« La beauté de Dieu »

publicat in L'évangile au Monastère pe 9 Juillet 2017, 17:06

Le Seigneur avait dit à ses disciples que certains, qui étaient ici, ne goûteraient pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venir en puissance. Six jours après, Il prit Pierre, Jacques et Jean et gravit le Mont Thabor. Il brilla comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Mais les disciples ne purent voir davantage, ou plutôt, incapables de supporter une telle splendeur, ils furent renversés sur la terre. Cependant, selon la promesse du Sauveur, ils avaient vu le Royaume de Dieu, cette lumière divine et mystérieuse, que les grands Grégoire et Basile appellent Divinité. Le grand Basile dit en effet que cette lumière est la beauté de Dieu, contemplée par les seuls saints dans la puissance de l'Esprit divin. C'est pourquoi il dit aussi : « Pierre et les fils du tonnerre virent sur la montagne sa beauté, plus lumineuse que le flamboiement du soleil et ils furent rendus dignes de recevoir par leurs yeux les prémices de sa parousie ».

Le théologien Damascène et Jean à la langue d'or appelèrent cette lumière rayonnement naturel de la Divinité. L'un – Jean Damascène –, en écrivant que le Fils né du Père hors de tout commencement possède hors de tout commencement le rayonnement naturel de la Divinité, et que la gloire de la Divinité devient la gloire du corps. L'autre – Jean Chrysostome – dit que le Seigneur, sur la montagne, apparaissait plus lumineux que Lui-même, quand la Divinité montra son rayonnement.

Saint Grégoire Palamas,
Cent cinquante chapitres physiques, théologiques, éthiques et pratiques, X, ch. 146,
« La Philocalie », Abbaye de Bellefontaine, 2004, vol. B3