publicat in Hymnographie et philocalie pe 7 Décembre 2017, 05:11
Ô Roi très-haut, qu’y a-t-il de commun entre Toi et la race miséreuse ? Créateur du ciel, pourquoi venir chez les êtres de la terre ? Es-Tu épris d’une grotte, amoureux d’une crèche ? Vois, pour ta servante il n’y a pas de place à l’auberge ; que dis-je ? pas de place ? Pas même une grotte, car celle-ci est à d’autres. Lorsque Sarah mit au monde un enfant, elle reçut de vastes terres en partage, moi je n’ai pas même une tanière : on m’a prêté cette caverne où Tu as voulu habiter, ô mon petit enfant, Dieu d’avant les siècles. […]
Sauveur, sauve le monde : c’est pour cela que Tu es venu. Restaure toute ton œuvre : c’est pour cela que Tu as brillé devant moi, devant les mages et devant toute la création. Vois : les mages, à qui Tu as manifesté la lumière de ton visage, sont à tes pieds et T’apportent des présent utiles, beaux et très recherchés ; car j’en ai bien besoin, puisque je vais partir pour l’Égypte, et fuir avec Toi et pour Toi, ô mon fils, mon guide, Toi qui m’a créée, Toi qui me fais riche, mon petit enfant, Dieu d’avant les siècles.