma propre vie ; la vie comme possibilité d’entraînement pour abandonner et confier ma personne à sa Personne. Chaque instant vécu dans l’effort spirituel d’amour et de sacrifice peut être utilisé pour acquérir les fruits éternels de la déification.

Plus encore, Dieu a donné à l’homme la capacité d’effacer, par le repentir, les conséquences de ses propres actions, en le libérant des suites néfastes de la pénétration du mal et de ses effets dans son être. Celui qui se repent reçoit le pardon ; ce qui était gravé en lui est effacé. Ainsi purifié, il peut s’élever à présent au-dessus des conditionnements aveugles de la plasticité biologique, en gagnant, par la grâce des Saints Sacrements, un nouvel élan de l’âme. C’est pourquoi « seul notre repentir, accompli toujours dans le temps, peut effacer les traces éternelles de nos actions dans notre être »17.

On voit ici le don merveilleux reçu par l’homme à l’Incarnation du Fils. Par son œuvre miraculeuse, l’Homme gagne un pouvoir sur la plasticité de son être, et peut effacer en un instant, par le repentir, les mauvaises actions et leurs conséquences gravées en lui, qui autrement y resteraient gravées pour l’éternité. Mais il peut aussi fixer pour l’éternité, par un effort ponctuel, les bons fruits des labeurs spirituels. « Le Dieu incarné », écrit le père Dumitru Stăniloae, « en donnant à ses actions d’homme effectuées une seule fois dans le temps une valeur éternelle, a transmis cette valeur aux actions de tous ses frères dans l’humanité. La personne gagne l’éternité en un instant. »18

C’est pourquoi, dans son effort, le potier peut gagner une compréhension plus profonde du fait que lui-même représente l’argile entre les mains du Créateur, l’argile qui, modelée par son amour, devient un vase dans lequel Celui-ci se verse Lui-même, comme Eau de la vie. Le potier, créature de la terre, amenée à la vie par l’insufflation divine, est la terre appelée à se tremper des larmes du repentir et de la sueur des bons labeurs, afin d’être modelée par les Mains mystérieuses du Créateur. Par sa merveilleuse Incarnation, le Fils a touché la nature humaine, l’a incluse dans son hypostase, en nous faisant tremper dans son amour sacrificiel, pour faire de nous des vases d’élection, capables de se remplir de sa Vie.

Diacre Adrian Sorin Mihalache

Notes :


1. Cf. Chih‑Wei Wu et al., « Exercise enhances the proliferation of neural stem cells and neurite growth and survival of neuronal progenitor cells in dentate gyrus of middle‑aged mice », în Journal of Applied Physiology, vol. 105, nr. 5, novembrie 2008, pp. 1585‑1594.
2. 5 Cf. « Nerve Cell Production Linked to Memory in Humans », în Sciencedaily, 26 août 2010, en ligne à http://www.sciencedaily.com/releases/2010/08/100826113258.htm, consulté le 20 août 2011.
3. Cf. Amar Sahay et al., « Increasing adult hippocampal neurogenesis is sufficient to improve pattern separation », in Nature, nr. 472, 28 avril 2011, pp. 466‑470.
4. Même 30 minutes d’effort peuvent induire un changement dans la fonction cérébrale, et la modification apparue peut durer jusqu’à 20 minutes (Cf. Tomas Ros, et all., « Endogenous control of waking brain rhythms induces neuroplasticity in humans », in European Journal of Neuroscience, 2010; vol. 31 n° 4, p. 770,. DOI: 10.1111/ j.1460-9568.2010.07100.x)
5. Cf. Gaurav Singhal et Bernhard T. Baune, « Microglia: An Interface between the Loss of Neuroplasticity and Depression », in Fronties în Cellular Neuroscience. 8 septembre 2017, vol. 11, art. 270, doi:10.3389/fncel.2017.00270
6. Cf. Britta K. Hölzel et all, « Mindfulness practice leads to increases in regional brain gray matter density », in Psychiatry Research: Neuroimaging, 2011, vol. 191, n° 1, p. 36, DOI: 10.1016/j.pscychresns.2010.08.006
7. Cf.Briggs, Farran et all, « Attention enhances synaptic efficacy and the signal-to-noise ratio in neural circuits », in Nature. 25 juillet 2013, Vol. 499 n° 7459, pp.476-480. DOI: 10.1038/nature12276.
8. Amy Cuddy, Prezență (Présence), Editura Publica, București, 2016, p. 221 sqq.
9. Cf. Najjar et al., « Compassion Fatigue: A Review of the Research to Date and Relevance to Cancer-care Providers », in Journal of Health Psychology, vol. 14, nr. 2, 2009.
10. Cf. Alvaro Pascual-Leone, D. Nguyet et al., « Modulation of muscle responses evoked by transcranial magnetic stimulation during the acquisition of new fine motor skills », in Journal of Neurophysiology, vol. 74, n° 3, septembre 1995, pp. 1037-1045.
11. L’état de sommeil des cellules souches neuronales est nécessaire, dans la mesure où elle évite la multiplication indéfinie des cellules (Cf. Helena Mirasend et al., « Signaling through BMPR‑IA Regulates Quiescence and Long‑Term Activity of Neural Stem Cells in the Adult Hippocampus », in Cell Stem Cell, vol. 7, nr. 1, 2 juillet 2010, pp. 78‑89.
12. Cf. Doris Stangl, Sandrine Thuret, « Impact of diet on adult hippocampal neurogenesis », Genes and Nutrition, n° 4, vol. 4, décembre 2009; pp. 271–282, doi: 10.1007/ s12263‑009‑0134‑5.
13. Un travail traite de ce sujet de façon excellente : Elizabeth Blackburn, Elissa Epel, Miracolul telomerilor. Noua stiinta a pastrarii tineretii (Le miracle des télomères. La nouvelle science de garder la jeunesse), Editura Trei Life Style, București, 2017.
14. Cependant elles se situent, en même temps, très loin des nombreuses propositions culturelles que nous fait la post-modernité. Cela parce que l’habitude de la sobriété ne peut pas s’obtenir par le consumérisme, la profondeur de la réflexion ne peut pas se gagner par une sur-abondance informationnelle, l’auto-contrôle ne peut pas être cultivé en même temps que la stimulation des désirs, et la compassion ne peut s’exercer en même temps que la promotion de la compétition.
15. Pr. Dumitru Stăniloae, Chipul nemuritor al lui Dumnezeu (L’image imortelle de Dieu), Editura Mitropoliei Olteniei, Craiova, 1987, p. 285.
16. Le terme de théoplastie(θεοπλαστια) est assez rare dans la réflexion patristique précoce. Nous le trouvons chez Saint Maxime le Confesseur, qui reprend très probablement cette expression chez Denis l’Aréopagite qui l’utilise en lien avec le fait que le Fils de Dieu devient homme, en assumant la nature humaine (Cf. A Patristic Greek Lexicon, G. W. H. Lampe, Oxford at the Claredon Press, 1961, pp. 629-630).
17. Pr. Dumitru Stăniloae, Chipul nemuritor al lui Dumnezeu (L’image imortelle de Dieu), Editura Mitropoliei Olteniei, Craiova, 1987, p. 285.
18Ibidem.