La sainte Grande Martyre Marina, Marine ou Marguerite

publicat in Page des enfants pe 1 Août 2016, 15:35

Elle est fêtée le 17 juillet.

Sainte Marina vécut aux IIIe ou IVe siècles Elle était originaire d’Antioche de Pisidie. Ses parents étaient de bonne naissance, mais ils étaient païens. Son père Édésimos était prêtre des idoles. Elle avait perdu dans l’enfance sa mère, aussi, son père la confia à une nourrice. Marina grandit dans le silence de la campagne et devint une ravissante jeune fille. Elle avait une très belle âme.

C’était l’époque où les chrétiens étaient persécutés par les gouverneurs.

C’est à l’âge de douze ans qu’elle apprit à connaître le Christ. Elle aima aussitôt le Seigneur de tout son cœur. Elle se mit à Le confesser sans crainte et souhaita donner sa vie pour le Rédempteur. Elle voulait recevoir le baptême, mais elle ne trouva pas de prêtre. Elle avait entendu dire que si l’on souffrait pour le Seigneur en versant son sang pour Lui, cela remplaçait le saint baptême.

Lorsque son père apprit que sa fille aimait le Christ, il la prit en haine. Alors Marina se tourna complètement vers le Père Céleste.

Sainte Marina avait quinze ans lorsqu’elle se rendit une fois, dans un champ, pour garder les moutons de son père. Elle rencontra en chemin le préfet d’Asie, Olybrios, qui était un persécuteur acharné des chrétiens.

– Il lui demanda : « D’où viens-tu, jeune fille ? De qui es-tu la fille ? Comment t’appelles-tu ? » Sainte Marina répondit avec modestie et ajouta qu’elle était chrétienne et qu’elle appelait le Seigneur son Fiancé céleste.

Le préfet, charmé par sa beauté, avait l’espoir que sainte Marina renoncerait au Seigneur et qu’elle accepterait de se marier avec lui. Mais la fiancée du Christ resta inébranlable. On battit cruellement la jeune chrétienne avec des baguettes garnies d’épines, de sorte que le sang jaillissait à flots de ses blessures profondes. A cette vue le peuple avait pitié. Beaucoup pleuraient tandis qu’elle ne poussait pas un cri.

Le préfet ordonna qu’on la jette alors dans un cachot sombre, enterré, plein de croque-mitaines diaboliques.

Sainte Marina qui souffrait des blessures et qui était exténuée, dit dans sa prière à Dieu :

– « Renouvelle mon âme, guéris mon corps déchiré ! »

Le diable se mit à effrayer la jeune fille. Des coups souterrains retentirent, les murs de la prison se mirent à vibrer. On aperçut dans les ténèbres la flamme d’un serpent infernal. Le serpent hideux et dont la gueule laissait échapper une puanteur horrible était prêt à avaler Marina. La sainte rassembla toutes ses forces et se mit à crier vers le Seigneur ; elle fit son signe de la croix et en un clin d’œil les le ventre du serpent s’enflamma et sainte Marina se vit libre. La terre s’ouvrit ; le serpent disparut dans la géhenne. Une lumière céleste illumina complètement la grande martyre.

Pleine de reconnaissance envers le Seigneur, sainte Marina vit dans une nuée céleste une croix dorée qui brillait d’un éclat éblouissant. Une colombe, blanche comme la neige, était assise sur la croix.

– « Réjouis-toi, Marina, toi qui es la colombe du Christ ! Tu as vaincu un ennemi méchant. Tu iras dans le palais de ton Fiancé céleste avec les vierges sages. »

Une joie indescriptible s’empara du cœur de sainte Marina qui guérit en un clin d’œil. Elle débordait d’amour et de reconnaissance vis-à-vis du Seigneur.

Convoquée à nouveau le lendemain matin devant le gouverneur, ils furent tous stupéfaits de la voir rayonnante de beauté et de santé.

– O Marina – s’exclama le supérieur de la province – vois comme nos dieux se sont souciés de toi : sois reconnaissante aux dieux, offre leur un sacrifice !

– C’est mon Seigneur qui m’a guérie ! – répondit la grande martyre.

Alors elle fut soumise à l’épreuve du feu. Sainte Marina souhaita de tout son cœur recevoir le baptême. L’un des bourreaux qui avait entendu la sainte prononcer le mot « eau » s’écria : « Elle a soif, la maudite ; qu’on lui donne à boire ! » On lui apporta aussitôt une immense cuve et on la jeta dedans. La terre se mit à trembler, les cordes qui entouraient le corps de la sainte se dénouèrent, sainte Marina devint lumineuse et une colombe blanche comme le soleil, portant dans son bec un rameau, se mit à descendre lentement sur elle. Ceux qui, dans la foule, étaient chrétiens en secret, virent la colombe. La croix lumineuse se dressa au-dessus de la cuve et on put entendre la voix de la colombe dire : Viens, Marina, pour jouir du repos réservé aux justes ! »

Sainte Marina sortit indemne. Une grande partie de la foule crut dans le Christ :

– Nous aussi nous sommes chrétiens ! Nous sommes prêts à mourir immédiatement pour le Christ !

Le gouverneur prit peur et, furieux il ordonna de décapiter les quinze mille chrétiens, avec sainte Marina. Le Seigneur Lui-même se manifesta. Il venait chercher l’âme de sa fiancée. Marina inclina paisiblement sa tête sous l’épée, tandis que le bourreau devenu subitement chrétien n’osait plus porter sa main sur elle. Sainte Marina lui dit : « Tu n’auras pas part avec moi, si tu tardes à accomplir ce qui t’a été ordonné. »

C’est ainsi que sainte Marina acheva son martyre.

Il y eut un témoin. Théotime était son nom. Il mit par écrit tout ce qu’il avait vu et entendu. Il vint prendre le corps de la martyre et alla l’ensevelir dignement.

Jusqu’à l’époque des Croisades (1204), les reliques de sainte Marina étaient vénérées à Constantinople. Son crâne et une partie de son corps ont été transférés à Venise et sont vénérés aujourd’hui dans l’église Santa-Maria Formosa.

Gloire à Dieu pour tout !

Ce texte a été composé par la moniale Sofia à partir de trois Synaxaires.

Les prénoms Marine et Marguerite sont équivalents. Marine est davantage porté en orient et Marguerite en occident. En grec, le mot « margaritis » signifie « la perle ». On trouve les perles dans les huîtres, dans la mer.