Le saint apôtre Pierre, fêté le 29 juin (avec le saint apôtre Paul)

publicat in Page des enfants pe 20 Juin 2016, 21:29

Saint Pierre est né à Bethsaïda près du lac de Génésareth*. Son père s’appelait Jonas. Il avait un frère, André. Ils exerçaient tous deux le métier de pêcheur. Il avait sa propre barque. Il était marié et vivait à Capernaüm. Il n’était pas particulièrement cultivé et n’avait pas été formé à l’école des rabbins* de l’époque ; mais il avait hérité de ses parents un esprit de piété et de zèle religieux et il ne manquait pas d’aller le samedi à la synagogue* de son village natal.

Très tôt, Pierre et André devinrent les premiers disciples de saint Jean le Précurseur* qui, par son enseignement, les informait sur le Messie, que le peuple juif attendait avec ardeur, conformément aux prophéties de l’Ancien Testament*.

Un jour, saint André rencontra Jésus-Christ que le Précurseur désigna en disant : « Voici l’Agneau de Dieu » (Jn I, 36). Aussitôt André courut vers son frère Pierre et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie, (ce qui signifie le Christ) et il le conduisit vers Jésus. Jésus lui dit : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas*, ce qui signifie Pierre » (Jn I, 42).

Un autre jour, comme Il passait le long de la mer de Galilée, Jésus-Christ vit André et Pierre qui jetaient un filet dans la mer, et il les appela en disant : « Suivez-moi et je vous ferai pêcheurs d’hommes (Matth. 4, 19).

Quelque temps après, Jésus monta dans l’une des barques qui était à Simon-Pierre et de la barque Il instruisait les foules. Puis Il indiqua à Pierre un endroit où jeter le filet. Il y eut tant de poissons pris au filet que saint Pierre tomba aux genoux du Seigneur en lui disant qu’il était indigne, mais Jésus l’encouragea par les mots : « Ne crains point » (Luc 5, 10). Ce fut la première pêche miraculeuse.

L’apôtre saint Pierre est désigné comme le premier sur la liste des douze apôtres*. L’Église lui donnera les titres de « Premier au trône », « Coryphée* ». Saint Pierre était impulsif, spontané et ouvert, mais il tombait de l’enthousiasme dans le découragement, de l’audace dans la peur et de la joie dans la tristesse, tout en restant profondément attaché au Seigneur. Par la suite il s’affermit. Ce n’était pas un chef. Il n’exerçait pas d’autorité contraignante sur les autres disciples. Il prenait simplement la parole au nom de tous les apôtres, interrogeant le Seigneur et recevant ses réponses. Il n’y avait pas de place pour un chef parmi les apôtres. Ils étaient égaux devant le Seigneur. Un jour, interrogé par Jésus-Christ, pour savoir ce que ses disciples pensait de Lui, saint Pierre répondit au nom des Douze : Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » (Matth. 16, 16). Peu après, Jésus-Christ dit à Pierre : « Je te donnerai les clés du Royaume des cieux » (Matth. 16, 19), à savoir le pouvoir d’introduire au royaume des cieux tout homme digne d’y entrer, et d’en écarter tout homme indigne.

Après la Sainte Cène*, tandis que le Seigneur savait qu’Il allait être séparé de ses disciples et qu’Il se trouvait sur le mont des Oliviers, Pierre affirma que quand tous seraient troublés dans leur foi envers Jésus, lui, il ne l'abandonnerait pas. Alors Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit-même, avant que le coq ne chante deux fois, tu m’auras renié trois fois ». Mais Pierre reprit plus fortement : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Matth. 26, 34-35).

Lorsque Jésus-Christ fut arrêté, Pierre le suivit dans la cour de l’archiprêtre où il renia trois fois le Seigneur, comme Celui-ci le lui avait prédit. Mais il se repentit et versa des larmes amères, montrant par là son amour infini pour le Seigneur.

Après la Crucifixion du Seigneur et avant son Ascension au Ciel, Jésus-Christ apparut au lac de Tibériade. Le Christ mangea avec ses disciples et dans un bel échange de paroles avec saint Pierre, Il le rétablit dans sa dignité d'apôtre.

Par la suite, saint Pierre joua un rôle important comme le montrent les Actes des Apôtres*. Il accomplit trois voyages apostoliques, faisant des guérisons miraculeuses et des miracles qui étaient accomplis avec l’aide du Saint-Esprit. Le roi Hérode fit arrêter et jeter Pierre en prison, mais il fut miraculeusement libéré par un ange. Saint Pierre, qui était d’origine juive, n’était pas à l’aise pour pousser les non-juifs à se convertir au Christianisme. C’est cependant par l’intermédiaire de saint Pierre que Dieu permit à ceux-ci, pour la première fois, de devenir chrétiens. Saint Pierre apprit de Dieu à ne regarder aucun homme comme souillé ou impur.

Saint Pierre fut martyrisé à Rome, crucifié, à sa demande, la tête en bas. On lui construisit une belle tombe, vers laquelle un très grand nombre de personnes venues de tout l’empire romain venaient, afin de se prosterner devant ses reliques. Aujourd’hui, au Vatican, il y a un lieu portant l’inscription : Sépulcre du saint apôtre Pierre, avec une niche. A travers un petit vitrage, on peut apercevoir la tombe de l’apôtre Pierre. Et des millions de pèlerins viennent encore prier et se prosterner devant la tombe de celui qui fut un grand apôtre.

Petite vie écrite par la moniale Sofia à partir de l’ouvrage d’Hélène Protopapadakis-Papaconstantinou : « L’apôtre Pierre. Textes et icônes. » Edité à Athènes en 1998.

*Le petit vocabulaire des nouveaux mots :

GENESARETH : c’est l’un des noms du lac de Tibériade, de même que Mer de Galilée. Ce lac est sur le Jourdain.

RABBIN : docteur de la loi juive qui avait des fonctions juridiques et d'enseignement en Palestine. C’est un mot araméen (la langue que parlait le Christ). On le retrouve dans le mot « Rabbi » qui signifie « le Maître ». Il est équivalent dans l’Évangile au mot « scribe ».

SYNAGOGUE : il s’agit de l’édifice consacré au culte juif. Il y en avait dans chaque village. Le Temple de Jérusalem était unique. Les Juifs se rendaient au Temple de Jérusalem pour les fêtes.

SAINT JEAN le PRECURSEUR : Saint Jean Baptiste, qui a baptisé le Christ est souvent appelé « Le Précurseur », parce qu’il annonçait et préparait la venue du Christ. Le mot « précurseur » est un mot latin, qui veut dire « éclaireur », « celui qui court en avant ».

L’ANCIEN TESTAMENT : c’est l’ancienne alliance de Dieu avec l’homme, par laquelle Dieu promet aux hommes pécheurs un Sauveur et les prépare à Le recevoir. L’humanité devait croire en la Promesse et attendre la venue du Sauveur.

CÉPHAS : Pierre en araméen, la langue du Christ.

APÔTRES : Le Christ s’est choisi douze disciples qu’il a Lui-même appelés. C’était un premier cercle autour du Christ. Mais il y avait aussi des femmes, et deux autres cercles d’apôtres : les Soixante-Dix et les Cent-Vingt.

CORYPHEE : celui qui tient le premier rang. Cela vient du mot « tête » en grec.

LA SAINTE CÈNE : le dernier repas du Christ avec les apôtres avant sa Passion (le Grand Jeudi).

LES ACTES DES APÔTRES : on les attribue à saint Luc. Ils sont en quelque sorte la suite de l’Évangile de saint Luc. C’est l’histoire de la communauté chrétienne après l’Ascension du Christ.